Une excellente recherche qui permet de saisir les motivations des migrants, les freins à leur établissement, les perceptions des milieux d'accueil et les facteurs de succès pour les accueillir.
Une excellente recherche qui permet de saisir les motivations des migrants, les freins à leur établissement, les perceptions des milieux d'accueil et les facteurs de succès pour les accueillir.
« Le Québec a connu une croissance démographique de l’ordre de 4,85 % entre 1996 et 2005. Cette croissance moyenne positive dissimule de grandes disparités, tant entre les municipalités régionales de comté (MRC) qu’entre les municipalités. Au cours de cette même période (de 1996 à 2005), 44 MRC ont enregistré une décroissance de leur population. Parmi les quelque 1 200 municipalités que compte le Québec, la moitié a connu une baisse démographique. »
« La migration vers les milieux ruraux semble manifester une nouvelle tendance depuis les cinq dernières années. Une analyse portant sur cette période montre l’amorce de ce qui peut devenir une inversion significative de la tendance des mouvements migratoires (voir le tableau 4). Globalement, l’afflux vers les milieux ruraux a augmenté au cours de ces cinq dernières années et a touché, presque dans la même proportion, les différents types de MRC à caractère rural : MRC rurales, MRC rurales avec AR et MRC rurales avec CM. Le solde migratoire globalement déficitaire des milieux ruraux s’est donc nettement inversé durant cette période (1999-2000 et 2004-2005), particulièrement dans les milieux ruraux situés en dehors des zones métropolitaines. »
« Consultez les documents de Solidarité rurale du Québec, un rapport de recherche et explorez un site afin de mieux comprendre la problématique de la démographie et le phénomène des migrations ville-campagne. Découvrez les réalisations des villages de même que les parcours de plusieurs néoruraux qui contribuent activement à la vie rurale au Québec. Repérez parmi les programmes, les publications ou les liens d’intérêt les ressources susceptibles d’aider à planifier l’accueil et l’intégration de nouveaux résidents. Consultez les divers projets mis de l’avant pour promouvoir et favoriser la migration de même qu’informer de la réalité des milieux ruraux. »
La Région Limousin est en France une pionnière en matière d’accueil de nouvelles populations. À partir d’un diagnostic économique, social et culturel réalisé en 1987, la région a décidé de faire de l’accueil de nouvelles populations une politique forte. L’idée était de pouvoir bâtir une stratégie qui s’appuyait sur une communication importante, mais aussi sur des soutiens à des gens qui venaient créer de l’activité, qui venaient s’installer en Limousin. Pour mener à bien cette politique d’accueil, la Région Limousin a lancé un appel aux acteurs locaux pour mettre en place des Pôles Locaux d’Accueil pour chacun des territoires (l'équivalent des MRC au Québec). Partenaires privilégiés, les Pôles Locaux d’Accueil sont les véritables acteurs de proximité de l’accueil au plus près du porteur de projet sur le territoire.
Trois enquêtes du groupe Ipsos et un dossier de Solidarité rurale du Québec pour saisir le phénomène de la néoruralité.
Comprendre la migration
Le portrait de Solidarité rurale du Québec sur l'état de la ruralité, sur les migrations ville-campagne et la néoruralité et un rapport de recherche couvrant notamment les motivations des migrants urbains, les perceptions du monde rural de même que les caractéristiques et les attentes des communautés d'accueil.
"Néo-ruraux" : les citadins s'installent à la campagne
La presse se fait fréquemment l’écho de ces citadins qui désirent vouloir s’installer à la campagne ou qui franchissent effectivement le pas. Mais on s’interroge plus rarement sur l’opinion des territoires qui les accueillent effectivement. Dans cette enquête, Ipsos interroge des maires de communes rurales sur leurs attentes, leurs regards et leurs attitudes face à ce mouvement de fond.
"Néo-ruraux" : portrait des citadins venus s'installer à la campagne
Ipsos a interrogé les maires de communes rurales, leurs concitoyens, et les néo-ruraux eux-même, afin de recueillir leur perception d'un phénomène qui tend à s'amplifier.
Les citadins s'installent à la campagne
Après avoir sondé les maires de communes rurales sur le phénomène des citadins actifs qui viennent s'installer à la campagne, Ipsos mène une enquête "miroir" auprès des néo ruraux afin d'avoir leur propre ressenti : opinions et attitudes des "néo-ruraux".
L'Institut de la statistique du Québec est probablement un des meilleurs sites pour avoir un portrait de la situation de la migration au Québec. Quelques liens sont à souligner de manière particulière.
Répartition des sortants selon les trois principales régions de destination entre 2001 et 2006
Ce tableau fait ressortir les trois principales destinations de ceux qui quittent la MRC des Sources. Entre 2001 et 2006, 950 personnes ont quitté le territoire de la MRC. Pendant cette période, le taux de sortie de la MRC est de 6,6%, le taux d'entrée de 6,1% pour un taux net de -0,5% (solde migratoire négatif), soit à peu près les mêmes données qu'entre la période de1996 à 2001.
On peut souligner l'influence marquée de la ceinture montréalaise. Effectivement, parmi les trois principales destinations des sortants, Montréal arrivait première avec une proportion de 40,7%, suivi du Centre-du-Québec avec 25,8% des sortants et la Montérégie avec 10,3%.
Soldes migratoires internes et taux de migration interne par âge
Un fichier Excel qui permet de comparer rapidement l'évolution des soldes migratoires par groupe d'âge et par MRC entre les périodes 1996 à 2001 et 2001 à 2006. Dans le fichier, il faut entrer le numéro de la MRC (numéro 40 pour la MRC des Sources) et une série de graphiques apparaissent.
On y remarque que les soldes migratoires sont positifs pour les 50-64 ans entre 2001 et 2006 comparativement à des soldes négatifs entre 1996 et 2001, que le solde migratoire des jeunes de 20 à 34 ans entre 2001 et 2006 sont toujours négatifs et dans une proportion plus importante qu'entre 1996 et 2001, et que le solde migratoire des jeunes de 0 à 14 ans est toujours positif, mais dans une moins grande proportion qu'entre 1996-2001.
Migration rurale du Québec
Vous songez à changer de rythme, de cadre de vie et à vous établir en milieu rural ? Ce site vous propose des pistes de réflexion et vous suggère comment procéder, où aller, qui contacter, bref par où commencer afin de concrétiser ce projet de vie.
Place aux jeunes du Québec
Place aux Jeunes a pour mission de lutter contre l’exode et d’influencer la migration des jeunes qualifiés au profit de l’ensemble des régions du Québec. Ses principaux objectifs sont de :
Accro des régions
Le site Accro des régions a pour fonction première de recenser les jeunes qui quittent leur région afin qu'ils conservent un lien avec le lieu d'origine. Il permet de démontrer le dynamisme des régions à ceux qui souhaitent s'y établir et y faire carrière. Le site est également une tribune facilitant la recherche d'emploi des jeunes diplômés en région. En effet, les employeurs à la recherche d'une main-d'oeuvre spécialisée profitent gracieusement de ce canal de diffusion et des services de nos 70 agents de migration répartis à la grandeur du Québec.
Séduction Bois-Francs a pour mission de contrer l’exode des jeunes dans la MRC d’Arthabaska. Le comité est formé d’une vingtaine d’organismes dont le Centre local d’emploi de Victoriaville, la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable, le Cégep de Victoriaville et la Commission scolaire des Bois-Francs. Il réunit donc, autour d’une même table, des gens du milieu de l’éducation, des affaires, du communautaire, de la politique et de l’emploi. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, ces institutions travaillent en concertation pour trouver des solutions novatrices et durables visant à attirer de nouveaux résidents dans les Bois-Francs. Des initiatives sont également mises en branle afin d’inciter les gens à demeurer dans la région. Les actions du comité sont principalement orientées vers les personnes âgées de 15 à 35 ans; celles-ci étant la relève. Cependant, bien que les jeunes soient sa priorité, Séduction Bois-Francs considère toutes les opportunités contribuant à accomplir sa mission.
Fondé en 1997, le Groupe Cible était autrefois connu sous les noms de « comité exode » et « comité Revitalisation Jeunesse ». L’objectif du Groupe Cible est de réunir les partenaires du milieu afin de promouvoir la région de Bécancour | Nicolet-Yamaska pour favoriser la migration des jeunes sur son territoire, et les inciter à s'y installer définitivement.
La problématique du bilan migratoire négatif qu’on associe plus souvent qu’autrement à l’expression « exode des jeunes » est une réalité présente depuis maintenant plusieurs années au Saguenay-Lac-Saint-Jean. En 2004, la Stratégie MigrAction a entrepris de créer les conditions favorables à l’établissement des jeunes dans la région et d'attaquer la problématique du bilan migratoire négatif sous différents angles. L'idée était de passer en mode "solutions" en mettant en œuvre une stratégie globale d’intervention et mobiliser une diversité d'acteurs du développement pour doter leur milieu d’avantages comparatifs, de politiques d’accueil innovatrices. La vision: une région qui vendra ses attraits aux jeunes d’ici et d’ailleurs.
Depuis peu, la stratégie MigrAction fait l'objet d'une entente spécifique entre 36 organismes de la région et le gouvernement pour la période 2007-2012.
Migraction ou comment positionner le Saguenay-Lac-Saint-Jean comme un milieu de vie attrayant sur le marché de la migration...
(...) Il faut donc positionner la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean comme un milieu de vie attrayant pour les jeunes d’ici et d’ailleurs, pour la future main d’œuvre qualifiée. On a toujours pensé que la ressource humaine était inépuisable, mais les études sur l’érosion de la main d'oeuvre nous révèlent le contraire. Les entreprises s’arracheront cette m-o qualifiée au cours des prochaines années.
C’est justement ce que propose la Stratégie MigrAction. Créer les conditions favorables à l’établissement des jeunes. Attaquer la problématique du bilan migratoire négatif sous différents angles. Passer en mode solutions en mettant en œuvre une stratégie globale d’intervention. Des acteurs du développement mobilisés qui travaillent à doter leur milieu d’avantages comparatifs, de politiques d’accueil innovatrices. Une région qui vendra ses attraits aux jeunes d’ici et d’ailleurs.
La Stratégie MigrAction propose cinq cibles d'intervention:
La MRC de Coaticook fut l’une des premières au Québec à se doter d’une politique familiale régionale en 1995, sous l'impulsion de la Ville de Coaticook et de son maire, André Langevin. La politique d’alors se voulait un outil visant à reconnaître, encourager et valoriser cette institution qu’est la famille, par une série d’actions concrètes et cohérentes. La version révisée, se veut donc une politique rajeunie, actuelle, ayant pour but d’améliorer de façon continue le mieux-être des familles et favoriser leur épanouissement.
La Ville de Coaticook est également une pionnière au Québec dans le développement d'incitatifs à l'établissement. On peut consulter sur son site Internet les Politiques familiale et d'accès à la propriété et son programme d'encouragment à la construction de logements locatifs.
La ville d'Asbestos a lancé récemment sa nouvelle politique d'accueil. Le projet piloté par la maison des familles Famillaction vise à offrir un accueil personnalisé à tous les nouveaux résidents pour faire connaître les services offerts, les activités tenues et les organismes sur le territoire. Rompant avec la tradition du panier d'accueil, la nouvelle politique veut mettre à l'avant-plan la qualité de l'acceuil des Asbestriens et Asbestriennes en mobilisant la population et les acteurs locaux pour faire valoir les atouts de la municipalité. La ville d'Asbestos a une population de 6977 personnes et a connu hausse de 150 personnes depuis 2006.
PRIMOS à pour objectifs de valoriser les carrières dans le domaine de la santé et des services sociaux, en plus d’encourager les personnes à venir étudier, à s’installer et à travailler dans la région de l’Estrie. PRIMOS aide les étudiants inscrits à un programme de formation en santé à trouver, dès leur première année d’études, des stages et des emplois dans un établissement de santé de l’Estrie. Une fois les études terminées, les finissants accéderont plus facilement aux postes offerts par ces établissements de santé.
En 2004, la ville de Sherbrooke devenait la première « ville regroupée à se doter d’une politique d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes.» Cette politique vient poser les principaux jalons pour permettre aux personnes immigrantes de participer activement au développement économique, démographique, social et culturel de Sherbrooke.
La politique de rurbanisation est née de la volonté d’avoir démarche proactive face aux problématiques que peut engendrer une baisse de la démographie. La vision de la politique est d’améliorer la qualité de vie de la population locale afin d’inciter de nouveaux arrivants à s’établir sur le territoire. En plus de l’attraction de population qui découle de l’étalement urbain et/ou d’un retour vers la campagne, le CLD du Haut-Saint-François et ses partenaires étendent le concept de rurbanisation au maintien de la population actuelle. Les cinq enjeux qui orientent la politique et le plan d’action sont l’offre résidentielle, la diversification économique, les services de proximités, le dynamisme local et la communication.
La politique d'accueil : une action globale conduite avec les territoires
En lançant dès 2002 des « pôles locaux d'accueil », la Région Limousin fait figure de pionnière et commence à inspirer l'action d'autres régions telles que l'Auvergne.
Chaque nouveau recensement de la population française le confirme : le monde rural exerce depuis quelques années un attrait grandissant. Ce phénomène permet de sauver du déclin nombre d'espaces touchés par la désertification et leur ouvre des perspectives de développement pour l'avenir inconcevables auparavant.
Mais pour pouvoir bénéficier de ce renouveau, les régions doivent s'organiser, concevoir des politiques d'accueil et mobiliser les acteurs locaux. Les régions comme les territoires sont en effet loin d'être tous égaux face à cette attractivité de l'espace rural ; et une insertion durable des nouveaux habitants dans l'économie et la société locale nécessite souvent des mesures appropriées d'appui et d'accompagnement.
Approche stratégique d'accueil. Le Limousin a été la première région en France à prendre toute la mesure de l'opportunité que représente l'aspiration des citadins à vivre et travailler à la campagne. Dès la fin des années 90, le conseil régional a commencé à engager une action pionnière en matière d'accueil, alors que l'on décomptait près de 10 000 nouveaux habitants par an s'installant dans la région, après un siècle de baisse continue de population (275 000 entre 1891 et 1999). La Région a d'abord intégré cette préoccupation dans ses politiques sectorielles : accueil d'étudiants, de stagiaires de la formation professionnelle, d'agriculteurs, d'artistes, etc. Elle a également sensibilisé et mobilisé la population autour de cette question, en en faisant une véritable « cause régionale », inscrite au cœur des orientations du contrat de plan État-Région 2000 - 2006. « La question de l'accueil est devenue une façon de réinterroger l'ensemble des enjeux du développement local en Limousin », comme le résume Stéphane Grasser, responsable du service accueil de la Région.
(...) L'impact exact attribuable à ces efforts est difficile à mesurer mais force est de constater qu'aujourd'hui, pour la première fois depuis bien longtemps, le Limousin a vu sa population augmenter en « solde net » avec un gain de 13 000 habitants entre 1999 et 2005.