Solidarité rurale du Québec

Rapport de recherche: Les migrations ville-campagne et leurs conséquence sur les territoires ruraux du Québec

Une excellente recherche qui permet de saisir les motivations des migrants, les freins à leur établissement, les perceptions des milieux d'accueil et les facteurs de succès pour les accueillir.

 

 

 

Dossier de Solidarité rurale du Québec sur les produits du terroir

« Le secteur des aliments de niche occupe 4% de parts de marché et représente des revenus de 1 milliard de dollars (Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, 2005). Depuis plusieurs années, Solidarité rurale du Québec reconnaît le potentiel de renouvellement de l’économie des territoires par la mise en valeur des savoir-faire locaux. »

Migration et ruralité

« Le Québec a connu une croissance démographique de l’ordre de 4,85 % entre 1996 et 2005. Cette croissance moyenne positive dissimule de grandes disparités, tant entre les municipalités régionales de comté (MRC) qu’entre les municipalités. Au cours de cette même période (de 1996 à 2005), 44 MRC ont enregistré une décroissance de leur population. Parmi les quelque 1 200 municipalités que compte le Québec, la moitié a connu une baisse démographique. »

« La migration vers les milieux ruraux semble manifester une nouvelle tendance depuis les cinq dernières années. Une analyse portant sur cette période montre l’amorce de ce qui peut devenir une inversion significative de la tendance des mouvements migratoires (voir le tableau 4). Globalement, l’afflux vers les milieux ruraux a augmenté au cours de ces cinq dernières années et a touché, presque dans la même proportion, les différents types de MRC à caractère rural : MRC rurales, MRC rurales avec AR et MRC rurales avec CM. Le solde migratoire globalement déficitaire des milieux ruraux s’est donc nettement inversé durant cette période (1999-2000 et 2004-2005), particulièrement dans les milieux ruraux situés en dehors des zones métropolitaines. »

Migration et néo-ruralité

« Consultez les documents de Solidarité rurale du Québec, un rapport de recherche et explorez un site afin de mieux comprendre la problématique de la démographie et le phénomène des migrations ville-campagne. Découvrez les réalisations des villages de même que les parcours de plusieurs néoruraux qui contribuent activement à la vie rurale au Québec. Repérez parmi les programmes, les publications ou les liens d’intérêt les ressources susceptibles d’aider à planifier l’accueil et l’intégration de nouveaux résidents. Consultez les divers projets mis de l’avant pour promouvoir et favoriser la migration de même qu’informer de la réalité des milieux ruraux. »

Les villages du Québec doivent réagir pour assurer leur survie

Quand Solidarité rurale tient conférence, c'est pour redéfinir le monde rural en s'appuyant sur des acquis, certes, mais surtout en proposant des solutions qui le maintiendront viable tout en étant un modèle de développement réussi. Le monde rural doit demeurer un acquis fort pour le Québec.

Ils étaient des centaines à se rendre à Drummondville pour la 15e conférence nationale de Solidarité rurale. La semaine dernière, du mercredi au vendredi, ils s'étaient donc rassemblés sous une bannière audacieuse: «Chambardement global: la réplique du monde rural».

Et ils n'étaient pas là pour faire la seule défense des acquis, mais plutôt pour informer que, dans un monde en transformation, la tentation de simplement s'opposer à tout ce qui n'était pas là hier encore doit faire place à d'autres mesures, imposées par la nécessité de devoir innover. Ils seront donc, ces campagnards et villageois, des acteurs de changement et non des défenseurs des mesures conservatrices.

En ouverture, Jacques Proulx, le président de Solidarité rurale du Québec, avait d'ailleurs nettement désigné le défi auquel sont confrontés ces citoyens du Québec: «Le statu quo n'est plus tenable et les ruraux doivent se tenir debout et répliquer aux chambardements.»

Comprendre la migration: différents articles sur le sujet

Trois enquêtes du groupe Ipsos et un dossier de Solidarité rurale du Québec pour saisir le phénomène de la néoruralité.

Comprendre la migration

Le portrait de Solidarité rurale du Québec sur l'état de la ruralité, sur les migrations ville-campagne et la néoruralité et un rapport de recherche couvrant notamment les motivations des migrants urbains, les perceptions du monde rural de même que les caractéristiques et les attentes des communautés d'accueil.

"Néo-ruraux" : les citadins s'installent à la campagne

La presse se fait fréquemment l’écho de ces citadins qui désirent vouloir s’installer à la campagne ou qui franchissent effectivement le pas. Mais on s’interroge plus rarement sur l’opinion des territoires qui les accueillent effectivement. Dans cette enquête, Ipsos interroge des maires de communes rurales sur leurs attentes, leurs regards et leurs attitudes face à ce mouvement de fond.

"Néo-ruraux" : portrait des citadins venus s'installer à la campagne

Ipsos a interrogé les maires de communes rurales, leurs concitoyens, et les néo-ruraux eux-même, afin de recueillir leur perception d'un phénomène qui tend à s'amplifier.

Les citadins s'installent à la campagne

Après avoir sondé les maires de communes rurales sur le phénomène des citadins actifs qui viennent s'installer à la campagne, Ipsos mène une enquête "miroir" auprès des néo ruraux afin d'avoir leur propre ressenti : opinions et attitudes des "néo-ruraux".

Trois sites pour faciliter le retour en région

Migration rurale du Québec

Vous songez à changer de rythme, de cadre de vie et à vous établir en milieu rural ? Ce site vous propose des pistes de réflexion et vous suggère comment procéder, où aller, qui contacter, bref par où commencer afin de concrétiser ce projet de vie.

Place aux jeunes du Québec

Place aux Jeunes a pour mission de lutter contre l’exode et d’influencer la migration des jeunes qualifiés au profit de l’ensemble des régions du Québec. Ses principaux objectifs sont de : 

  • Prévenir et freiner l’exode des jeunes vers les grands centres urbains;
  • Favoriser et promouvoir l’engagement social des jeunes en région;
  • Promouvoir et faciliter l’intégration professionnelle des jeunes en région;
  • Sensibiliser les jeunes, leur entourage et les acteurs locaux aux impacts de l’exode;
  • Stimuler la création d’entreprises en région.

 
Accro des régions

Le site Accro des régions a pour fonction première de recenser les jeunes qui quittent leur région afin qu'ils conservent un lien avec le lieu d'origine. Il permet de démontrer le dynamisme des régions à ceux qui souhaitent s'y établir et y faire carrière. Le site est également une tribune facilitant la recherche d'emploi des jeunes diplômés en région. En effet, les employeurs à la recherche d'une main-d'oeuvre spécialisée profitent gracieusement de ce canal de diffusion et des services de nos 70 agents de migration répartis à la grandeur du Québec.

Concentration des médias - Le village ne fait plus la « une »

Les gens des régions parlent souvent de «montréalisation» des médias et dénoncent le fait qu’ils se font casser les oreilles avec les bulletins de circulation des principaux axes routiers de la métropole. Pourtant, les régions peuvent compter sur des hebdos bourrés de nouvelles locales. Mais cette information est-elle de qualité? Et est-ce que les grands médias nationaux en font assez en dehors des grands centres? Différents experts ont eu un échange animé sur ces questions lors de la dernière journée de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale.

Les régions doivent stimuler l'entreprenariat

Confrontées à la fermeture d'usines en raison de la concurrence des pays émergents, que doivent faire les différentes régions du Québec? Les habitants doivent-ils se résigner à aller trouver du travail dans la métropole? Doivent-ils voir la délocalisation comme une fatalité? Pas du tout, croient différents acteurs régionaux du milieu des affaires. Les gens doivent plutôt exploiter leurs bonnes idées en démarrant leur entreprise. Et bien sûr, leur collectivité doit les appuyer.

L'entrepreneurship est une solution pour le développement des régions, selon Nathaly Riverin, chercheuse à la Fondation de l'entrepreneurship. «L'OCDE a fait une étude pour déterminer les facteurs de croissance du développement. Le premier est l'innovation; ensuite, la présence de travailleurs qualifiés, l'entrepreneurship et, finalement, la cohésion sociale. Et il est évident que l'innovation sans entrepreneurship est insuffisante pour amener le développement local.»

Biomasse et autonomie énergétique des régions

Pour Francis Allard, ingénieur et président d'Agro Énergie, il ne fait aucun doute que la production d'énergie en région est la voie de l'avenir. Dans le cadre d'un atelier sur les nouvelles énergies comme moyen de développement, il est venu expliquer sa vision et son projet.

«Ma famille est propriétaire d'une ferme maraîchère à Saint-Roch-de-l'Achigan, raconte-t-il, et il devenait de plus en plus difficile de gagner sa vie uniquement avec les fruits et légumes à cause de la présence des produits importés. J'ai donc eu l'idée de cultiver une partie de la terre afin de produire de la biomasse, ce qui pourrait devenir une nouvelle source de revenus.»

Il fallait en premier choisir le type de biomasse, et plutôt que la biomasse végétale, comme le maïs, il a opté pour la biomasse ligneuse. L'essence choisie fut le saule à croissance rapide. «Le saule à croissance rapide est peu connu au Québec, bien que le Jardin botanique en fasse la culture expérimentale depuis 15 ans. Mais en Suède, ça fait plus de 30 ans qu'on en cultive.»

Villes et villages: un territoire en partage

« Le développement d'une région doit reposer sur ce qu'elle fait de mieux »

Même si les enjeux des villes sont souvent différents de ceux des villages et des régions, il n'y a pas lieu de les opposer. C'est l'opinion que Jean-Paul L'Allier, l'ancien maire de Québec, a formulé lors de sa conférence prononcée au congrès de Solidarité rurale sur le thème «Villes et villages: un territoire en partage».

Jean-Paul L'Allier admet d'emblée que, le plus souvent, il y a opposition entre ville et village. «Tout est fait pour opposer les villes et les régions. La vision du territoire est sectorielle. Chaque ministère, chaque organisme a sa propre perception du territoire et il n'y a pas de vision d'ensemble qui pourrait réunir tous les intervenants.»

(...)

Pour éviter pareille erreur à l'avenir, Jean-Paul L'Allier croit qu'il faut apprendre à faire autrement. Et qui dit faire autrement dit aussi penser autrement. «Il n'y a pas de solution d'avenir en creusant et en perpétuant le statu quo.»

Gouvernance du territoire - Un modèle venu du Nord

L'article présente l'expérience du nouveau gouvernement régional du Nunavik (une première au Canada), les forces, les défis et les leçons que nous pourrions tirer de cette forme de gouvernance régionale.

 

 

Néoruralité: un nouveau rapport de recherche de Solidarité rurale du Québec

Au cours de la dernière année, Solidarité rurale du Québec a réalisé trois études de cas sur les transformations des collectivités rurales survenant après l'arrivée de néoruraux. Ces études de cas ont servi à l'élaboration d'un rapport de recherche analysant les effets positifs et négatifs pouvant survenir suite à l'arrivée de nouveaux arrivants.

S'ils sont jeunes ou vieux, biens nantis, impliqués ou non, les conséquences sur le milieu s'exerceront de manières très différentes. Le rapport met en lumière ces différents apports, positifs et négatifs, et met la table pour une réflexion plus vaste sur la planification du développement du territoire.

Comment une région, une municipalité peut-elle éviter une situation de déséquilibre démographique (et conséquemment de déséquilibre économique) et profiter des opportunités que représentent l'arrivée et l'installation de nouvelles populations. Quels sont les aspects importants pour développer l'attractivité d'un territoire et assurer une bonne intégration des néoruraux?

Un rapport de recherche qui aborde succintement les différents aspects d'un phénomène vaste et complexe. Un excellent point de départ pour une réflexion sur la question.

Habiter en milieu rural : des passerelles entre la ville et la campagne

En France, dans la région du Limousin, l'association De fil en réseaux accompagne les nouveaux arrivants et les porteurs de projets qui souhaitent s'installer en milieu rural. Afin de faciliter leurs démarches d'installation, elle a mis sur pied un concept novateur : des logements passerelles. Ce projet a été mis en place pour faciliter l'accès au logement locatif, une ressource rare en milieu rural. Les personnes désirant s'installer ont ainsi accès à des logements ou des maisons pour une période variant de six mois à un an. Cela leur permet de « tester » le territoire, de valider les représentations qu'ils s'en font à prime abord et de développer des réseaux d'affaires et de solidarité en attendant de s'installer de façon permanente. Les nouveaux entrepreneurs peuvent donc se consacrer pleinement à leurs activités en démarrage, plutôt que d'investir beaucoup de temps et de parcourir de longues distances à la recherche d'un logement ou d'une propriété. La demande pour ce genre d'hébergement temporaire étant plus forte que l'offre, l'association tente actuellement de convaincre des propriétaires de l'intérêt pour le territoire d'offrir des locations à plus court terme.

Les activités de l'association De fil en réseaux s'articulent principalement autour de la mise en place de conditions accueillantes dans les villages et de l'accompagnement des nouveaux arrivants : espaces d'essais pour confronter les projets aux réalités du terrain, chantiers d'entraide pour donner un coup de pouce ponctuel à un projet ou à une situation, relais associatifs de proximité pour briser l'isolement, journées de formation ou d'information, aide au réseautage, hébergement temporaire, etc.

Information publiée dans le bulletin "Québec rural" de mai 2008 par Solidarité rurale du Québec.

Hommage à Jacques Proulx

Le 29 février dernier, devant les participants à la Conférence nationale de Solidarité rurale du Québec, Jacques Proulx, fondateur de Solidarité rurale du Québec, a annoncé qu'il ne sollicitera pas d'autre mandat à la présidence de l'organisme, après 17 ans d'implication à la tête de cette coalition (écouter l'annonce). Conscient du temps qui passe comme de celui qui lui reste, il a en effet choisi de retourner à ses terres, à St-Camille en Estrie.

Voici quelques liens qui soulignent l'apport exceptionnel de sa participation au développement du monde rural.

Hommage à Henri-Paul Proulx - Un grand intellectuel dans l'ombre

Dans l’ombre, il est des travailleurs de la lumière qui poursuivent un idéal sans jamais faire trop de bruit, ni demander leur dû. Saviez-vous que monsieur Henri-Paul Proulx a été secrétaire général de l’UPA jusque dans la jeune trentaine ? Qu’il a été le tout premier secrétaire général de Solidarité rurale et que c’est sous sa gouverne que la philosophie visionnaire de l’organisation lui a été impulsée? Voici un de nos grands intellectuels dont l’action et l’intégrité auront guidé toute la vie.

Hommage à Léonard Otis - L'homme de la forêt

Trop peu de Québécois connaissent Léonard Otis. L'hommage que Solidarité rurale vient de lui rendre lors de sa 15e conférence nationale est plus que mérité. Vert comme un if, Léonard Otis, à 84 ans, demeure un infatigable promoteur d'une forêt saine, mais aussi nourricière.

(...)

Ferme forestière

La formule de la ferme forestière n'a pas été inventée par Léonard Otis, bien qu'il demeure son plus ardent promoteur. D'autres avant lui en avaient parlé, comme Esdras Minville dans les années 1930. «Minville disait que le bûcheron plante sa tente là où on a besoin de lui. Et il la replantera ailleurs s'il n'y a plus de travail. Ce ne sont pas des gens fixés au sol. C'est tout le contraire avec une ferme forestière dont on est le propriétaire. Oui, on voudra l'exploiter pour en tirer un salaire. Mais cette forêt est aussi un actif que l'on voudra exploiter de façon à créer une plus-value.»

L'exploitation d'une ferme forestière ne ressemble en rien à l'exploitation forestière traditionnelle. Et cela ne s'apparente pas non plus à la sylviculture puisqu'il n'est pas nécessaire d'ensemencer. Au fond, on prélève de la forêt ce qu'elle nous donne naturellement. «D'une part, on récolte tout le bois perdu, comme les arbres déracinés et les branches brisées par le vent. On ne fait pas de coupe à blanc, mais plutôt une coupe de jardinage. On élimine les arbres moins intéressants et on abat seulement ceux qui sont vraiment arrivés à maturité. Et l'on conserve les plus beaux sujets. Ce sont eux l'avenir de la forêt, ce sont eux qui ensemenceront.»

Ce type d'exploitation forestière peut-elle fournir suffisamment de volume de bois pour être rentable? «Sur une période de 60 ans, on peut récolter trois fois le volume de bois qu'on fait maintenant avec l'exploitation industrielle.» Le principe pourtant est simple. La coupe à blanc d'une forêt donne immédiatement un imposant volume de bois, mais cette forêt mettra 60 ans à se régénérer et ne fournira rien pendant cette période. Au contraire, la ferme forestière fournit tous les ans.

Télétravail: l'exemple de Pinawa au Manitoba

Diversification économique, quand les chevreuils et les entreprises technologiques se côtoient
Par Chakda Yorn, chercheur à Solidarité rurale du Québec

Pinawa, au Manitoba, est une petite communauté de 1450 personnes située à environ 1 h 30 au nord-est de Winnipeg, à la limite d'un parc provincial à la frontière de l'Ontario.

Cette communauté a eu deux morts annoncées.
Pinawa a été établie au début du 20ième siècle pour exploiter une installation hydroélectrique qui fermait en 1951. En 1963, Énergie Atomique Canada Limitée (EACL) y a construit un centre de recherche nucléaire qui employait, dans les meilleures années, près de 1200 personnes. En 1994, EACL décidait de fermer une de ses deux installations canadiennes, Pinawa a écopé. Pour vingt ans encore, environ 200 employés s'occuperont du démantèlement des installations. Cette communauté est donc une « ville monoindustrielle planifiée » typique.

Habituellement, la crise survient avec une atmosphère de défaite, des larmes, des maisons dévalorisées et des déménagements. À Pinawa, la majorité des employés sont restés après l'annonce. Le fédéral a fait sa part en mettant sur pied un bureau de diversification économique qui a fermé, sans résultats, après quelques années. Les anglophones appellent cela le Ah Haa moment, c'est-à-dire une décristallisation collective qui fait comprendre à la communauté qu'elle doit faire elle-même son développement.

Les employés de EACL sont des ingénieurs, des physiciens avec maîtrise et doctorat. La stratégie de diversification économique adoptée repose alors sur les entreprises hi-tech qui s'auto-emploient et qui ont des familles. Cela passe par Internet haute vitesse, installé vers 2001. Un fonds de diversification aide les entrepreneurs qui ont des idées.

Aujourd'hui, à Pinawa, il y a 118 entreprises offrant en Amérique et ailleurs dans le monde des expertises de pointe. Ces entreprises n'ont pas pignon sur rue car ce sont des Self-Employed Familily Entrepreners, installées dans leur sous-sol et qui sont connectées grâce à Internet. Il y a aussi un incubateur industriel pour offrir des espaces de bureau. Il est actuellement impossible d'acheter une maison à Pinawa. De nouveaux lotissements sont aménagés car on veut doubler sa population dans les prochaines années. Le succès attire et Pinawa reçoit des gens de partout, du Canada et d'ailleurs.

Le succès repose sur une vision, une stratégie réaliste qui misent sur ce qu'une communauté a de plus précieux : son capital humain. On tape sur le même clou indépendamment de qui est élu à la mairie, la vision et la stratégie perdurent. À Pinawa, on ne voit pas les entrepreneurs, mais les chevreuils oui, ils s'y promènent librement en grand nombre dans le village. Conte de fées ? Il y a sans doute des apprentissages pertinents pour les communautés : milieu physique d'intérêt, haute vitesse, communauté accueillante, stratégie pour attirer les travailleurs autonomes et les jeunes partis étudier, fonds de développement. Le reste dépend des acteurs.

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