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Dossier agriculture et réseaux

" Dans les campagnes aussi, demain sera encore plus NTIC ! Nouvelles technologies de l’information et de la communication... tant mieux, mais pourquoi ? Ces technologies sont-elles nouvelles ? Pas forcément. Leur fonctionnement est-il si complexe ou important ? Non. S’agit-il simplement d’internet ? Pas seulement. Mais quelles sont-elles alors, ces NTIC ? Plutôt des technologies communicatives de l’information, parmi lesquelles il faut choisir les plus prometteuses, et où le maître mot s’appelle réseau et la finalité est l’information. Car être bien informé, c’est avoir toute latitude pour décider. "

Un excellent article sur l'utilisation des TIC en agriculture!

L'utilisation d'Internet dans les régions rurales et les petites villes du Canada

Une étude de Statistique Canada sur l'utilisation d'INternet dans les régions rurales.

"En 2005, seulement 58 % des résidents des régions rurales et des petites villes ont accédé à Internet, ce qui est bien inférieur à la moyenne nationale. Cet écart entre les régions rurales et urbaines peut rendre compte de l'interaction d'autres facteurs socioéconomiques ou peut témoigner d'autres effets, notamment de l'accessibilité du service à large bande."

Statistiques sur l'informatisation et l'utilisation d'Internet dans les fermes québécoises et françaises

En 2001, la région de la Mauricie présentait le taux de branchement des exploitations agricoles le plus élevé (33,7 %) alors que l’Estrie fermait la marche avec 23,2 % d’agriculteurs branchés. Le taux de branchement était de 28,5 % dans l'ensemble du Québec (source).

Les chiffres du recencement de 2006 indiquent une hausse de l'utilisation d'Internet. Sur l'ensemble des 30 675 fermes recencées au Québec,  35,5 % des propriétaires naviguaient sur Internet et 29,7% utilisaient la messagerie électronique (source).

Dans les 2812 fermes recensées en Estrie, 31,8 % des propriétaires utilisaient Internet en 2006 et 27,6 % utilisaient la messagerie électronique.

En France, une étude met en perspective l'utilisation que les agriculteurs font d'Internet.

Utiliser Internet pour suivre une formation à distance en agriculture

Il peut parfois être difficile de concilier formation et production agricole. L'utilisation des nouvelles technologies de l'information peuvent faciliter la poursuite des études et la formation continue. Réalisées à distance, quelques formations sont offertes aux agriculteurs selon leurs besoins et leurs disponibilités.

Certaines formations offrent une formule synchrone, c'est-à-dire que les étudiants et le professeur sont présents virtuellement au même moment et communiquent par clavardage ou webcam, alors que d'autres formations se donnent de façon asynchrone, c'est-à-dire que les ressources sont mises à disposition de l'étudiant qui suit sa formation selon ses disponibilités.

Voici une sélection d'établissements scolaires qui offrent des cours à distance:

Dossiers d'information sur l'agriculture

Voici une sélection de sites d'information traitant de l'agriculture.

AGROclic est un site Internet dont le principal objectif consiste à satisfaire les besoins des gestionnaires d’entreprises agricoles en matière d’information. En plus de présenter les actualités agricoles et un calendrier des événements complet, AGROclic comporte une liste de ressources Internet utiles pour les exploitants d’entreprises agricoles.

Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) a pour mission de contribuer à l'innovation, à la performance, à la pérennité et au rayonnement des entreprises des secteurs agricole et agroalimentaire dans une perspective de développement durable. Il met en ligne une variété de ressources.

Le M.A.G. Cultures est un magazine professionnel agricole qui s'adresse aux agriculteurs en grandes cultures.

Le site du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) offre toute une gamme de publications en ligne.

Le Conseil canadien de la gestion d'entreprise agricole (CCGEA) est un organisme national se consacrant exclusivement à l'élaboration et à la distribution d'information spécialisée en gestion agricole au Canada. La vaste gamme de publications du CCGEA, qu'elles prennent la forme de cédéroms, de livres ou de DVD, porte sur des sujets d'intérêt pour les agriculteurs, notamment la biotechnologie, la planification successorale, le marketing, les ressources humaines et les finances.

"Les NTIC en agriculture": un blog sur l'agriculture et les technologies de l'information

image_ntic_agriculturePublié par Christian Gentilleau, ce blog "se veut un point de rencontre entre les différents acteurs du monde agricole : agriculteurs, agro fournisseurs, techniciens, …"

La particularité du site est de traiter des NTIC, les nouvelles technologies de l'information, en lien avec l'agriculture.

Série « les outils Web du travailleur autonome » : Communiquer, gérer et créer efficacement

« Pour ceux qui travaillent à distance, comme travailleur autonome, dans une petite entreprise, et même des plus grandes, voici quelques applications (services Web) que j’utilise très souvent pour collaborer à distance à moindre frais. »

Le WiMAX en milieu rural

« En fin de semaine, en discutant par courriel avec un lecteur du carnet, j'ai découvert l'histoire exemplaire du village de Saint-Théodore-d'Acton, situé entre St-Hyacinthe et Drummondville, où les gens ont décidé de prendre leur branchement Internet en main. Incapable d'obtenir un service convenable pour desservir les entreprises agricoles du village, ce village de 1500 âmes a décidé de prendre les choses en main et a réalisé la mise en place d'un réseau à large bande WiMAX dans le village depuis bientôt deux ans. »

Quand l’école devient partenaire du développement local

« Au cœur d’un village, l’école s’avère un lieu de rencontres pour les enfants et leurs parents. En plus de sa mission éducative, elle conclut souvent des partenariats avec la municipalité pour offrir aux citoyens des infrastructures sportives, de loisirs, de culture. Des collectivités ont voulu aller plus loin. Devant les défis que pose le dépeuplement de communautés éloignées, l’école de village se transforme maintenant en partenaire du développement local. Étudier les initiatives de partenariats créées par les collectivités pour maintenir et développer la communauté : voilà ce que se propose de faire une équipe de chercheurs de l’Université de Sherbrooke, dans le cadre du projet École éloignée en réseau.  »

[…] « Dans le cadre de la troisième phase (2006-2008) du projet École éloignée en réseau, il est souhaité de voir émerger des pratiques nouvelles, faisant appel aux TIC, pour renforcer les liens entre l’école et la communauté. À ce jour, le cas de la communauté de Saint-Camille en Estrie (école pilote depuis 2002) est éloquent : les liens serrés entre l’école et la municipalité, dans le contexte du déploiement de la fibre optique, suscitent des interactions nouvelles et surtout une forte prise de conscience des leviers offerts par la connectivité pour contribuer au développement local et à l’amélioration de l’environnement d’apprentissage de l’école. »

L'École éloignée en réseau : assurer la survie des petites écoles en région et le développement économique des milieux ruraux

« La fermeture des établissements scolaires et le développement socioéconomique des communautés en région ont porté le CEFRIO à réfléchir à des stratégies et à expérimenter de nouvelles façons de faire pour assurer la survie des petites écoles rurales et maintenir la population dans son milieu en exploitant le plein potentiel des nouvelles technologies. »

Communication horizontale et société civile

[…]« Alfonso Gumicio du Communication for Social Change Consortium qui parle de l’importance de "posséder (own) le processus de communication. C’est à dire décider collectivement ce qu’on va communiquer et à qui." Cette notion cardinale d’appropriation se manifeste notamment au niveau des langues. "90% de l’internet n’a aucun sens pour 90% de la population." D’où l’importance de "créer des pages qui ont un sens et sont importantes pour les gens de l’endroit". »

Théorie des réseaux : la diversité (1)

« Les réseaux sont de plus en plus importants, notamment parce les TIC leur permettent d’être plus efficaces. Habitués aux hiérarchies nous avons perdu l’habitude de cette forme pourtant ancienne d’organisation. Saisir certains mécanismes de leur fonctionnement peut nous permettre de mieux évoluer en leur sein, de mieux les comprendre quand nous sommes amenés à participer à leurs activités, à les utiliser ou à les combattre. »

Zevillage: l'accueil de télétravailleurs dans la région de l'Orne

Zevillage est un projet d'accueil d'entreprises et d'indépendants organisés en télétravail dans la région de l’Orne en France.

Zevillage, la commune d'Essay et ses partenaires mettent l'accent sur la qualité de l'accueil des candidats. Différentes mesures sont proposées pour faciliter l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants : le parrainage par un élu/habitant de chaque candidat à l’installation, l’intégration dans les réseaux locaux, le recensement de l'offre immobilière disponible à usage privé et professionnel, la mise à disposition d'un lieu de rencontre avec salle de réunion équipée et la connexion à Internet en vrai haut débit.

Finalement, le Zevillage.net est une mine d’information sur le télétravail.

L'Ariège accueille les solos

"Ariège télétravail accueille les Solos" est un programme de télétravail d'aide à l'installation en milieu rural de travailleurs indépendants, freelance, salariés en emploi télétravail en Ariège Pyrénées.

Le processus d’établissement est facilité par une série de mesures comme un protocole d'accueil de télétravailleurs en Ariège Pyrénées, des partenariats pour faciliter la recherche de logement, un service de parrainage des nouveaux arrivant et un réseau de financeurs possibles pour un projet d'entreprise individuelle.

Le télétravail en entreprise

Le site CyberWorkers offre plusieurs documents traitant du télétravail. Voici d'abord un survol de l'historique du télétravail, des avantages et inconvénients, puis des expériences chez de gros employeurs en France.

Finalement, Home Friday, un projet créé par 6 spécialistes reconnus du télétravail et du travail collaboratif en ligne, est destiné à aider les entreprises à tester la mise en place du télétravail, une journée par semaine pour débuter sans risque. Vous trouverez ici la méthode pour passer progressivement en télétravail et les contacts si vous avez besoin d'accompagnement.

Le télétravail est bon pour le moral

Selon une étude commise par deux psychologues, chercheurs en management de la Penn State University, le télétravail est bon pour l’employé comme pour l’employeur. Les chercheurs ont accompli une méta-étude sur 20 ans de recherches sur ce secteur, compulsant les données de plus de 46 études impliquant plus de 12 000 employés au total pour en conclure que le télétravail augmentait le moral et la satisfaction des employés et diminuait le stress et le turn over.

Selon l’étude, l’un des facteurs le plus important pour la satisfaction des employés est l’autonomie, que le télétravail apporte à un niveau individuel. “Nos résultats montrent que le télétravail a un effet largement bénéfique parce que le réaménagement qu’il implique apporte à l’employé plus de contrôle sur la manière dont il accomplit son travail”, explique Ravi Gajendran, l’un des co-auteur de l’étude. “L’autonomie est un facteur majeur de la satisfaction du travailleur et cela résonne vraiment dans notre analyse. Nous avons trouvé que les télétravailleurs rapportent qu’ils ont une meilleure satisfaction, qu’ils sont moins enclins à quitter leur société, ont moins de stress, améliorent l’équilibre entre le travail et la vie privée et améliorent leurs performances.”

Charlevoix: un portail pour les nouveaux résidents

Un outil bien de son temps vient de voir le jour, grâce à une concertation sans précédent. Futurs résidants? Avec « Charlevoix me voilà », vous êtes à un clic de tout ce que vous devez savoir si l'aventure charlevoisienne vous tente!

 La pénurie de main-d'oeuvre est, sinon présente, imminente. On s'entend pour dire que près de 5000 emplois seront à combler d'ici quelques décennies et que la population actuelle ne suffira pas à la demande. Parmi les pistes de solution, il y a l'immigration. C'est pourquoi les deux MRC et leurs CLD (Centre local de développement), Emploi Québec, Place aux Jeunes, les Services de main-d'oeuvre l'Appui, sous l'impulsion de la Table des directeurs régionaux, ont formé un comité pour la mise en place d'une infrastructure d'accueil pour les nouveaux arrivants.

Le site Internet qui vient d'être mis en ligne se veut un outil de communication entre les organismes de la région et les nouveaux résidants, présents ou en devenir.
« C'est un véritable besoin! Via Place aux Jeunes, on a déjà plus de 600 dossiers ouverts, de jeunes intéressés à s'établir ici. Avec le portail, ils trouveront des réponses à plusieurs de leurs questions, en plus d'avoir accès aux offres d'emploi, aux sites des municipalités, aux formations offertes, avec des références dans chaque onglet pour s'y retrouver et entrer en contact avec les bonnes personnes », explique Lyne Tremblay, agente de migration et coordonnatrice de Place aux Jeunes.

Le télétravail en chiffres

La Telework America Survey indique que les Etats-Unis comptaient 28,8 millions en 2001 (contre 19,6 millions en 1999) soit un cinquième des actifs occupés. Parmi eux, 22% travaillent en pendulaire sur un rythme domicile/bureau variable, 7,5% dans un télécentre, 4,2% dans un bureau satellite de leur entreprise, 24% sont itinérants et un peu plus de 42% à domicile pour une part de leur temps et avec un autre mode de télétravail pour le reste.Le bureau américain des statistiques du travail comptait de son côté en 2001, 19,8 millions de télétravailleurs.

Au Canada, selon le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), on serait passé entre 1993 à 2002 de 600.000 à 1,5 million de télétravailleurs. En 2001, le consultant canadien Ekos a mené un sondage qui estimait que 11% des canadiens travaillaient principalement depuis leur domicile.

La dernière étude européenne sur le sujet date de 2005 et a été réalisée par l’Electronic Commerce and Telework Trends et l’institut économique allemand Empirica.Cette étude estime que le télétravail a crû au rythme de 17 % par an au sein de l'Union européenne sur la période 1994-1999, pour atteindre près de 16 millions de télétravailleurs en 2005 (estimation) dont 6,3 millions de travailleurs réguliers à domicile. Une étude du Groupe Gartner propose des chiffres sensiblement différents et annonce de son côté un peu plus de 20 millions de télétravailleurs en 2005.Les chiffres annoncés pour 2005 sur les cinq principaux pays européens donnent l’Allemagne en tête avec un total de 22,8% de télétravailleurs (dont 7,1% de la population au travail est constituée par des télétravailleurs à domicile), l’Italie avec 14,6% de télétravailleurs (dont 6,3% à domicile), le Royaume-Uni avec 11,2% de télétravailleurs (dont 3,4% à domicile), la France avec 5% de télétravailleurs (dont 1,9% à domicile) et enfin l’Espagne avec 4,9% de télétravailleurs (dont 2,1 à domicile).

 

 

La Stratégie MigrAction au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Migraction ou comment positionner le Saguenay-Lac-Saint-Jean comme un milieu de vie attrayant sur le marché de la migration...

(...) Il faut donc positionner la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean comme un milieu de vie attrayant pour les jeunes d’ici et d’ailleurs, pour la future main d’œuvre qualifiée. On a toujours pensé que la ressource humaine était inépuisable, mais les études sur l’érosion de la main d'oeuvre nous révèlent le contraire. Les entreprises s’arracheront cette m-o qualifiée au cours des prochaines années.

C’est justement ce que propose la Stratégie MigrAction. Créer les conditions favorables à l’établissement des jeunes. Attaquer la problématique du bilan migratoire négatif sous différents angles. Passer en mode solutions en mettant en œuvre une stratégie globale d’intervention. Des acteurs du développement mobilisés qui travaillent à doter leur milieu d’avantages comparatifs, de politiques d’accueil innovatrices. Une région qui vendra ses attraits aux jeunes d’ici et d’ailleurs.

La Stratégie MigrAction propose cinq cibles d'intervention:

  • Favoriser une image positive commune de la région, de ses attraits et de ses jeunes .
  • Doter la région de politiques et mesures favorisant l'établissement des jeunes dans la région.
  • Favoriser l'insertion socioprofessionnelle des nouveaux diplômés (l'emploi).»
  • Offrir à un plus grand nombre de jeunes la possibilité de vivre des expériences d'entrepreneuriat individuel, collectif ou coopératif.
  • Favoriser l'implication et la participation sociale des jeunes dans le développement local et régional (développer le sentiment d'appartenance).

 

Politique de télétravail du Conseil du Trésor du Canada

En 1999, le Conseil du Trésor du Canada adoptait sa politique de télétravail. Les objectifs de la politique étaient de "permettre aux employés [de la fonction publique] de travailler à un autre endroit afin de leur permettre de mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie privée tout en continuant de contribuer à l'atteinte des objectifs de l'organisation".

Par cette politique, le Conseil de Trésor reconnaissait les différents avantages reliés au télétravail:

"Les organisations qui font preuve de souplesse en milieu de travail afin de répondre aux besoins professionnels, personnels et familiaux de leurs employés peuvent en tirer plusieurs avantages, dont les suivants :

  • un avantage concurrentiel permettant d'attirer et de maintenir en poste des personnes hautement qualifiées;
  • moins de stress et de conflits chez les employés;
  • accroissement de la productivité et baisse de l'absentéisme;
  • satisfaction et motivation accrues des employés;
  • un milieu de travail plus satisfaisant;
  • capacité de répondre aux besoins liés à l'emploi des membres des groupes désignés, eu égard à l'équité en matière d'emploi.

Les répercussions des régimes de travail souples ne se limitent pas aux seuls avantages que retire l'organisation, mais peuvent se faire sentir sur le développement d'une société viable. Ainsi, les occasions de réduire la congestion des voies de circulation, la pollution de l'air et d'appuyer le développement économique régional peuvent se concrétiser au même titre que les objectifs de l'employeur."

Télétravail: l'exemple de Pinawa au Manitoba

Diversification économique, quand les chevreuils et les entreprises technologiques se côtoient
Par Chakda Yorn, chercheur à Solidarité rurale du Québec

Pinawa, au Manitoba, est une petite communauté de 1450 personnes située à environ 1 h 30 au nord-est de Winnipeg, à la limite d'un parc provincial à la frontière de l'Ontario.

Cette communauté a eu deux morts annoncées.
Pinawa a été établie au début du 20ième siècle pour exploiter une installation hydroélectrique qui fermait en 1951. En 1963, Énergie Atomique Canada Limitée (EACL) y a construit un centre de recherche nucléaire qui employait, dans les meilleures années, près de 1200 personnes. En 1994, EACL décidait de fermer une de ses deux installations canadiennes, Pinawa a écopé. Pour vingt ans encore, environ 200 employés s'occuperont du démantèlement des installations. Cette communauté est donc une « ville monoindustrielle planifiée » typique.

Habituellement, la crise survient avec une atmosphère de défaite, des larmes, des maisons dévalorisées et des déménagements. À Pinawa, la majorité des employés sont restés après l'annonce. Le fédéral a fait sa part en mettant sur pied un bureau de diversification économique qui a fermé, sans résultats, après quelques années. Les anglophones appellent cela le Ah Haa moment, c'est-à-dire une décristallisation collective qui fait comprendre à la communauté qu'elle doit faire elle-même son développement.

Les employés de EACL sont des ingénieurs, des physiciens avec maîtrise et doctorat. La stratégie de diversification économique adoptée repose alors sur les entreprises hi-tech qui s'auto-emploient et qui ont des familles. Cela passe par Internet haute vitesse, installé vers 2001. Un fonds de diversification aide les entrepreneurs qui ont des idées.

Aujourd'hui, à Pinawa, il y a 118 entreprises offrant en Amérique et ailleurs dans le monde des expertises de pointe. Ces entreprises n'ont pas pignon sur rue car ce sont des Self-Employed Familily Entrepreners, installées dans leur sous-sol et qui sont connectées grâce à Internet. Il y a aussi un incubateur industriel pour offrir des espaces de bureau. Il est actuellement impossible d'acheter une maison à Pinawa. De nouveaux lotissements sont aménagés car on veut doubler sa population dans les prochaines années. Le succès attire et Pinawa reçoit des gens de partout, du Canada et d'ailleurs.

Le succès repose sur une vision, une stratégie réaliste qui misent sur ce qu'une communauté a de plus précieux : son capital humain. On tape sur le même clou indépendamment de qui est élu à la mairie, la vision et la stratégie perdurent. À Pinawa, on ne voit pas les entrepreneurs, mais les chevreuils oui, ils s'y promènent librement en grand nombre dans le village. Conte de fées ? Il y a sans doute des apprentissages pertinents pour les communautés : milieu physique d'intérêt, haute vitesse, communauté accueillante, stratégie pour attirer les travailleurs autonomes et les jeunes partis étudier, fonds de développement. Le reste dépend des acteurs.

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