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Mes Sources - Vitrine sur la MRC des Sources, les gens qui l’habitent et les projets qui l’animent
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développement des communautés

Villes et villages en santé: exemples de réalisations et de mobilisation

Par Olivier Brière le 30 mars, 2010 - 14:56.

« Une ville ou un village en santé prend soin de son environnement physique et social et l'améliore continuellement ; il mobilise les ressources de la communauté pour renforcer les capacités de ses citoyens à s'entraider dans les activités courantes de la vie et à réaliser chacun leur plein potentiel. »
Trevor Hancock et Leonard Duhl

Le Réseau Québécois de Villes et Villages en santé a pour mission de promouvoir et de soutenir, à travers tout le Québec, le développement durable de milieux de vie sains. Il mise, pour ce faire, sur les échanges et le partage entre les municipalités, sur l'engagement des décideurs municipaux en faveur de la qualité de vie et sur leur capacité à mobiliser leurs partenaires et les citoyennes et citoyens dans l'action concrète.

Quelque soit le champ d'intervention qui vous intéresse, nos municipalités membres partagent leur expérience avec vous.

Réseau Québécois de Villes et Villages en santé
La section "réalisations de nos membres"
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Financement pour des améliorations communautaires avec le fonds AgriEsprit

Par Olivier Brière le 24 mars, 2010 - 10:50.

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Le fonds AgriEsprit de FAC vise à améliorer la qualité de vie des membres des communautés rurales. Les projets retenus recevront entre 5 000$ et 25 000 $ en financement pour des améliorations communautaires comme de l'équipement pour les services d'urgence, des terrains de jeux, des banques alimentaires et des centres de loisirs.

Processus de demande
Le formulaire de demandes en ligne n'est maintenant plus disponible. Financement agricole Canada commencera à accepter des demandes le 3 mai 2010.

Fonds AgriEsprit
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Le concept de "Parc régional" en France

Par Olivier Brière le 18 février, 2010 - 09:11.

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Les Parcs naturels régionaux sont créés pour protéger et mettre en valeur de grands espaces ruraux habités. Peut être classé “Parc naturel régional” un territoire à dominante rurale dont les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel sont de grande qualité, mais dont l’équilibre est fragile.

Un Parc naturel régional s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine naturel et culturel. (Source)

La capacité d’un Parc naturel régional à protéger la nature réside surtout dans sa capacité à faire respecter, par la concertation, les objectifs de sa Charte définis par ses signataires.

Pour faire respecter sa Charte, l'action d'un Parc naturel régional relève en effet prioritairement de l'information, de l'animation et de la sensibilisation à la richesse patrimoniale de son territoire des personnes y vivant, y travaillant, s'y implantant ou y passant, dans l'objectif de modifier leurs comportements .

La réglementation relève soit de l'Etat soit des communes. Les Parcs formulent en accord avec les collectivités des propositions (réserves naturelles, sites classés, plans de circulations...) (Source)

La Fédération des Parcs naturels régioaux de France
application/pdf icon
Le schéma du fonctionnement participatif d'un Parc
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Financement: le programme de développement des collectivités de Partenariat rural du Canada

Par Olivier Brière le 12 janvier, 2010 - 15:03.

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Le Programme de développement des collectivités est un programme de contributions qui accorde une aide financière limitée à des projets visant à appuyer les régions rurales et nordiques qui veulent obtenir de l'information ou cherchent à avoir accès ou à développer l'expertise, les outils et les processus dont elles ont besoin pour :

  • relever les défis et saisir les possibilités propres aux régions rurales et nordiques;
  • devenir plus concurrentielles en collaborant à un niveau régional, en tirant parti des atouts locaux et en développant le potentiel resté inexploité.

L'aide financière est disponible pour des projets qui répondent à l'objectif du programme et à au moins l'une des priorités des régions rurales et nordiques. Veuillez consulter la section ci-dessous pour vérifier si votre projet répond à l'objectif et aux priorités du programme.

Objectif du programme

L'objectif du programme est d'appuyer les intervenants dans leurs efforts pour :

  • élaborer des activités de collaboration qui mobilisent plusieurs collectivités;
  • perfectionner les connaissances et en effectuer le transfert.

Priorités rurales et nordiques

Votre projet devra répondre à l'une ou à plusieurs des priorités suivantes :

  1. améliorer la compétitivité des régions rurales ou nordiques;
  2. privilégier les idées et les atouts locaux restés inexploités pour les transformer en activités économiques novatrices et durables;
  3. faciliter l'émergence de possibilités économiques à partir d'atouts naturels et culturels déjà présents.
Programme pour le développement des collectivités
Guide du demandeur
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Guide d'accueil et de référence pour les nouveaux élus municipaux

Par Olivier Brière le 8 janvier, 2010 - 09:38.

guide_elu.jpg

Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire a rédigé un guide d'accueil et de référence à l'intention des nouveaux élus municipaux.

Le document constitue un outil d'information et de référence qui devrait répondre aux premières interrogations des nouveaux élus sur des sujets tels que l'environnement municipal, le fonctionnement municipal, les élus municipaux, les gestionnaires municipaux, la gestion et l'administration municipales, la participation des citoyens à la vie municipale et le soutien et le partenariat.

Télécharger le guide depuis le site du MAMROT
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Le microcrédit et le financement de proximité

Par Olivier Brière le 14 décembre, 2009 - 10:40.

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 On annonçait hier la création d'un nouveau point de service à Rivière-du-Loup d'un organisme communautaire offrant le microcrédit. 

"Microcrédit KRTB donne un coup de pouce aux personnes ou aux groupes qui veulent démarrer une entreprise, mais qui ne peuvent obtenir un prêt des institutions traditionnelles. En plus du crédit communautaire, un soutien technique est offert."

Une formule très intéressante qui fait des petits au Québec. D'ailleurs, dans la MRC des Sources, la SADC des Sources offre le FRIC (Fonds régional d'investissement communautaire) pour stimuler le développement en prêtant aux entreprises et aux organismes confrontés au manque d’accessibilité au financement traditionnel.

L'aide financière est offerte sous forme de prêt à terme variant entre 3 000 $ et 50 000 $ et est offerte aux organismes à but non lucratif, aux coopératives et aux très petites entreprises, comme les travailleurs autonomes. Depuis 5 ans, 17 projets ont ainsi été soutenus pour des investissements d'environ 116 000 $.

Microcrédit KRTB : Un nouveau point de service à Rivière-du-Loup
Reportage Mes Sources du 21 février 2008 - Financement de proximité
Cercle d'emprunt et Fonds d'emprunt : aide au démarrage d'une micro-entreprise
Fonds régional d'investissement communautaire de la SADC des Sources
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Course Estrie: les deux vidéos du cinéaste attitré à la MRC des Sources

Par Olivier Brière le 9 décembre, 2009 - 10:08.

Voici les deux liens vers les vidéos de Luc Gervais, le jeune cinéaste attitré au territoire de la MRC des Sources dans le cadre de la Course Estrie.

Le premier film, une fiction tournée à St-Adrien et intitulée "...mais revenir", met en scène une jeune femme qui revient dans sa région natale et les questionnements qui l'habitent. Pour ce film, pas moins de 70 figurants ont été réunis sur le parvis de l’église de Saint-Adrien.
 

Le deuxième film, "Démesure", est un documentaire racontant l'histoire des expropriations successives que l'activité minière a provoqué à Asbestos. Malgré le fait que la population était très majoritairement en accord avec ces expansions du puits minier, on regrette aujourd'hui la perte de la rue principale et du patrimoine bâti de la ville.

 

courseestrie.jpg
"... mais revenir", un film de Luc Gervais
"Démesure", un film de Luc Gervais
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Subvention pour les collectivités ayant des besoins sociaux prioritaires

Par Olivier Brière le 2 décembre, 2009 - 20:14.

Depuis le blog Gilles en vrac:

Le Fonds des services aux collectivités du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport pour des "projets dont les résultats anticipés seront les meilleurs pour les bénéficiaires, à moyen et à long terme. Sont admissibles les projets universitaires ponctuels, réalisés à l’extérieur de l’université et mis en oeuvre avec des groupes partenaires légalement constitués et à but non lucratif, dont l’objectif est d’aider des personnes qui ont des besoins sociaux prioritaires".

 

La date limite de dépôt est le 11 septembre et une collaboration universitaires est obligatoire. 

Fonds des services aux collectivités - Édition 2009-2010
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Pour aller plus loin: des organisations traitant du développement des communautés

Par Olivier Brière le 21 avril, 2009 - 08:41.

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La Chaire Desjardins en développement des petites collectivités a pour mission d'accompagner les petites collectivités dans la prise en charge de leur développement. Le site web de la Chaire permet d’avoir accès à plusieurs études sur les petites collectivités.

L'Alliance de recherche université-communauté/Innovation sociale et développement des communautés (ARUC-ISDC) examine les pratiques innovatrices des communautés locales et des régions en matière de développement de services de proximité, de création d'emplois, de formation de la main-d'œuvre locale et régionale et de revitalisation économique et sociale de milieux en difficulté.

L’Observatoire en économie sociale, en développement régional et en organisation communautaire traite de l'organisation communautaire, du développement coopératif et des entreprises collectives en général de même que du développement local et régional. Le rôle de ce portail est de faire connaître l'avancement de la recherche, les innovations, les nouvelles publications, les expériences novatrices et les évènements en cours et à venir dans ces domaines.

La mission de Solidarité rurale du Québec est de promouvoir la revitalisation et le développement du monde rural, de ses villages et de ses communautés, de manière à renverser le mouvement de déclin et de déstructuration des campagnes québécoises. Le site de l’organisation donne accès à une mine d’information sur la question.

Le Réseau Québécois de Villes et Villages en santé a pour mission de promouvoir et de soutenir, à travers tout le Québec, le développement durable de milieux de vie sains. Il mise, pour ce faire, sur les échanges et le partage entre les municipalités, sur l'engagement des décideurs municipaux en faveur de la qualité de vie et sur leur capacité à mobiliser leurs partenaires et les citoyennes et citoyens dans l'action concrète.

 

Chaire Desjardins en développement des petites collectivités
Alliance de recherche université-communauté/Innovation sociale et développement des communautés (ARUC-ISDC)
Observatoire en économie sociale, en développement régional et en organisation communautaire
Solidarité rurale du Québec
Réseau Québécois de Villes et Villages en santé
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Participation citoyenne et développement des communautés au Québec : enjeux, défis et conditions d'actualisation

Par Olivier Brière le 21 avril, 2009 - 08:22.

par Clément Mercier en collaboration avec Lise St-Germain sous la dir. de Denis Bourque, cahier de l'ARUC-ISDC, 74 pages.

Ce cahier aborde les enjeux du renouvellement démocratique des approches de développement des communautés par la participation citoyenne. Il s'inscrit dans  le suivi d'un séminaire sur la participation citoyenne et le développement des communautés tenu à l'initiative de la revue Développement social et de l'ARUC-ISDC le 4 avril 2008. L'auteur investit les champs des pratiques de participation citoyenne dans le développement des communautés au sein des territoires locaux québécois. La démocratie, la société civile, la gouvernance et l'empowerment sont des concepts analysés et qui façonnent les relations entre les acteurs dans le développement social des communautés. Les défis de la participation citoyenne, l'appropriation par la communauté du développement, et les acteurs qui y prennent part sont aussi des thèmes importants abordés dans ce cahier. L'auteur réunit dans ce cahier une revue de la littérature ainsi que les propos des acteurs présents au séminaire tout en proposant une analyse des rôles que les citoyens, organismes communautaires et élus locaux peuvent jouer pour co-construire le développement des communautés. (Source)

Télécharger le cahier en format PDF (400 ko)
Lien vers la conférence audio de Clément Mercier à l’OEDC
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Des outils pour entreprendre une démarche de développement des communautés

Par Olivier Brière le 14 avril, 2009 - 14:16.

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Petit guide d’évaluation participative à l’intention des initiatives en développement des communautés

Voici un guide conçu par l'Institut nationale de santé publique du Québec en collaboration avec le Réseau Villes et Villages en santé. Son objectif est d'outiller les communautés locales, plus spécifiquement les comités responsables de projets locaux de développement des communautés, leurs leaders et leurs accompagnants, à évaluer elles-mêmes un volet particulier de leur initiative: celui du processus, sous l'angle du « comment-travailler-ensemble ». Ce guide propose un mode d'évaluation que les auteurs qualifient d'auto-évaluation participative. Cette forme d'évaluation porte avant tout sur les principes d'action qui sous-tendent le projet, c'est-à-dire sur le « comment-on-travaille-ensemble? » plutôt que sur le « qu'est-ce-qu'on-a-réalisé?».

La trousse d'outils : Connaître et accompagner les communautés

une trousse d'outils élaborée afin d'instrumenter les intervenants en développement des communautés pour qu'ils puissent réaliser des portraits et des travaux de connaissance des communautés aussi bien qu'accompagner les communautés et travailler en équipe. Ayant été développée et testée par les gens de l'Abitibi-Témiscamingue, plusieurs outils s'adressent directement à cette région mais il est possible de pousser un peu plus loin la recherche pour trouver celui qui convient à notre communauté (les données démographiques, par exemple).

Petit guide d’évaluation participative à l’intention des initiatives en développement des communautés
La trousse d'outils : Connaître et accompagner les communautés
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La mobilisation des ressources et la concertation dans une communauté

Par Olivier Brière le 14 avril, 2009 - 13:52.

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Un excellent texte de Louis Favreau, tiré du Guide québécois pour des Agendas 21e siècle locaux : applications territoriales de développement durable viable. À partir des différentes pistes suggérées pour mener à bien la création d'un agenda local 21, voici une synthèse des principaux éléments à prendre en considération dans le cadre d'une démarche en développement des communautés.

En organisation communautaire, la mobilisation des acteurs et leur concertation requiert de mettre en œuvre un certain nombre de conditions de développement. En voici les principales :

  • il y a un momentum à toute ouverture au changement social au sein d’une communauté et il faut savoir la saisir. Le momentum, c’est lorsque l’on perçoit qu’une majorité de forces vives d’une communauté est prête à bouger et que le travail collectif est devenu le point de départ obligé de la plupart des gens de la communauté ;
  • c’est aussi un timing comme on dit, c’est-à-dire le moment approprié où la communauté commence à comprendre que le projet est non seulement souhaitable, mais aussi possible. Plus encore, le timing est le moment précis, le moment critique qu’il faut mettre à profit. Sinon, ce moment peut se transformer en occasion ratée à défaut d’avoir été saisi à temps ;
  • des « véhicules » d’action collective : un groupe de leaders en mesure de prendre le « volant », et une portion significative de la population locale qui adhère aux actions décidées et de l’organisation porteuse
  • etc.

 

Consulter la fiche complète sur "La mobilisation des ressources et la concertation dans une communauté"
Consulter le Guide québécois pour des Agendas 21e siècle locaux : applications territoriales de développement durable viable
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Appartenance, identité et territoire vécu : des notions centrales au développement des communautés

Par Olivier Brière le 14 avril, 2009 - 13:07.

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Un excellent article de Jacques Caillouette de l'Université de Sherbrooke, auteur d’un récent rapport de recherche sur le développement des communautés en Estrie.

Souvent, lorsque nous pensons à la mobilisation de ressources pour  lancer le développement, nous pensons à des ressources matérielles  ou humaines afin de donner des moyens à nos projets. Ces ressources  sont centrales, qu’elles soient internes ou externes aux communautés.  Elles sont, comme on le dit, le nerf de la guerre. Sans moyen, sans support  formel, une action à la longue s’essouffle et périclite.  

Ceci dit, en conjonction avec la mobilisation de ces ressources, et comme  levier à celles-ci, il faut penser à la mobilisation de ressources identitaires,  c’est-à-dire que les acteurs, porteurs de l’action, puissent s’identifier et  s’investir dans des identités territoriales qui donnent sens à leur motiva-  tion et à l’orientation de leurs efforts.  

[…] le développement des  communautés consiste, dans l’action, à mobiliser des identités qui transforment un espace physique objectif en communauté d’appartenance et  d’engagement pour les personnes, les organismes et les institutions y  résidant ou s’y investissant. Nous pouvons encore dire que le développement des communautés se définit comme le passage d’une logique  d’actions éclatées sur un territoire à un processus, de territorialisation de  l’action à partir de ce territoire.  

Les notions subjectives d’identité, de territoires vécus, de sentiment  d’appartenance et d’engagement sont donc au centre de notre propos. […] Le territoire  vécu est le contraire d’habiter un lieu comme si on n’en faisait pas partie,  comme si on n’y était pas. C’est le contraire, autrement dit, du rapport  utilitaire ou fonctionnel au milieu d’habitat ou de vie.  

Or, le développement des communautés consiste justement à bâtir ou  à consolider la force de ces territoires vécus, à injecter de la subjectivité  dans des rationalités qui, trop froides et laissées à elles-mêmes, brisent  la subjectivité et l’engagement des populations, des intervenants et des  organisations au plan local qui sont au service de ces populations et du  développement de leur communauté.

Le site web de la revue
L'article en PDF de la revue Développement social (120 Ko)2009, pages 9 et 10.
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L'économie résidentielle : définition d'un concept utile pour penser le développement des territoires ruraux

Par Olivier Brière le 16 décembre, 2008 - 15:26.

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Lors du dernier Salon de diversification agricole de Saint-Camille, M. Bernard Vachon, géographe et spécialiste en développement local et régional, a prononcé une conférence qui mettait en valeur certaines pistes susceptibles de favoriser le développement du monde rural.

Parmi elles, l'économie résidentielle, ou économie "présentielle", fait l'objet d'une vaste littérature en Europe et est d'un grand intérêt dans une démarche d'occupation du territoire.

Voici quelques extraits de la conférence qui permettent de définir le concept.

« Par "économie résidentielle", on entend l'économie d'un territoire qui dépend de la présence sur ce territoire de personnes disposant de revenus qui ont été générés ailleurs. Ces personnes sont principalement les résidents qui travaillent sur un autre territoire, les personnes retraitées et les touristes. On inclut aussi généralement dans ces revenus ceux qui proviennent de transferts sociaux (allocations familiales, chômage, prestations sociales diverses) et ceux qui proviennent de financements publics (administrations, éducation, affaires sociales). »

Ainsi, un professeur qui s'installe dans un village perçoit un salaire qui provient de l'extérieur de la municipalité, mais consomme localement des biens et services qui stimulent à son tour l'économie locale et est créateur d'emplois.

On différencie ainsi l’économie résidentielle de l'économie de « production », une activité qui la crée de la richesse par la production de biens et éventuellement son exportation.

Un moteur économique

Quand l'on regarde autour de soi, on peut concevoir l'importance de cette économie pour les communautés rurales. Que l'on pense aux personnes retraitées, aux villégiateurs, aux travailleurs habitant une communauté, mais travaillant à l'extérieur, aux télétravailleurs, etc. Selon les études citées par M. Vachon, pour certaines régions françaises, l'économie résidentielle représente les 2/3 des emplois.

« Une nouvelle réalité est ainsi apparue: les principaux lieux de la croissance économique (zones métropolitaines, agglomérations urbaines et villes de centralité) ne sont plus nécessairement ceux du bien-être (résidence, vie collective et consommation). Force est de constater que les dynamiques de développement des territoires ne sont plus liées essentiellement aux forces productives. La capacité d'un territoire d'attirer des ménages et ainsi de capter leurs revenus est à la base de l'économie résidentielle qui bouleverse aujourd'hui le destin de plusieurs communautés, tout en procurant des opportunités de développement pour des territoires dont l'économie productive est chancelante, voire inexistante. »

Séduire, attirer et intégrer

« Ainsi, pour plusieurs communautés, plutôt que l'enjeu de la compétitivité, c'est celui de l'attractivité qui apparaîtra le mieux adapté et le plus profitable. Les stratégies axées sur l'attractivité territoriale porteront sur les services offerts aux citoyens, la qualité du cadre de vie, la mise en valeur du milieu naturel et bâti et du patrimoine culturel, etc.

Les territoires qui arrivent à combiner développement productif et attraction-rétention de revenus résidentiels, apparaissent certes comme les plus dynamiques. Stratégiquement, il s'agit de défendre, « si c’est possible », l’économie productive et promouvoir « l'effet économie résidentielle » du transfert de revenus générés sur d'autres territoires. »

Le texte de la conférence de Bernard Vachon lors du dixième Salon de diversification agricole de St-Camille
"Économie résidentielle et compétitivité des territoires", une étude sur l'importance de l'économie résidentielle en Wallonie (Belgique)
Le clip audio de la conférence de M. Vachon
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Charlevoix : combiner activités productives et attraction-rétention de revenus résidentiels

Par Olivier Brière le 16 décembre, 2008 - 14:05.

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La région de Charlevoix semble réussir à jouer sur les deux tableaux présentés par M. Vachon, l’économie de production et l’économie résidentielle. Comme il le mentionnait: « les territoires qui arrivent à combiner développement productif et attraction-rétention de revenus résidentiels apparaissent certes comme les plus dynamiques. »

Au niveau de la production, les nouvelles entreprises agricoles et l’industrie agroalimentaire de la région a réussi à relever l'enjeu de la compétitivité en développant des crénaux spécialisés, comme le souligne le reportage de la Semaine verte.

Pour ce qui est de l’économie résidentielle, la qualité du cadre de vie, la mise en valeur du milieu naturel et bâti et du patrimoine culturel font de la région une destination touristique renommée. Comme en témoignent les extraits d’un article paru dans l’Hebdo Charlevoisien, ces caractéristiques savent aussi convaincre des familles à s’installer.

.........

De plus en plus de municipalités courtisent les familles avec des terrains abordables. En plus de Clermont, de La Malbaie et de Notre-Dame-des-Monts, voilà que plusieurs petites municipalités, telles que Saint-Aimé-des-Lacs et Saint-Urbain, projettent d’offrir aussi des emplacements accessibles et y voient le futur de leur village.

« Les jeunes familles, c’est de la manne pour une municipalité. Juste pour notre école, ça la garde en vie », de commenter le maire de Notre-Dame-des-Monts Jean-Claude Simard. Là-bas, les 13 terrains municipaux aménagés il y a quatre ans ont tous été vendus et la municipalité table sur le prolongement de la rue du Jardin en 2009.

(...) Autre source de motivation, les dernières années ont été fructueuses pour les municipalités qui avaient des terrains de disponibles. C’est le cas de La Malbaie et Clermont. La première a vendu cette année 25 des 56 terrains disponibles, disant recueillir les effets positifs d’une offre de services plus complète, notamment avec le complexe sportif. Clermont a quant à elle vendu 59 parcelles depuis 2004, soit entre 8 et 15 par année. « Nous développons régulièrement depuis 10 ans », de rappeler le maire Jean-Pierre Gagnon. « Les nouvelles familles sont un signe de vitalité. Et c’est d’autant plus vrai quand on regarde les difficultés démographiques vécues par certaines municipalités du comté. Les familles apportent de la vie, des idées et nous permettent de maintenir en place nos services, comme pour les loisirs. »

Le vent en poupe, un reportage de la Semaine verte sur l'agriculture de niche de Charlevoix
"Développements résidentiels", un article de Brigitte Lavoie dans l’Hebdo Charlevoisien
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Les services au centre de l'attractivité : le cas de St-Joachim-de-Shefford

Par Olivier Brière le 15 décembre, 2008 - 19:24.

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 Tel que le mentionnait M. Vachon, "pour plusieurs communautés, plutôt que l'enjeu de la compétitivité, c'est celui de l'attractivité qui apparaîtra le mieux adapté et le plus profitable. Les stratégies axées sur l'attractivité territoriale porteront sur les services offerts aux citoyens, la qualité du cadre de vie, la mise en valeur du milieu naturel et bâti et du patrimoine culturel, etc."

Comme en témoigne Cynthia Rivard dans un article paru dans le bulletin "Québec rural"  de Solidarité rurale du Québec, St-Joachim-de-Shefford bénéficie aujourd'hui des effets d'un investissement dans les services offerts à la population.

 

St-Joachim-de-Shefford, l'international

Cette année, nos écoles accueillent 18 000 élèves de moins que l'an dernier. À St-Joachim-de-Shefford pourtant, un petit village de 422 familles, l'école centrale accueille 35 élèves en plus. À l'origine de cette hausse ? Une directrice et des enseignants engagés, un conseil municipal conscient du potentiel de leur localité, un agent de développement dynamique et. le Pacte rural. « Depuis mon entrée en poste, j'étais inquiète de la situation de l'école. Le nombre d'élèves diminuait sans cesse. De fil en aiguille, après avoir parlé au maire de St-Joachim et à l'agente de développement, l'idée est venue de mettre en place le programme d'éducation internationale. » La mise en place d'un programme international est cependant ardue. Il faut en effet satisfaire aux exigences de la Société des établissements du baccalauréat international du Québec, qui demande entre autres la préparation de six modules de recherche, une opération nécessitant beaucoup de temps consacré par les enseignants, en plus de l'apprentissage d'une troisième langue par les élèves. Grâce au Pacte rural, la directrice a pu libérer ses enseignants pour qu'ils travaillent au projet. Après une année de préparation, l'École Centrale ouvrait ses portes à 125 jeunes en quête d'ouverture sur le monde et sur l'autre.

Des retombées inattendues

Pour le maire de l'endroit, René Beauregard, l'école internationale fait partie d'un objectif plus vaste; celui de faire de son village, situé à 15 minutes de Granby, un havre pour les jeunes familles en quête de sens. « Les gens parlaient de St-Joachim-de-Shefford en disant qu'il ne s'y passait rien, il y a quelques années. Maintenant, ils voient que ça bouge, leur perception est en train de changer. » Car en plus de l'école, St-Joachim-de-Shefford a fait parler de lui pour sa coopérative, qui compte plus de 200 familles membres, et qui offrira sous peu les services d'une station-service, d'un dépanneur et d'un casse-croûte. La municipalité a également embauché une technicienne en loisirs qui met de la vie dans les soirées des jeunes et des moins jeunes. Au bout du compte, l'école internationale, jumelée à ces autres initiatives et à l'image positive qui se dégage aujourd'hui du village, a amené 20 acheteurs à se procurer les terrains que la municipalité avait mis en vente dans son développement résidentiel. Tous ces acheteurs vont construire d'ici deux ans. La municipalité est maintenant en démarche afin d'offrir de nouveaux terrains.

L'article sur le site de Solidarité rurale du Québec
VIDÉO Mes Sources : entrevue avec Jacques Sauvé
Le site de la municipalité, section "projet domiciliaire"
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Miser sur le cadre de vie et l'environnement naturel: le projet domiciliaire de "Feuilles en aiguilles" à St-Mathieu-du-Parc

Par Olivier Brière le 15 décembre, 2008 - 18:37.

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À Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie, la jeune coopérative de fabrication de maisons de bois Apex est devenu promoteur d'un projet résidentiel novateur. Plutôt que d'exporter leur expertise dans la construction, l'équipe a décidé en 2005 de construire, à quelques minutes de leur domicile, des maisons écologiques et de promouvoir le cadre de vie unique de la municipalité et du projet résidentiel à venir.

" L’objectif du promoteur est initialement d’y construire jusqu’à 70 maisons sur des terrains boisés en bordure de petites rivières. On vise une clientèle qui sera sensible à l’impact environnemental associé à la construction d’une nouvelle maison mais aussi à une clientèle qui privilégiera une certaine qualité de vie. On vend ici le caractère communautaire du projet. Le quartier écologique comporte des résidences de campagne de type « chalet » mais cherche à attirer les jeunes familles. Apex y fait la promotion d’un ensemble de services allant de la garderie à la piste cyclable." (Source)

Les points orange apparaissant sur la carte sont les terrains vendus. Entre 2001 et 2006, la population de St-Mathieu-du-Parc a connu une hausse de 8,7 %, passant de 1266 personnes à 1376 personnes (profil des communautés, 2006).

Le site web des Habitations Apex
"Construction d'un éco-quartier en Mauricie", un article du journal Les Affaires sur les entrepreneurs sociaux
"De maison verte à quartier vert", un article sur le site Médiaterre
Profil démographique de la municipalité
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Les villages du Québec doivent réagir pour assurer leur survie

Par Olivier Brière le 7 avril, 2008 - 11:02.

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Quand Solidarité rurale tient conférence, c'est pour redéfinir le monde rural en s'appuyant sur des acquis, certes, mais surtout en proposant des solutions qui le maintiendront viable tout en étant un modèle de développement réussi. Le monde rural doit demeurer un acquis fort pour le Québec.

Ils étaient des centaines à se rendre à Drummondville pour la 15e conférence nationale de Solidarité rurale. La semaine dernière, du mercredi au vendredi, ils s'étaient donc rassemblés sous une bannière audacieuse: «Chambardement global: la réplique du monde rural».

Et ils n'étaient pas là pour faire la seule défense des acquis, mais plutôt pour informer que, dans un monde en transformation, la tentation de simplement s'opposer à tout ce qui n'était pas là hier encore doit faire place à d'autres mesures, imposées par la nécessité de devoir innover. Ils seront donc, ces campagnards et villageois, des acteurs de changement et non des défenseurs des mesures conservatrices.

En ouverture, Jacques Proulx, le président de Solidarité rurale du Québec, avait d'ailleurs nettement désigné le défi auquel sont confrontés ces citoyens du Québec: «Le statu quo n'est plus tenable et les ruraux doivent se tenir debout et répliquer aux chambardements.»

Lire l'article complet de Normand Thériault dans le Devoir
Discours de M. Jacques Proulx, président de Solidarité rurale du Québec, à l'occasion de l'ouverture de la 15e Conférence nationale
Écouter le discours d'ouverture sur le portail Mes Sources
  • développement des communautés

Hommage à Henri-Paul Proulx - Un grand intellectuel dans l'ombre

Par Olivier Brière le 7 avril, 2008 - 10:14.

Dans l’ombre, il est des travailleurs de la lumière qui poursuivent un idéal sans jamais faire trop de bruit, ni demander leur dû. Saviez-vous que monsieur Henri-Paul Proulx a été secrétaire général de l’UPA jusque dans la jeune trentaine ? Qu’il a été le tout premier secrétaire général de Solidarité rurale et que c’est sous sa gouverne que la philosophie visionnaire de l’organisation lui a été impulsée? Voici un de nos grands intellectuels dont l’action et l’intégrité auront guidé toute la vie.

Lire l'article complet de Martine Letarte dans le Devoir
Le livre "Pleins feux sur une ruralité viable" auquel a collaboré M. Proulx
  • développement des communautés

Gouvernance du territoire - Un modèle venu du Nord

Par Olivier Brière le 3 avril, 2008 - 18:37.

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L'article présente l'expérience du nouveau gouvernement régional du Nunavik (une première au Canada), les forces, les défis et les leçons que nous pourrions tirer de cette forme de gouvernance régionale.

Lire l'article de Pierre Vallée dans le Devoir
Conférence de Thierry Rodon sur Mes Sources
Conférence de Louis Bernard sur Mes Sources
  • développement des communautés

Villes et villages: un territoire en partage

Par Olivier Brière le 3 avril, 2008 - 17:58.

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« Le développement d'une région doit reposer sur ce qu'elle fait de mieux »

Même si les enjeux des villes sont souvent différents de ceux des villages et des régions, il n'y a pas lieu de les opposer. C'est l'opinion que Jean-Paul L'Allier, l'ancien maire de Québec, a formulé lors de sa conférence prononcée au congrès de Solidarité rurale sur le thème «Villes et villages: un territoire en partage».

Jean-Paul L'Allier admet d'emblée que, le plus souvent, il y a opposition entre ville et village. «Tout est fait pour opposer les villes et les régions. La vision du territoire est sectorielle. Chaque ministère, chaque organisme a sa propre perception du territoire et il n'y a pas de vision d'ensemble qui pourrait réunir tous les intervenants.»

(...)

Pour éviter pareille erreur à l'avenir, Jean-Paul L'Allier croit qu'il faut apprendre à faire autrement. Et qui dit faire autrement dit aussi penser autrement. «Il n'y a pas de solution d'avenir en creusant et en perpétuant le statu quo.»

Lire l'article complet de Pierre Vallée dans le Devoir
Conférence de Jean-Paul L'Allier sur Mes Sources
Vidéo Mes Sources : entrevue avec Jean-Paul L'Allier
Les actes de la conférence
  • développement des communautés

La Fédération des associations Love Money Pour l'Emploi

Par Olivier Brière le 21 février, 2008 - 12:36.

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L'expression "Love money" signifie au Québec "l'argent des proches" ou "l'argent de ceux qui  m'aiment bien". Cette expression désigne l'argent apporté par la famille, les parents, le voisinage et les amis à un proche pour l'aider à "créer une entreprise". Les associations Love Money Pour l'Emploi offrent à cette pratique informelle, un cadre et une méthode permettant la création et le développement d'entreprises innovantes à fort potentiel.

La méthode mise en oeuvre par l'association se distingue des méthodes de financement basées sur l'endettement car elle fait appel aux fonds propres. Ainsi, les porteurs de projets accompagnés par l'association rédigent, dans le cadre d'ateliers de travail réunissant des adhérents, un document, appelé "prospectus de souscription". Ce document va ensuite être distribué par le porteur de projet à des personnes de son entourage qui décideront, à sa la lecture, de l'opportunité d'investir.

Cet apport financier ne s'effectue pas sous la forme d'un prêt car il ne constitue pas une dette à rembourser. Il s'agit d'une participation au capital de la société: les investisseurs de proximité deviennent actionnaires de la société. Ils peuvent ainsi bénéficier des réductions fiscales accordées pour les investissements dans les PME non cotées.

Le site de la Fédération des associations Love Money Pour l'Emploi
  • développement des communautés
  • entrepreneuriat

Cercle d'emprunt et Fonds d'emprunt : aide au démarrage d'une micro-entreprise

Par Olivier Brière le 21 février, 2008 - 11:49.

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Les Cercles d'emprunt et les Fonds d'emprunt interviennent au plan du crédit communautaire et du micro-crédit, en offrant une aide financière aux personnes qui n'ont pas accès au réseau de crédit conventionnel, afin de les aider à concrétiser un projet de démarrage d'entreprise ou de travail autonome.

Les Cercles et Fonds privilégient l'autonomie en offrant un soutien personnalisé qui favorise la prise de décision, des ateliers de formation sur la gestion d'une entreprise et de l'information.

Chaque Cercle ou Fonds possède ses particularités : clientèle visée, approche, montant du prêt accordé, etc.

La plupart des Cercles d'emprunt et Fonds d'emprunt font partie du Réseau québécois du crédit communautaire. (Source)

Cercles d'emprunt et Fonds d'emprunt au Québec
Réseau québécois du crédit communautaire
L'article "Microcrédit: Quand les banques ne prêtent pas..."
  • développement des communautés
  • entrepreneuriat

Les CIGALES et le financement de proximité

Par Olivier Brière le 20 février, 2008 - 21:10.

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Un club CIGALES (Club d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire) est une structure de capital risque solidaire mobilisant l'épargne de ses membres au service de la création et du développement de petites entreprises locales et collectives.

Le Club est constitué de 5 à 20 personnes qui mettent une partie de leur épargne en commun. Il se réunit plusieurs fois par an pour recevoir les créateurs, décider de leur placements et affecter cette épargne collective au capital des entreprises. C’est un lieu d’échanges et d’auto-formation sur les questions économiques et de développement local, où investisseurs et porteurs de projet font l’expérience d’une économie socialement responsable et solidaire.

Le club a une durée de vie de 5 ans, prorogeable une fois. Au terme de sa vie, il procède à la liquidation de son portefeuille, au prorata des apports des cigaliers.

Les CIGALES sont au carrefour de l’épargne de proximité, de l’épargne éthique et de l’épargne solidaire.

Le site de la Fédération des CIGALES
  • développement des communautés
  • entrepreneuriat
  • entreprises responsables

La tontine: épargne et crédit collectifs en Afrique subsaharienne

Par Olivier Brière le 20 février, 2008 - 21:01.

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Les tontines sont des associations de personnes souvent liées par un point en commun (membre d’une même famille, d’un même quartier ou encore d’une même ethnie) qui font des versements réguliers, en nature ou en argent, et dont le total est distribué à tour de rôle aux membres de l’association. Elles jouent un rôle très subtil et très global dans de nombreuses sociétés africaines : à la fois moyen d’épargne et de financement de projets, pour pallier les insuffisances des banques, mais aussi et peut-être surtout, lieu privilégié de création de lien social et de solidarité. (Source)

Lire l'article sur la tontine sur Wikipédia
Les enseignements de la tontine (Pdf 120 ko)
Lire l'article "Ingénieuses femmes d’Afrique" sur le site Sisyphe.org
Lire l'étude: "La Tontine: pratique informelle d'épargne et de crédit dans les pays en voie de développement"
  • développement des communautés

L'Accorderie: un réseau d'échange de services

Par Olivier Brière le 20 février, 2008 - 20:23.

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L'Accorderie est le fruit d'une démarche entreprise à la fin des années '90 par la Caisse d'économie solidaire Desjardins et la Fondation St-Roch de Québec. Ces deux organismes fondateurs souhaitaient élaborer et mettre en place des services solidaires afin de répondre aux besoins des personnes en situation de pauvreté ou d'exclusion sociale et favoriser l'organisation de nouvelles formes de solidarité.

Tenant compte de ces objectifs, l'initiative imaginée par les fondateurs a pris la forme d'un projet combinant trois systèmes, soit :

  • Un système d'échange de services basé sur les liens de solidarité dans la communauté ;
  • Un groupe d'achats où des personnes ayant des revenus différents peuvent solidariser leurs achats et ainsi permettre à tout le monde de faire certaines économies et d'avoir accès à une nourriture diversifiée et de meilleure qualité ;
  • Un système de crédit solidaire permettant de prêter de petits montants d'argent aux personnes en situation d'exclusion par rapport aux institutions financières conventionnelles.

Dans le même ordre d'idée, on pourrait mentionner également les "Time Banks" aux États-Unis. Il s'agit de réseaux organisés sur les mêmes principes, mais dont les membres échangent au moyen d'une infrastructure informatique.

Le site web de l'Accorderie
Un excellent vidéo traitant de l'Accorderie réalisé par Exploraction
Le site des "Time Banks"
  • développement des communautés

Développer l’investissement social: 50 études de cas

Par Olivier Brière le 20 février, 2008 - 20:10.

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Une excellente étude sur différentes initiatives de banques, d'investisseurs et de réseaux de simples citoyens qui utilisent l’argent comme un outil de développement plutôt que comme une fin en soi. L'étude démontre la diversité des actions possibles.

« Cet ensemble d’études de cas a été réalisé par différents auteurs experts dans la finance sociale. Leur apport vise le développement et l’accroissement de la finance sociale en Europe et intègre des initiatives réalisées dans d’autres pays et qui pourraient être développées en Europe. Bien que la plupart des cas décrits ici soient européens, certains nous viennent d’Amérique du Nord ou d’Europe de l’Est. Ces études de cas sont regroupées en trois catégories: Vision, Politique et Stratégie, et Pratiques. »

On y trouvera entre autres des articles sur les CIGALES, les réseaux d’échange, différents types de prêts, de banques, etc.

Télécharger l'étude sur le site de l'Association Internationale des Investisseurs dans l’Économie Sociale (700 ko)
  • développement des communautés
  • entreprises responsables

Télétravail: l'exemple de Pinawa au Manitoba

Par Olivier Brière le 17 décembre, 2007 - 09:20.

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Diversification économique, quand les chevreuils et les entreprises technologiques se côtoient
Par Chakda Yorn, chercheur à Solidarité rurale du Québec

Pinawa, au Manitoba, est une petite communauté de 1450 personnes située à environ 1 h 30 au nord-est de Winnipeg, à la limite d'un parc provincial à la frontière de l'Ontario.

Cette communauté a eu deux morts annoncées.
Pinawa a été établie au début du 20ième siècle pour exploiter une installation hydroélectrique qui fermait en 1951. En 1963, Énergie Atomique Canada Limitée (EACL) y a construit un centre de recherche nucléaire qui employait, dans les meilleures années, près de 1200 personnes. En 1994, EACL décidait de fermer une de ses deux installations canadiennes, Pinawa a écopé. Pour vingt ans encore, environ 200 employés s'occuperont du démantèlement des installations. Cette communauté est donc une « ville monoindustrielle planifiée » typique.

Habituellement, la crise survient avec une atmosphère de défaite, des larmes, des maisons dévalorisées et des déménagements. À Pinawa, la majorité des employés sont restés après l'annonce. Le fédéral a fait sa part en mettant sur pied un bureau de diversification économique qui a fermé, sans résultats, après quelques années. Les anglophones appellent cela le Ah Haa moment, c'est-à-dire une décristallisation collective qui fait comprendre à la communauté qu'elle doit faire elle-même son développement.

Les employés de EACL sont des ingénieurs, des physiciens avec maîtrise et doctorat. La stratégie de diversification économique adoptée repose alors sur les entreprises hi-tech qui s'auto-emploient et qui ont des familles. Cela passe par Internet haute vitesse, installé vers 2001. Un fonds de diversification aide les entrepreneurs qui ont des idées.

Aujourd'hui, à Pinawa, il y a 118 entreprises offrant en Amérique et ailleurs dans le monde des expertises de pointe. Ces entreprises n'ont pas pignon sur rue car ce sont des Self-Employed Familily Entrepreners, installées dans leur sous-sol et qui sont connectées grâce à Internet. Il y a aussi un incubateur industriel pour offrir des espaces de bureau. Il est actuellement impossible d'acheter une maison à Pinawa. De nouveaux lotissements sont aménagés car on veut doubler sa population dans les prochaines années. Le succès attire et Pinawa reçoit des gens de partout, du Canada et d'ailleurs.

Le succès repose sur une vision, une stratégie réaliste qui misent sur ce qu'une communauté a de plus précieux : son capital humain. On tape sur le même clou indépendamment de qui est élu à la mairie, la vision et la stratégie perdurent. À Pinawa, on ne voit pas les entrepreneurs, mais les chevreuils oui, ils s'y promènent librement en grand nombre dans le village. Conte de fées ? Il y a sans doute des apprentissages pertinents pour les communautés : milieu physique d'intérêt, haute vitesse, communauté accueillante, stratégie pour attirer les travailleurs autonomes et les jeunes partis étudier, fonds de développement. Le reste dépend des acteurs.

L'article sur le site de Solidarité rurale du Québec
Le site web de la communauté de Pinawa
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Les ressources communautaires et le milieu de vie

Par Olivier Brière le 30 octobre, 2007 - 10:43.

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La MRC des Sources offre un tissu communautaire solide et diversifié pour tous les âges et pour toutes les situations. Une bonne façon de connaître ces services peut être de contacter la Corporation de développement communautaire (CDC) des Sources, dont une partie du mandat est d'informer la population sur les services offerts par ses membres issus du milieu communautaire.

On peut trouver sur leur site web le bottin des organismes communautaires, leur bulletin d'information mensuel "l'Info-CDC", la politique familiale de la MRC des Sources, les ressources de dépannage de la MRC, etc.

CDC des Sources
  • développement des communautés

Financer son projet dans la MRC des Sources

Par Olivier Brière le 30 octobre, 2007 - 08:37.

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Plusieurs ressources sont offertes aux jeunes pour les aider à financer un projet dans la MRC des Sources.

Le CLD des Sources propose deux types de subventions et un prêt pour stimuler la création et la relève d'entreprise:

La mesure Soutien aux travailleurs autonomes (S.T.A.)
La mesure « Soutien au travail autonome » vise à fournir aux clients de l'aide sous forme d'encadrement, des conseils techniques et du soutien financier à mesure qu'ils élaborent et mettent en oeuvre leur plan d'entreprise.

Le Fonds Jeunes Promoteurs
Cette activité vise à aider les jeunes entrepreneurs à créer une première entreprise ou une deuxième entreprise en leur offrant un support technique et financier.

Le Fonds local d'investissement - Relève (F.L.I.-Relève)

Le Fonds local d'investissement (F.L.I.) est établi aux fins de réaliser des investissements dans des entreprises du territoire de la MRC des Sources et ayant un impact sur la création ou le maintien d'emplois.

La Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) des Sources offre également des fonds pour les jeunes entrepreuneurs:

La Stratégie jeunesse
Ce programme vise à fournir de l'aide pour les jeunes entrepreneurs âgés de 18 à 35 ans, inclusivement, soit pour le démarrage, l'acquisition ou l'expansion d'une entreprise.

Le Forum jeunesse Estrie peut offrir une aide à des projets qui ont comme objectif d'améliorer la situation de la jeunesse en Estrie:

Le Fonds régional d’investissement jeunesse
La mission du Fonds régional d’investissement jeunesse de l’Estrie est de soutenir financièrement des actions jeunesses structurantes pour les jeunes âgés de 12 à 35 ans de la région de l’Estrie.

CLD des Sources
SADC des Sources
Forum jeunesse Estrie
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