diversification

Diversité des productions: l'élevage de sangliers

image sanglierLors des journées portes ouvertes de l'UPA, François Bélisle et sa conjointe Lise Chartier ont fait visiter leur ferme laitière et son élevage de sangliers.

Ayant à l'origine une production uniquement laitière, le sanglier aura été une occasion de diversifier leur production avec un marché ayant un fort potentiel d'expansion et une production qui nécessitait peu d'investissements.

« L’élevage des grands gibiers engendre des retombées économiques intéressantes pour l’agriculture québécoise, tout en permettant d’utiliser des sols à faible potentiel agricole et des bâtiments désaffectés. »

« L’élevage du sanglier est celui qui exige le moins d'investissements, tout en étant le plus prolifique et à croissance rapide. Les revenus générés par la vente d’animaux viennent donc plus rapidement que dans les autres espèces de grand gibiers. »
(source)

Le biogaz et la production d'énergie

Éric Camirand, président de l'entreprise Électrigaz, a présenté lors du Salon de diversification agricole de Saint-Camille les avantages et les freins au dévelopement du biogaz au Québec. On peut trouver sur le site Internet de l'entreprise une foule de renseignements sur la production de biogaz comme une calculatrice pour mesurer la production de biogaz à partir de différents substrats.

" Electrigaz est une entreprise spécialisée dans l’étude, la conception et la réalisation de systèmes de biogaz permettant une gestion responsable et profitable des rejets organiques.

Le biogaz est une énergie renouvelable issue de la décomposition naturelle de la matière organique par des bactéries anaérobiques. Ainsi, en extrayant le biogaz on produit une énergie verte et on diminue la charge polluante des rejets organiques.

Tout comme le gaz naturel, le biogaz est composé principalement de méthane et peut s’y substituer pour produire électricité, chaleur, eau chaude, refroidissement ou vapeur.

L’extraction du biogaz offre les avantages suivants :

    * Production d’énergie verte et renouvelable
    * Réduction de la pollution et des gaz à effet de serre
    * Réduction des odeurs et des pathogènes
    * Transformation des rejets/fumiers en fertilisant amélioré

Electrigaz concentre ses activités dans deux principaux secteurs: l’industrie agro-alimentaire et les fermes. Ces entreprises s’intéressent aux systèmes de biogaz pour des raisons très différentes :

    * Pour l’industrie agro-alimentaire, un système de biogaz permet un traitement profitable des résidus de procédé afin de rencontrer les normes environnementales (DBO5) de rejets.

    * Pour l’entreprise agricole, le digesteur permet de transformer le fumier/lisier en un fertilisant naturel de meilleure qualité tout en diminuant les odeurs et la facture énergétique. "

Diversité agricole: production laitière biologique

image semaine verteL'évolution de l'industrie laitière dans les dernières années en amène plusieurs à repositionner leur production pour une agriculture de créneau.

Dans le contexte où la demande pour le lait bio est en pleine croissance et que le marché offre une prime de 10% pour du lait certifié biologique, il peut être intéressant pour les producteurs laitiers d'envisager la conversion.

Voici deux reportages de la Semaine verte qui mettent cependant en perspective les  difficultés qui peuvent attendre ceux qui se lancent dans la production laitière biologique, de même qu'un exemple d'une ferme qui a réussi à relever le défi et qui ne reviendrait pas en arrière!

Diversité des productions: la ligniculture

réseau ligniculture QuébecLa culture d'espèces ligneuses à croissance rapide comme le saule, le mélèze et le peuplier peuvent être des avenues envisagées pour mettre en valeur des terres ayant un faible potentiel agricole et diversifier les revenus d'une exploitation. Voici un site extrêmement riche qui traite de la ligniculture au Québec et dans le monde.

« Pour répondre aux pressions socio-économiques et à la pénurie anticipée de bois, le ministère des Ressources naturelles du Québec, dans le cadre de son projet de révision de la Loi sur les forêts, est sur le point de se doter d’une politique de rendement accru pour augmenter la possibilité forestière. On parle d’augmenter de 25 % la productivité des forêts au cours des 25 prochaines années par l’intensification de l’aménagement forestier. »

« De tels constats nous amènent donc à penser qu’il faut trouver de nouvelles solutions viables pour pallier à une éventuelle rupture de stock de matière ligneuse tout en favorisant les intérêts culturel, social, environnemental et économique reliés à la présence des forêts au Québec. La ligniculture, ou culture d'essences à croissance rapide sur courtes révolutions, semble présenter une des avenues les plus intéressantes pour réaliser cette commande économique et environnementale. »

« La mission  du réseau ligniculture Québec est de coordonner et de dynamiser les efforts québécois dans le domaine de R&D et du transfert technologique en ligniculture, en collaboration avec les divers partenaires. Après les quatre années de financement, nous envisageons la création d'une coopérative financièrement autonome de R&D universités-gouvernements-industries. »

Diversité des productions: la mise en valeur des plantes indigènes

plante forestièreLes produits forestiers non-ligneux représentent une avenue très intéressante de diversification des revenus tirés des boisés et des forêts. Champignons, huiles essentielles, plantes aromatiques et médicinales cohabitent avec le « bois debout ». Voici un vidéo très inspirant qui permet de nous sensibiliser aux trésors méconnus des espèces qui peuplent les forêts du Québec.

« Fabien Girard est un jeune biologiste ou plutôt, un alchimiste de la forêt boréale. Il s’affaire à extraire de la forêt du Nord du Lac-St-Jean des substances aux arômes et propriétés exceptionnels. »

« Avec son travail acharné, Fabien est en train de révéler au Québec un patrimoine végétal curatif et gastronomique à faire rougir les substances archi-connues du bassin méditerranéen. »

Biomasse et autonomie énergétique des régions

Pour Francis Allard, ingénieur et président d'Agro Énergie, il ne fait aucun doute que la production d'énergie en région est la voie de l'avenir. Dans le cadre d'un atelier sur les nouvelles énergies comme moyen de développement, il est venu expliquer sa vision et son projet.

«Ma famille est propriétaire d'une ferme maraîchère à Saint-Roch-de-l'Achigan, raconte-t-il, et il devenait de plus en plus difficile de gagner sa vie uniquement avec les fruits et légumes à cause de la présence des produits importés. J'ai donc eu l'idée de cultiver une partie de la terre afin de produire de la biomasse, ce qui pourrait devenir une nouvelle source de revenus.»

Il fallait en premier choisir le type de biomasse, et plutôt que la biomasse végétale, comme le maïs, il a opté pour la biomasse ligneuse. L'essence choisie fut le saule à croissance rapide. «Le saule à croissance rapide est peu connu au Québec, bien que le Jardin botanique en fasse la culture expérimentale depuis 15 ans. Mais en Suède, ça fait plus de 30 ans qu'on en cultive.»

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