foresterie

Diversité des productions: la ligniculture

réseau ligniculture QuébecLa culture d'espèces ligneuses à croissance rapide comme le saule, le mélèze et le peuplier peuvent être des avenues envisagées pour mettre en valeur des terres ayant un faible potentiel agricole et diversifier les revenus d'une exploitation. Voici un site extrêmement riche qui traite de la ligniculture au Québec et dans le monde.

« Pour répondre aux pressions socio-économiques et à la pénurie anticipée de bois, le ministère des Ressources naturelles du Québec, dans le cadre de son projet de révision de la Loi sur les forêts, est sur le point de se doter d’une politique de rendement accru pour augmenter la possibilité forestière. On parle d’augmenter de 25 % la productivité des forêts au cours des 25 prochaines années par l’intensification de l’aménagement forestier. »

« De tels constats nous amènent donc à penser qu’il faut trouver de nouvelles solutions viables pour pallier à une éventuelle rupture de stock de matière ligneuse tout en favorisant les intérêts culturel, social, environnemental et économique reliés à la présence des forêts au Québec. La ligniculture, ou culture d'essences à croissance rapide sur courtes révolutions, semble présenter une des avenues les plus intéressantes pour réaliser cette commande économique et environnementale. »

« La mission  du réseau ligniculture Québec est de coordonner et de dynamiser les efforts québécois dans le domaine de R&D et du transfert technologique en ligniculture, en collaboration avec les divers partenaires. Après les quatre années de financement, nous envisageons la création d'une coopérative financièrement autonome de R&D universités-gouvernements-industries. »

Diversité des productions: la mise en valeur des plantes indigènes

plante forestièreLes produits forestiers non-ligneux représentent une avenue très intéressante de diversification des revenus tirés des boisés et des forêts. Champignons, huiles essentielles, plantes aromatiques et médicinales cohabitent avec le « bois debout ». Voici un vidéo très inspirant qui permet de nous sensibiliser aux trésors méconnus des espèces qui peuplent les forêts du Québec.

« Fabien Girard est un jeune biologiste ou plutôt, un alchimiste de la forêt boréale. Il s’affaire à extraire de la forêt du Nord du Lac-St-Jean des substances aux arômes et propriétés exceptionnels. »

« Avec son travail acharné, Fabien est en train de révéler au Québec un patrimoine végétal curatif et gastronomique à faire rougir les substances archi-connues du bassin méditerranéen. »

Biomasse: la culture du saule

culture du sauleLa culture du saule possède un potentiel encore méconnu dans la production d'énergie. Francis Allard, de l'entreprise Agroénergie, est venu présenter, lors du dernier Salon de diversification agricole de Saint-Camille, plusieurs des applications du Saule. Le site Internet de l'entreprise met à la disposition de l'internaute une manne d'information sur la culture et les débouchés potentiels du saule.

"Agro Énergie est spécialisé dans le développement commercial des cultures intensives sur courtes rotations. Nous offrons tous les services pour le démarrage d'une plantation de saules à croissance rapide."

Hommage à Léonard Otis - L'homme de la forêt

Trop peu de Québécois connaissent Léonard Otis. L'hommage que Solidarité rurale vient de lui rendre lors de sa 15e conférence nationale est plus que mérité. Vert comme un if, Léonard Otis, à 84 ans, demeure un infatigable promoteur d'une forêt saine, mais aussi nourricière.

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Ferme forestière

La formule de la ferme forestière n'a pas été inventée par Léonard Otis, bien qu'il demeure son plus ardent promoteur. D'autres avant lui en avaient parlé, comme Esdras Minville dans les années 1930. «Minville disait que le bûcheron plante sa tente là où on a besoin de lui. Et il la replantera ailleurs s'il n'y a plus de travail. Ce ne sont pas des gens fixés au sol. C'est tout le contraire avec une ferme forestière dont on est le propriétaire. Oui, on voudra l'exploiter pour en tirer un salaire. Mais cette forêt est aussi un actif que l'on voudra exploiter de façon à créer une plus-value.»

L'exploitation d'une ferme forestière ne ressemble en rien à l'exploitation forestière traditionnelle. Et cela ne s'apparente pas non plus à la sylviculture puisqu'il n'est pas nécessaire d'ensemencer. Au fond, on prélève de la forêt ce qu'elle nous donne naturellement. «D'une part, on récolte tout le bois perdu, comme les arbres déracinés et les branches brisées par le vent. On ne fait pas de coupe à blanc, mais plutôt une coupe de jardinage. On élimine les arbres moins intéressants et on abat seulement ceux qui sont vraiment arrivés à maturité. Et l'on conserve les plus beaux sujets. Ce sont eux l'avenir de la forêt, ce sont eux qui ensemenceront.»

Ce type d'exploitation forestière peut-elle fournir suffisamment de volume de bois pour être rentable? «Sur une période de 60 ans, on peut récolter trois fois le volume de bois qu'on fait maintenant avec l'exploitation industrielle.» Le principe pourtant est simple. La coupe à blanc d'une forêt donne immédiatement un imposant volume de bois, mais cette forêt mettra 60 ans à se régénérer et ne fournira rien pendant cette période. Au contraire, la ferme forestière fournit tous les ans.

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