ruralité

L'utilisation d'Internet dans les régions rurales et les petites villes du Canada

Une étude de Statistique Canada sur l'utilisation d'INternet dans les régions rurales.

"En 2005, seulement 58 % des résidents des régions rurales et des petites villes ont accédé à Internet, ce qui est bien inférieur à la moyenne nationale. Cet écart entre les régions rurales et urbaines peut rendre compte de l'interaction d'autres facteurs socioéconomiques ou peut témoigner d'autres effets, notamment de l'accessibilité du service à large bande."

Migration et ruralité

« Le Québec a connu une croissance démographique de l’ordre de 4,85 % entre 1996 et 2005. Cette croissance moyenne positive dissimule de grandes disparités, tant entre les municipalités régionales de comté (MRC) qu’entre les municipalités. Au cours de cette même période (de 1996 à 2005), 44 MRC ont enregistré une décroissance de leur population. Parmi les quelque 1 200 municipalités que compte le Québec, la moitié a connu une baisse démographique. »

« La migration vers les milieux ruraux semble manifester une nouvelle tendance depuis les cinq dernières années. Une analyse portant sur cette période montre l’amorce de ce qui peut devenir une inversion significative de la tendance des mouvements migratoires (voir le tableau 4). Globalement, l’afflux vers les milieux ruraux a augmenté au cours de ces cinq dernières années et a touché, presque dans la même proportion, les différents types de MRC à caractère rural : MRC rurales, MRC rurales avec AR et MRC rurales avec CM. Le solde migratoire globalement déficitaire des milieux ruraux s’est donc nettement inversé durant cette période (1999-2000 et 2004-2005), particulièrement dans les milieux ruraux situés en dehors des zones métropolitaines. »

Le WiMAX en milieu rural

« En fin de semaine, en discutant par courriel avec un lecteur du carnet, j'ai découvert l'histoire exemplaire du village de Saint-Théodore-d'Acton, situé entre St-Hyacinthe et Drummondville, où les gens ont décidé de prendre leur branchement Internet en main. Incapable d'obtenir un service convenable pour desservir les entreprises agricoles du village, ce village de 1500 âmes a décidé de prendre les choses en main et a réalisé la mise en place d'un réseau à large bande WiMAX dans le village depuis bientôt deux ans. »

Quand l’école devient partenaire du développement local

« Au cœur d’un village, l’école s’avère un lieu de rencontres pour les enfants et leurs parents. En plus de sa mission éducative, elle conclut souvent des partenariats avec la municipalité pour offrir aux citoyens des infrastructures sportives, de loisirs, de culture. Des collectivités ont voulu aller plus loin. Devant les défis que pose le dépeuplement de communautés éloignées, l’école de village se transforme maintenant en partenaire du développement local. Étudier les initiatives de partenariats créées par les collectivités pour maintenir et développer la communauté : voilà ce que se propose de faire une équipe de chercheurs de l’Université de Sherbrooke, dans le cadre du projet École éloignée en réseau.  »

[…] « Dans le cadre de la troisième phase (2006-2008) du projet École éloignée en réseau, il est souhaité de voir émerger des pratiques nouvelles, faisant appel aux TIC, pour renforcer les liens entre l’école et la communauté. À ce jour, le cas de la communauté de Saint-Camille en Estrie (école pilote depuis 2002) est éloquent : les liens serrés entre l’école et la municipalité, dans le contexte du déploiement de la fibre optique, suscitent des interactions nouvelles et surtout une forte prise de conscience des leviers offerts par la connectivité pour contribuer au développement local et à l’amélioration de l’environnement d’apprentissage de l’école. »

L'École éloignée en réseau : assurer la survie des petites écoles en région et le développement économique des milieux ruraux

« La fermeture des établissements scolaires et le développement socioéconomique des communautés en région ont porté le CEFRIO à réfléchir à des stratégies et à expérimenter de nouvelles façons de faire pour assurer la survie des petites écoles rurales et maintenir la population dans son milieu en exploitant le plein potentiel des nouvelles technologies. »

Migration et néo-ruralité

« Consultez les documents de Solidarité rurale du Québec, un rapport de recherche et explorez un site afin de mieux comprendre la problématique de la démographie et le phénomène des migrations ville-campagne. Découvrez les réalisations des villages de même que les parcours de plusieurs néoruraux qui contribuent activement à la vie rurale au Québec. Repérez parmi les programmes, les publications ou les liens d’intérêt les ressources susceptibles d’aider à planifier l’accueil et l’intégration de nouveaux résidents. Consultez les divers projets mis de l’avant pour promouvoir et favoriser la migration de même qu’informer de la réalité des milieux ruraux. »

Entente de partenariat rural – Politique nationale de la ruralité 2007-2014

« La Politique nationale de la ruralité 2007-2014 vise à assurer le développement des communautés rurales en misant sur leur diversité et leurs particularités et à garantir l'occupation dynamique du territoire québécois. Grâce à cette politique, les communautés rurales auront à leur disposition des moyens d'intervention souples et adaptés totalisant 280 M$, dont 238 M$ seront gérés par les MRC.  »

La Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois lance son document de consultation publique

Le 10 janvier 2007, la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire (CAAAQ) lançait son document de consultation, intitulé « Agriculture et agroalimentaire : choisir l’avenir »

« L'objectif visé par le document de consultation est de brosser un tableau synthèse susceptible de déclencher et de soutenir la discussion. Ce tableau est conçu de façon à aider les participants à dégager une vision et des lignes directrices ainsi qu'a proposer des choix. »

« Le document de consultation comprend dix chapitres portant sur les besoins alimentaires de la population, la production agricole, le commerce extérieur, la transformation et la distribution alimentaires, les ressources humaines, la santé, l’agroenvironnement, la ruralité et la gouvernance. Chacun de ces chapitres inclut des constats généralement reconnus ou fréquemment avancés, des données qui illustrent des tendances et des questions soumises à la consultation. »

Les villages du Québec doivent réagir pour assurer leur survie

Quand Solidarité rurale tient conférence, c'est pour redéfinir le monde rural en s'appuyant sur des acquis, certes, mais surtout en proposant des solutions qui le maintiendront viable tout en étant un modèle de développement réussi. Le monde rural doit demeurer un acquis fort pour le Québec.

Ils étaient des centaines à se rendre à Drummondville pour la 15e conférence nationale de Solidarité rurale. La semaine dernière, du mercredi au vendredi, ils s'étaient donc rassemblés sous une bannière audacieuse: «Chambardement global: la réplique du monde rural».

Et ils n'étaient pas là pour faire la seule défense des acquis, mais plutôt pour informer que, dans un monde en transformation, la tentation de simplement s'opposer à tout ce qui n'était pas là hier encore doit faire place à d'autres mesures, imposées par la nécessité de devoir innover. Ils seront donc, ces campagnards et villageois, des acteurs de changement et non des défenseurs des mesures conservatrices.

En ouverture, Jacques Proulx, le président de Solidarité rurale du Québec, avait d'ailleurs nettement désigné le défi auquel sont confrontés ces citoyens du Québec: «Le statu quo n'est plus tenable et les ruraux doivent se tenir debout et répliquer aux chambardements.»

Trois sites pour faciliter le retour en région

Migration rurale du Québec

Vous songez à changer de rythme, de cadre de vie et à vous établir en milieu rural ? Ce site vous propose des pistes de réflexion et vous suggère comment procéder, où aller, qui contacter, bref par où commencer afin de concrétiser ce projet de vie.

Place aux jeunes du Québec

Place aux Jeunes a pour mission de lutter contre l’exode et d’influencer la migration des jeunes qualifiés au profit de l’ensemble des régions du Québec. Ses principaux objectifs sont de : 

  • Prévenir et freiner l’exode des jeunes vers les grands centres urbains;
  • Favoriser et promouvoir l’engagement social des jeunes en région;
  • Promouvoir et faciliter l’intégration professionnelle des jeunes en région;
  • Sensibiliser les jeunes, leur entourage et les acteurs locaux aux impacts de l’exode;
  • Stimuler la création d’entreprises en région.

 
Accro des régions

Le site Accro des régions a pour fonction première de recenser les jeunes qui quittent leur région afin qu'ils conservent un lien avec le lieu d'origine. Il permet de démontrer le dynamisme des régions à ceux qui souhaitent s'y établir et y faire carrière. Le site est également une tribune facilitant la recherche d'emploi des jeunes diplômés en région. En effet, les employeurs à la recherche d'une main-d'oeuvre spécialisée profitent gracieusement de ce canal de diffusion et des services de nos 70 agents de migration répartis à la grandeur du Québec.

Les régions doivent stimuler l'entreprenariat

Confrontées à la fermeture d'usines en raison de la concurrence des pays émergents, que doivent faire les différentes régions du Québec? Les habitants doivent-ils se résigner à aller trouver du travail dans la métropole? Doivent-ils voir la délocalisation comme une fatalité? Pas du tout, croient différents acteurs régionaux du milieu des affaires.

Biomasse et autonomie énergétique des régions

Pour Francis Allard, ingénieur et président d'Agro Énergie, il ne fait aucun doute que la production d'énergie en région est la voie de l'avenir. Dans le cadre d'un atelier sur les nouvelles énergies comme moyen de développement, il est venu expliquer sa vision et son projet.

Gouvernance du territoire - Un modèle venu du Nord

L'article présente l'expérience du nouveau gouvernement régional du Nunavik (une première au Canada), les forces, les défis et les leçons que nous pourrions tirer de cette forme de gouvernance régionale.

 

 

Hommage à Jacques Proulx

Le 29 février dernier, devant les participants à la Conférence nationale de Solidarité rurale du Québec, Jacques Proulx, fondateur de Solidarité rurale du Québec, a annoncé qu'il ne sollicitera pas d'autre mandat à la présidence de l'organisme, après 17 ans d'implication à la tête de cette coalition (écouter l'annonce). Conscient du temps qui passe comme de celui qui lui reste, il a en effet choisi de retourner à ses terres, à St-Camille en Estrie.

Voici quelques liens qui soulignent l'apport exceptionnel de sa participation au développement du monde rural.

Hommage à Henri-Paul Proulx - Un grand intellectuel dans l'ombre

Dans l’ombre, il est des travailleurs de la lumière qui poursuivent un idéal sans jamais faire trop de bruit, ni demander leur dû. Saviez-vous que monsieur Henri-Paul Proulx a été secrétaire général de l’UPA jusque dans la jeune trentaine ? Qu’il a été le tout premier secrétaire général de Solidarité rurale et que c’est sous sa gouverne que la philosophie visionnaire de l’organisation lui a été impulsée? Voici un de nos grands intellectuels dont l’action et l’intégrité auront guidé toute la vie.

Hommage à Léonard Otis - L'homme de la forêt

Trop peu de Québécois connaissent Léonard Otis. L'hommage que Solidarité rurale vient de lui rendre lors de sa 15e conférence nationale est plus que mérité. Vert comme un if, Léonard Otis, à 84 ans, demeure un infatigable promoteur d'une forêt saine, mais aussi nourricière.

(...)

Ferme forestière

La formule de la ferme forestière n'a pas été inventée par Léonard Otis, bien qu'il demeure son plus ardent promoteur. D'autres avant lui en avaient parlé, comme Esdras Minville dans les années 1930. «Minville disait que le bûcheron plante sa tente là où on a besoin de lui. Et il la replantera ailleurs s'il n'y a plus de travail. Ce ne sont pas des gens fixés au sol. C'est tout le contraire avec une ferme forestière dont on est le propriétaire. Oui, on voudra l'exploiter pour en tirer un salaire. Mais cette forêt est aussi un actif que l'on voudra exploiter de façon à créer une plus-value.»

L'exploitation d'une ferme forestière ne ressemble en rien à l'exploitation forestière traditionnelle. Et cela ne s'apparente pas non plus à la sylviculture puisqu'il n'est pas nécessaire d'ensemencer. Au fond, on prélève de la forêt ce qu'elle nous donne naturellement. «D'une part, on récolte tout le bois perdu, comme les arbres déracinés et les branches brisées par le vent. On ne fait pas de coupe à blanc, mais plutôt une coupe de jardinage. On élimine les arbres moins intéressants et on abat seulement ceux qui sont vraiment arrivés à maturité. Et l'on conserve les plus beaux sujets. Ce sont eux l'avenir de la forêt, ce sont eux qui ensemenceront.»

Ce type d'exploitation forestière peut-elle fournir suffisamment de volume de bois pour être rentable? «Sur une période de 60 ans, on peut récolter trois fois le volume de bois qu'on fait maintenant avec l'exploitation industrielle.» Le principe pourtant est simple. La coupe à blanc d'une forêt donne immédiatement un imposant volume de bois, mais cette forêt mettra 60 ans à se régénérer et ne fournira rien pendant cette période. Au contraire, la ferme forestière fournit tous les ans.

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