entrepreneuriat d'innovation
Charlevoix : combiner activités productives et attraction-rétention de revenus résidentiels
Par Olivier Brière le 16 décembre, 2008 - 14:05.
La région de Charlevoix semble réussir à jouer sur les deux tableaux présentés par M. Vachon, l’économie de production et l’économie résidentielle. Comme il le mentionnait: « les territoires qui arrivent à combiner développement productif et attraction-rétention de revenus résidentiels apparaissent certes comme les plus dynamiques. »
Au niveau de la production, les nouvelles entreprises agricoles et l’industrie agroalimentaire de la région a réussi à relever l'enjeu de la compétitivité en développant des crénaux spécialisés, comme le souligne le reportage de la Semaine verte.
Pour ce qui est de l’économie résidentielle, la qualité du cadre de vie, la mise en valeur du milieu naturel et bâti et du patrimoine culturel font de la région une destination touristique renommée. Comme en témoignent les extraits d’un article paru dans l’Hebdo Charlevoisien, ces caractéristiques savent aussi convaincre des familles à s’installer.
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De plus en plus de municipalités courtisent les familles avec des terrains abordables. En plus de Clermont, de La Malbaie et de Notre-Dame-des-Monts, voilà que plusieurs petites municipalités, telles que Saint-Aimé-des-Lacs et Saint-Urbain, projettent d’offrir aussi des emplacements accessibles et y voient le futur de leur village.
« Les jeunes familles, c’est de la manne pour une municipalité. Juste pour notre école, ça la garde en vie », de commenter le maire de Notre-Dame-des-Monts Jean-Claude Simard. Là-bas, les 13 terrains municipaux aménagés il y a quatre ans ont tous été vendus et la municipalité table sur le prolongement de la rue du Jardin en 2009.
(...) Autre source de motivation, les dernières années ont été fructueuses pour les municipalités qui avaient des terrains de disponibles. C’est le cas de La Malbaie et Clermont. La première a vendu cette année 25 des 56 terrains disponibles, disant recueillir les effets positifs d’une offre de services plus complète, notamment avec le complexe sportif. Clermont a quant à elle vendu 59 parcelles depuis 2004, soit entre 8 et 15 par année. « Nous développons régulièrement depuis 10 ans », de rappeler le maire Jean-Pierre Gagnon. « Les nouvelles familles sont un signe de vitalité. Et c’est d’autant plus vrai quand on regarde les difficultés démographiques vécues par certaines municipalités du comté. Les familles apportent de la vie, des idées et nous permettent de maintenir en place nos services, comme pour les loisirs. »
Miser sur le cadre de vie et l'environnement naturel: le projet domiciliaire de "Feuilles en aiguilles" à St-Mathieu-du-Parc
Par Olivier Brière le 15 décembre, 2008 - 18:37.
À Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie, la jeune coopérative de fabrication de maisons de bois Apex est devenu promoteur d'un projet résidentiel novateur. Plutôt que d'exporter leur expertise dans la construction, l'équipe a décidé en 2005 de construire, à quelques minutes de leur domicile, des maisons écologiques et de promouvoir le cadre de vie unique de la municipalité et du projet résidentiel à venir.
" L’objectif du promoteur est initialement d’y construire jusqu’à 70 maisons sur des terrains boisés en bordure de petites rivières. On vise une clientèle qui sera sensible à l’impact environnemental associé à la construction d’une nouvelle maison mais aussi à une clientèle qui privilégiera une certaine qualité de vie. On vend ici le caractère communautaire du projet. Le quartier écologique comporte des résidences de campagne de type « chalet » mais cherche à attirer les jeunes familles. Apex y fait la promotion d’un ensemble de services allant de la garderie à la piste cyclable." (Source)
Les points orange apparaissant sur la carte sont les terrains vendus. Entre 2001 et 2006, la population de St-Mathieu-du-Parc a connu une hausse de 8,7 %, passant de 1266 personnes à 1376 personnes (profil des communautés, 2006).
La ferme 2418 inc.
Par Olivier Brière le 7 juin, 2008 - 12:52.
Associé depuis 1979 avec son père, son frère et sa soeur, Réal Vaillancourt devient, en 1996, propriétaire unique de la Ferme 2418, qu'il dirige avec Louise Gagnon, sa conjointe. Réal représente la quatrième génération de Vaillancourt à la ferme familiale située à Wotton.
La production laitière est assurée par le troupeau de 60 vaches Holstein pur sang enregistrées et de 45 sujets de remplacement. Le quota est de 60 kg/jour et la moyenne de lait produit par vache est de 10 351 kg. Au cours des quatre dernières années, l'indice de performance du troupeau (IPT) est passé de 94 à 98. Les propriétaires ont d'ailleurs remporté le prix du meilleur combiné lait-gras-protéine attribué par le Cercle d'amélioration du bétail (CAB) de Wotton, et ce, quatre fois plutôt qu'une.
Les cultures, des prairies à prédominance de légumineuses et de graminées, des grains mélangés et du maïs-fourrage, occupent une superficie de 83 hectares, dont 60 profitent d'un drainage souterrain.
En 1969, le père de Réal a aménagé le premier silo fosse et le premier salon de traite dans le secteur de Wotton. Cet esprit d'innovation est demeuré, puisqu'en 1996, la Ferme 2418 a été la première de la région à faire l'acquisition de la niveleuse Sole. Actuellement, les exploitants expérimentent une façon de drainer des zones humides où le roc, trop près de la surface, ne permet pas le drainage souterrain classique.
Réal et Louise ont transmis le goût de l'agriculture à leurs enfants, dont trois ont suivi une formation dans un domaine lié au milieu agricole et désirent en vivre.
Les Viandes Laroche
Par Olivier Brière le 7 juin, 2008 - 08:47.
Les Viandes Laroche est un chef de file dans la distribution et la vente de produits de boeuf, de porc, de veau, de volaille et de charcuterie au Québec. Innovatrice et dynamique, l'entreprise fait figure de pionnière dans l'industrie avec la mise en place d'un système de traçabilité des aliments.
"La traçabilité a pour but d'accroître la sécurité alimentaire en identifiant rapidement la provenance et le parcours d'un produit et d'intervenir rapidement afin de minimiser ou éliminer les conséquences négatives pour le consommateur. Toutefois, il est aussi possible de viser l'amélioration des produits en liant un carnet de santé, des données agronomiques et génétiques (production laitière, GMQ, race, rendement carcasse, génotypes, etc.) avec l'identifiant.
Ainsi, un éleveur laitier pourrait ajuster sa ration en fonction des besoins spécifiques d'un transformateur pour une valeur ajoutée, ou un éleveur vache-veau sélectionner ses mères selon les performances à l'engraissement (santé et GMQ) et à l'abattoir (qualité de viande et rendement carcasse) de ses veaux. Et encore, il ne s'agit là que de quelques opportunités offertes par un système de traçabilité intégré."
Coop Métro Plus
Par Olivier Brière le 7 juin, 2008 - 08:27.
C'est en août 1939 qu'une poignée de gens se regroupent afin de former une coopérative alimentaire à Asbestos. La formule connaît un succès continu jusqu'à nos jour, avec un magasin moderne, spacieux et accueillant. Coop Métro plus a pour mission de combler efficacement les besoins alimentaires de la collectivité, d'offrir une gamme de services particuliers à ses membres, d'optimiser la rentabilité tout en participant au développement économique et humain du milieu.
Aménagements Natur'Eau-Lac
Par Olivier Brière le 7 juin, 2008 - 08:12.
Aménagements Natur’Eau-Lac est une entreprise de biologistes et de techniciens œuvrant à la protection et à la restauration d'habitats aquatiques, avec comme principaux champs d'interventions : la stabilisation des berges, le contrôle de l’érosion et l’aménagement de bandes riveraines et de brise-vent en milieu agricole.
Diversité des productions: l'élevage de sangliers
Par Olivier Brière le 18 septembre, 2007 - 13:39.
Lors des journées portes ouvertes de l'UPA, François Bélisle et sa conjointe Lise Chartier ont fait visiter leur ferme laitière et son élevage de sangliers.
Ayant à l'origine une production uniquement laitière, le sanglier aura été une occasion de diversifier leur production avec un marché ayant un fort potentiel d'expansion et une production qui nécessitait peu d'investissements.
« L’élevage des grands gibiers engendre des retombées économiques intéressantes pour l’agriculture québécoise, tout en permettant d’utiliser des sols à faible potentiel agricole et des bâtiments désaffectés. »
« L’élevage du sanglier est celui qui exige le moins d'investissements, tout en étant le plus prolifique et à croissance rapide. Les revenus générés par la vente d’animaux viennent donc plus rapidement que dans les autres espèces de grand gibiers. »
(source)
Diversité agricole: production laitière biologique
Par Olivier Brière le 18 septembre, 2007 - 09:38.
L'évolution de l'industrie laitière dans les dernières années en amène plusieurs à repositionner leur production pour une agriculture de créneau.
Dans le contexte où la demande pour le lait bio est en pleine croissance et que le marché offre une prime de 10% pour du lait certifié biologique, il peut être intéressant pour les producteurs laitiers d'envisager la conversion.
Voici deux reportages de la Semaine verte qui mettent cependant en perspective les difficultés qui peuvent attendre ceux qui se lancent dans la production laitière biologique, de même qu'un exemple d'une ferme qui a réussi à relever le défi et qui ne reviendrait pas en arrière!
Diversité agricole: réduire les intermédiaire en culture maraîchère par l'ASC
Par Olivier Brière le 18 septembre, 2007 - 08:58.
Une entreprise à découvrir: les Jardins de la Grellinette.
« Avec le développement récent de l’ASC au Québec et l’engouement renouvelé pour les marchés publics; le volume de production n’est plus une barrière pour la vente au détail. Une mise en marché locale permet d’éliminer les coûts d’investissement relatifs à l’entreposage et la distribution de produit frais. De plus, la vente directe permet d’éliminer les intermédiaires qui diminuent grandement les prix de revient. Notre expérience depuis 5 ans nous indique que la demande pour des légumes frais produit localement est nettement supérieure à l’offre : années après années, la totalité de notre production est vendue et ce, à sa valeur maximale. »
« Aujourd’hui, nos jardins approvisionnent en légumes biologiques frais plus de 100 familles durant 20 semaines en plus de fournir un marché public le samedi matin de juin à octobre. Notre production agricole nous permet donc de générer la totalité de notre revenu familial. »
Biomasse: la culture du saule
Par Olivier Brière le 18 septembre, 2007 - 08:06.
La culture du saule possède un potentiel encore méconnu dans la production d'énergie. Francis Allard, de l'entreprise Agroénergie, est venu présenter, lors du dernier Salon de diversification agricole de Saint-Camille, plusieurs des applications du Saule. Le site Internet de l'entreprise met à la disposition de l'internaute une manne d'information sur la culture et les débouchés potentiels du saule.
"Agro Énergie est spécialisé dans le développement commercial des cultures intensives sur courtes rotations. Nous offrons tous les services pour le démarrage d'une plantation de saules à croissance rapide."
Dossier sur l'écologie industrielle
Par Olivier Brière le 22 Août, 2007 - 13:22.
Lorsque l'on aborde la gestion ou la réduction des matières résiduelles, un concept peut être particulièrement intéressant. Mise de l'avant avec succès à plusieurs endroits dans le monde, "l'écologie industrielle" conçoit les entreprises d'une région donnée comme un grand écosystème.
"C'est ainsi qu'est apparu au début des années 90 le concept de "parc éco-industriel" (en anglais : eco-industrial park ou EIP). Il s'agit d'une zone où les entreprises coopèrent pour optimiser l'usage des ressources, notamment en valorisant mutuellement leurs déchets (les déchets d'une entreprise servant de matière première pour une autre). Toutefois, la notion de "parc" ne doit pas être comprise au sens d'une zone géographiquement confinée : un parc éco-industriel peut très bien inclure l'agglomération voisine ou une entreprise située à grande distance, si celle-ci est la seule à pouvoir valoriser un déchet rare qu'il serait impossible de traiter sur place. Pour cette raison, on parle de plus en plus de "réseaux éco-industriels", dont les parcs représentent un cas particulier. L'idée des parcs (ou réseaux) éco-industriels se distingue des traditionnelles pratiques d'échanges de déchets, car elle vise une valorisation systématique de l'ensemble des ressources dans une région donnée, et ne se contente pas simplement de recycler des déchets au coup par coup. L'exemple le plus célèbre de zone éco-industrielle se trouve au Danemark, dans la petite ville de Kalundborg (à une centaine de kilomètres à l'Est de Copenhague), où depuis une vingtaine d'années quelques grandes entreprises pratiquent une "symbiose industrielle" à grande échelle."









