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La récupération du plastique d'origine agricole dans le Val-Saint-François

balle foin"Un projet expérimental en 2007 dans la MRC du Val-Saint-François visant la récupération des plastiques utilisés pour envelopper les ballots de foin. Une initiative de la SGMR du Val-Saint-François, de l'UPA-Estrie, de leurs Syndicats de base, appuyée par la COOP des Cantons de Windsor, par Moulée Vallée de Richmond ainsi que par Gestion Ressources Richer de Sherbrooke."

"Utilisant un système simple de trois points de dépôts (conteneurs), disponibles aux producteurs agricoles entre les mois de mars et juin 2007, 6.04 tonnes de pellicules plastiques ont déjà été récupérées dans la MRC du Val-Saint-François, soit l'équivalent de trois conteneurs bien remplis. Ces conteneurs ont été ensuite acheminés au centre de tri de Gestion Ressources Richer à Sherbrooke pour la mise en ballot de ces plastiques pour finalement être expédiés chez un recycleur de la région de Montréal qui les transformera en granules à utiliser dans la fabrication de nouveaux objets de plastiques, tels des sacs."

Les villages du Québec doivent réagir pour assurer leur survie

Quand Solidarité rurale tient conférence, c'est pour redéfinir le monde rural en s'appuyant sur des acquis, certes, mais surtout en proposant des solutions qui le maintiendront viable tout en étant un modèle de développement réussi. Le monde rural doit demeurer un acquis fort pour le Québec.

Ils étaient des centaines à se rendre à Drummondville pour la 15e conférence nationale de Solidarité rurale. La semaine dernière, du mercredi au vendredi, ils s'étaient donc rassemblés sous une bannière audacieuse: «Chambardement global: la réplique du monde rural».

Et ils n'étaient pas là pour faire la seule défense des acquis, mais plutôt pour informer que, dans un monde en transformation, la tentation de simplement s'opposer à tout ce qui n'était pas là hier encore doit faire place à d'autres mesures, imposées par la nécessité de devoir innover. Ils seront donc, ces campagnards et villageois, des acteurs de changement et non des défenseurs des mesures conservatrices.

En ouverture, Jacques Proulx, le président de Solidarité rurale du Québec, avait d'ailleurs nettement désigné le défi auquel sont confrontés ces citoyens du Québec: «Le statu quo n'est plus tenable et les ruraux doivent se tenir debout et répliquer aux chambardements.»

Concentration des médias - Le village ne fait plus la « une »

Les gens des régions parlent souvent de «montréalisation» des médias et dénoncent le fait qu’ils se font casser les oreilles avec les bulletins de circulation des principaux axes routiers de la métropole. Pourtant, les régions peuvent compter sur des hebdos bourrés de nouvelles locales. Mais cette information est-elle de qualité?

Les régions doivent stimuler l'entreprenariat

Confrontées à la fermeture d'usines en raison de la concurrence des pays émergents, que doivent faire les différentes régions du Québec? Les habitants doivent-ils se résigner à aller trouver du travail dans la métropole? Doivent-ils voir la délocalisation comme une fatalité? Pas du tout, croient différents acteurs régionaux du milieu des affaires.

Biomasse et autonomie énergétique des régions

Pour Francis Allard, ingénieur et président d'Agro Énergie, il ne fait aucun doute que la production d'énergie en région est la voie de l'avenir. Dans le cadre d'un atelier sur les nouvelles énergies comme moyen de développement, il est venu expliquer sa vision et son projet.

Gouvernance du territoire - Un modèle venu du Nord

L'article présente l'expérience du nouveau gouvernement régional du Nunavik (une première au Canada), les forces, les défis et les leçons que nous pourrions tirer de cette forme de gouvernance régionale.

 

 

Hommage à Henri-Paul Proulx - Un grand intellectuel dans l'ombre

Dans l’ombre, il est des travailleurs de la lumière qui poursuivent un idéal sans jamais faire trop de bruit, ni demander leur dû. Saviez-vous que monsieur Henri-Paul Proulx a été secrétaire général de l’UPA jusque dans la jeune trentaine ? Qu’il a été le tout premier secrétaire général de Solidarité rurale et que c’est sous sa gouverne que la philosophie visionnaire de l’organisation lui a été impulsée? Voici un de nos grands intellectuels dont l’action et l’intégrité auront guidé toute la vie.

Hommage à Léonard Otis - L'homme de la forêt

Trop peu de Québécois connaissent Léonard Otis. L'hommage que Solidarité rurale vient de lui rendre lors de sa 15e conférence nationale est plus que mérité. Vert comme un if, Léonard Otis, à 84 ans, demeure un infatigable promoteur d'une forêt saine, mais aussi nourricière.

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Ferme forestière

La formule de la ferme forestière n'a pas été inventée par Léonard Otis, bien qu'il demeure son plus ardent promoteur. D'autres avant lui en avaient parlé, comme Esdras Minville dans les années 1930. «Minville disait que le bûcheron plante sa tente là où on a besoin de lui. Et il la replantera ailleurs s'il n'y a plus de travail. Ce ne sont pas des gens fixés au sol. C'est tout le contraire avec une ferme forestière dont on est le propriétaire. Oui, on voudra l'exploiter pour en tirer un salaire. Mais cette forêt est aussi un actif que l'on voudra exploiter de façon à créer une plus-value.»

L'exploitation d'une ferme forestière ne ressemble en rien à l'exploitation forestière traditionnelle. Et cela ne s'apparente pas non plus à la sylviculture puisqu'il n'est pas nécessaire d'ensemencer. Au fond, on prélève de la forêt ce qu'elle nous donne naturellement. «D'une part, on récolte tout le bois perdu, comme les arbres déracinés et les branches brisées par le vent. On ne fait pas de coupe à blanc, mais plutôt une coupe de jardinage. On élimine les arbres moins intéressants et on abat seulement ceux qui sont vraiment arrivés à maturité. Et l'on conserve les plus beaux sujets. Ce sont eux l'avenir de la forêt, ce sont eux qui ensemenceront.»

Ce type d'exploitation forestière peut-elle fournir suffisamment de volume de bois pour être rentable? «Sur une période de 60 ans, on peut récolter trois fois le volume de bois qu'on fait maintenant avec l'exploitation industrielle.» Le principe pourtant est simple. La coupe à blanc d'une forêt donne immédiatement un imposant volume de bois, mais cette forêt mettra 60 ans à se régénérer et ne fournira rien pendant cette période. Au contraire, la ferme forestière fournit tous les ans.

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