Une excellente recherche qui permet de saisir les motivations des migrants, les freins à leur établissement, les perceptions des milieux d'accueil et les facteurs de succès pour les accueillir.
Une excellente recherche qui permet de saisir les motivations des migrants, les freins à leur établissement, les perceptions des milieux d'accueil et les facteurs de succès pour les accueillir.
Trois enquêtes du groupe Ipsos et un dossier de Solidarité rurale du Québec pour saisir le phénomène de la néoruralité.
Comprendre la migration
Le portrait de Solidarité rurale du Québec sur l'état de la ruralité, sur les migrations ville-campagne et la néoruralité et un rapport de recherche couvrant notamment les motivations des migrants urbains, les perceptions du monde rural de même que les caractéristiques et les attentes des communautés d'accueil.
"Néo-ruraux" : les citadins s'installent à la campagne
La presse se fait fréquemment l’écho de ces citadins qui désirent vouloir s’installer à la campagne ou qui franchissent effectivement le pas. Mais on s’interroge plus rarement sur l’opinion des territoires qui les accueillent effectivement. Dans cette enquête, Ipsos interroge des maires de communes rurales sur leurs attentes, leurs regards et leurs attitudes face à ce mouvement de fond.
"Néo-ruraux" : portrait des citadins venus s'installer à la campagne
Ipsos a interrogé les maires de communes rurales, leurs concitoyens, et les néo-ruraux eux-même, afin de recueillir leur perception d'un phénomène qui tend à s'amplifier.
Les citadins s'installent à la campagne
Après avoir sondé les maires de communes rurales sur le phénomène des citadins actifs qui viennent s'installer à la campagne, Ipsos mène une enquête "miroir" auprès des néo ruraux afin d'avoir leur propre ressenti : opinions et attitudes des "néo-ruraux".
L'Accorderie est le fruit d'une démarche entreprise à la fin des années '90 par la Caisse d'économie solidaire Desjardins et la Fondation St-Roch de Québec. Ces deux organismes fondateurs souhaitaient élaborer et mettre en place des services solidaires afin de répondre aux besoins des personnes en situation de pauvreté ou d'exclusion sociale et favoriser l'organisation de nouvelles formes de solidarité.
Dans le même ordre d'idée, on pourrait mentionner également les "Time Banks" aux États-Unis. Il s'agit de réseaux organisés sur les mêmes principes, mais dont les membres échangent au moyen d'une infrastructure informatique.
Séduction Bois-Francs a pour mission de contrer l’exode des jeunes dans la MRC d’Arthabaska. Le comité est formé d’une vingtaine d’organismes dont le Centre local d’emploi de Victoriaville, la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable, le Cégep de Victoriaville et la Commission scolaire des Bois-Francs. Il réunit donc, autour d’une même table, des gens du milieu de l’éducation, des affaires, du communautaire, de la politique et de l’emploi. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, ces institutions travaillent en concertation pour trouver des solutions novatrices et durables visant à attirer de nouveaux résidents dans les Bois-Francs. Des initiatives sont également mises en branle afin d’inciter les gens à demeurer dans la région. Les actions du comité sont principalement orientées vers les personnes âgées de 15 à 35 ans; celles-ci étant la relève. Cependant, bien que les jeunes soient sa priorité, Séduction Bois-Francs considère toutes les opportunités contribuant à accomplir sa mission.
Fondé en 1997, le Groupe Cible était autrefois connu sous les noms de « comité exode » et « comité Revitalisation Jeunesse ». L’objectif du Groupe Cible est de réunir les partenaires du milieu afin de promouvoir la région de Bécancour | Nicolet-Yamaska pour favoriser la migration des jeunes sur son territoire, et les inciter à s'y installer définitivement.
La problématique du bilan migratoire négatif qu’on associe plus souvent qu’autrement à l’expression « exode des jeunes » est une réalité présente depuis maintenant plusieurs années au Saguenay-Lac-Saint-Jean. En 2004, la Stratégie MigrAction a entrepris de créer les conditions favorables à l’établissement des jeunes dans la région et d'attaquer la problématique du bilan migratoire négatif sous différents angles. L'idée était de passer en mode "solutions" en mettant en œuvre une stratégie globale d’intervention et mobiliser une diversité d'acteurs du développement pour doter leur milieu d’avantages comparatifs, de politiques d’accueil innovatrices. La vision: une région qui vendra ses attraits aux jeunes d’ici et d’ailleurs.
Depuis peu, la stratégie MigrAction fait l'objet d'une entente spécifique entre 36 organismes de la région et le gouvernement pour la période 2007-2012.
La MRC de Coaticook fut l’une des premières au Québec à se doter d’une politique familiale régionale en 1995, sous l'impulsion de la Ville de Coaticook et de son maire, André Langevin. La politique d’alors se voulait un outil visant à reconnaître, encourager et valoriser cette institution qu’est la famille, par une série d’actions concrètes et cohérentes. La version révisée, se veut donc une politique rajeunie, actuelle, ayant pour but d’améliorer de façon continue le mieux-être des familles et favoriser leur épanouissement.
La Ville de Coaticook est également une pionnière au Québec dans le développement d'incitatifs à l'établissement. On peut consulter sur son site Internet les Politiques familiale et d'accès à la propriété et son programme d'encouragment à la construction de logements locatifs.
La ville d'Asbestos a lancé récemment sa nouvelle politique d'accueil. Le projet piloté par la maison des familles Famillaction vise à offrir un accueil personnalisé à tous les nouveaux résidents pour faire connaître les services offerts, les activités tenues et les organismes sur le territoire. Rompant avec la tradition du panier d'accueil, la nouvelle politique veut mettre à l'avant-plan la qualité de l'acceuil des Asbestriens et Asbestriennes en mobilisant la population et les acteurs locaux pour faire valoir les atouts de la municipalité. La ville d'Asbestos a une population de 6977 personnes et a connu hausse de 150 personnes depuis 2006.
PRIMOS à pour objectifs de valoriser les carrières dans le domaine de la santé et des services sociaux, en plus d’encourager les personnes à venir étudier, à s’installer et à travailler dans la région de l’Estrie. PRIMOS aide les étudiants inscrits à un programme de formation en santé à trouver, dès leur première année d’études, des stages et des emplois dans un établissement de santé de l’Estrie. Une fois les études terminées, les finissants accéderont plus facilement aux postes offerts par ces établissements de santé.
En 2004, la ville de Sherbrooke devenait la première « ville regroupée à se doter d’une politique d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes.» Cette politique vient poser les principaux jalons pour permettre aux personnes immigrantes de participer activement au développement économique, démographique, social et culturel de Sherbrooke.
La politique de rurbanisation est née de la volonté d’avoir démarche proactive face aux problématiques que peut engendrer une baisse de la démographie. La vision de la politique est d’améliorer la qualité de vie de la population locale afin d’inciter de nouveaux arrivants à s’établir sur le territoire. En plus de l’attraction de population qui découle de l’étalement urbain et/ou d’un retour vers la campagne, le CLD du Haut-Saint-François et ses partenaires étendent le concept de rurbanisation au maintien de la population actuelle. Les cinq enjeux qui orientent la politique et le plan d’action sont l’offre résidentielle, la diversification économique, les services de proximités, le dynamisme local et la communication.
Les Cercles d'emprunt et les Fonds d'emprunt interviennent au plan du crédit communautaire et du micro-crédit, en offrant une aide financière aux personnes qui n'ont pas accès au réseau de crédit conventionnel, afin de les aider à concrétiser un projet de démarrage d'entreprise ou de travail autonome.
Les Cercles et Fonds privilégient l'autonomie en offrant un soutien personnalisé qui favorise la prise de décision, des ateliers de formation sur la gestion d'une entreprise et de l'information.
Chaque Cercle ou Fonds possède ses particularités : clientèle visée, approche, montant du prêt accordé, etc.
La plupart des Cercles d'emprunt et Fonds d'emprunt font partie du Réseau québécois du crédit communautaire. (Source)
Pour Francis Allard, ingénieur et président d'Agro Énergie, il ne fait aucun doute que la production d'énergie en région est la voie de l'avenir. Dans le cadre d'un atelier sur les nouvelles énergies comme moyen de développement, il est venu expliquer sa vision et son projet.
« Le développement d'une région doit reposer sur ce qu'elle fait de mieux »
Trop peu de Québécois connaissent Léonard Otis. L'hommage que Solidarité rurale vient de lui rendre lors de sa 15e conférence nationale est plus que mérité. Vert comme un if, Léonard Otis, à 84 ans, demeure un infatigable promoteur d'une forêt saine, mais aussi nourricière.
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Ferme forestière
La formule de la ferme forestière n'a pas été inventée par Léonard Otis, bien qu'il demeure son plus ardent promoteur. D'autres avant lui en avaient parlé, comme Esdras Minville dans les années 1930. «Minville disait que le bûcheron plante sa tente là où on a besoin de lui. Et il la replantera ailleurs s'il n'y a plus de travail. Ce ne sont pas des gens fixés au sol. C'est tout le contraire avec une ferme forestière dont on est le propriétaire. Oui, on voudra l'exploiter pour en tirer un salaire. Mais cette forêt est aussi un actif que l'on voudra exploiter de façon à créer une plus-value.»
L'exploitation d'une ferme forestière ne ressemble en rien à l'exploitation forestière traditionnelle. Et cela ne s'apparente pas non plus à la sylviculture puisqu'il n'est pas nécessaire d'ensemencer. Au fond, on prélève de la forêt ce qu'elle nous donne naturellement. «D'une part, on récolte tout le bois perdu, comme les arbres déracinés et les branches brisées par le vent. On ne fait pas de coupe à blanc, mais plutôt une coupe de jardinage. On élimine les arbres moins intéressants et on abat seulement ceux qui sont vraiment arrivés à maturité. Et l'on conserve les plus beaux sujets. Ce sont eux l'avenir de la forêt, ce sont eux qui ensemenceront.»
Ce type d'exploitation forestière peut-elle fournir suffisamment de volume de bois pour être rentable? «Sur une période de 60 ans, on peut récolter trois fois le volume de bois qu'on fait maintenant avec l'exploitation industrielle.» Le principe pourtant est simple. La coupe à blanc d'une forêt donne immédiatement un imposant volume de bois, mais cette forêt mettra 60 ans à se régénérer et ne fournira rien pendant cette période. Au contraire, la ferme forestière fournit tous les ans.