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"Le marché du travail et les parents", une nouvelle publication de l'Institut de la statistique
Par Olivier Brière le 8 janvier, 2010 - 09:38.
Le rapport Le marché du travail et les parents fournit des statistiques et analyses relatives à la conciliation famille-travail au Québec pour les personnes âgées de 25 à 44 ans.
"Malgré la conjoncture économique actuelle, le resserrement du marché du travail qui s’était amorcé se poursuivra dans les prochaines années en raison, notamment, de la prise de la retraite de nombreux baby-boomers. La crise économique entraîne certes un ralentissement du marché du travail; bon nombre d’entreprises ont ainsi dû recourir aux mises à pied – permanentes ou temporaires – ou encore à la réduction du temps de travail, et certains secteurs ou professions ont été davantage touchés par de telles situations que d’autres. Il n’en demeure pas moins que des diffcultés d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre sont observées dans certains secteurs et professions et que la situation risque de s’aggraver dans les prochaines années. Dans un tel contexte, il importe de favoriser la participation au marché du travail de tous les groupes de la société et d’analyser les situations particulières afn de mettre en place les mesures appropriées. Les parents comptent parmi ces groupes qui nécessitent un soutien, ce qui place la conciliation famille-travail au cœur des préoccupations."
Course Estrie: les deux vidéos du cinéaste attitré à la MRC des Sources
Par Olivier Brière le 9 décembre, 2009 - 10:08.
Voici les deux liens vers les vidéos de Luc Gervais, le jeune cinéaste attitré au territoire de la MRC des Sources dans le cadre de la Course Estrie.
Le premier film, une fiction tournée à St-Adrien et intitulée "...mais revenir", met en scène une jeune femme qui revient dans sa région natale et les questionnements qui l'habitent. Pour ce film, pas moins de 70 figurants ont été réunis sur le parvis de l’église de Saint-Adrien.
Le deuxième film, "Démesure", est un documentaire racontant l'histoire des expropriations successives que l'activité minière a provoqué à Asbestos. Malgré le fait que la population était très majoritairement en accord avec ces expansions du puits minier, on regrette aujourd'hui la perte de la rue principale et du patrimoine bâti de la ville.
Croissance et vieillissement dans les MRC du Québec à l'horizon 2031
Par Olivier Brière le 3 décembre, 2009 - 10:07.
En 2031, si les tendances actuelles se maintiennent, la population de 67 des 104 municipalités régionales de comté (MRC) ou territoires équivalents sera supérieure à celle qu'elle était en 2006, tandis qu'elle aura diminué dans les 37 autres.
En Estrie, la croissance la moins prononcée s’observerait dans Le Granit avec une augmentation de population de 1,4% entre 2006 et 2031. Suivrait la MRC des Sources avec 8,3%, ce qui est beaucoup plus optimiste que la perte annoncée de 8,9% au tournant des années 2000.
Par ailleurs, comme cinq autres régions administratives du Québec, ce sont toutes les MRC de l’Estrie qui auraient un âge médian supérieur à la moyenne québécoise en 2031. La MRC des Sources figure troisième à ce chapitre avec un âge médian annoncé de 51,1 ans, derrière le Memphrémagog et le Granit à 53,2 ans.
L’âge médian désigne l’âge divisant la population en deux parties égales : 50% de la population est plus jeune que l’âge médian et l'autre moitié est plus âgée.
L'économie résidentielle : définition d'un concept utile pour penser le développement des territoires ruraux
Par Olivier Brière le 16 décembre, 2008 - 15:26.
Lors du dernier Salon de diversification agricole de Saint-Camille, M. Bernard Vachon, géographe et spécialiste en développement local et régional, a prononcé une conférence qui mettait en valeur certaines pistes susceptibles de favoriser le développement du monde rural.
Parmi elles, l'économie résidentielle, ou économie "présentielle", fait l'objet d'une vaste littérature en Europe et est d'un grand intérêt dans une démarche d'occupation du territoire.
Voici quelques extraits de la conférence qui permettent de définir le concept.
« Par "économie résidentielle", on entend l'économie d'un territoire qui dépend de la présence sur ce territoire de personnes disposant de revenus qui ont été générés ailleurs. Ces personnes sont principalement les résidents qui travaillent sur un autre territoire, les personnes retraitées et les touristes. On inclut aussi généralement dans ces revenus ceux qui proviennent de transferts sociaux (allocations familiales, chômage, prestations sociales diverses) et ceux qui proviennent de financements publics (administrations, éducation, affaires sociales). »
On différencie ainsi l’économie résidentielle de l'économie de « production », une activité qui la crée de la richesse par la production de biens et éventuellement son exportation.
Un moteur économique
Quand l'on regarde autour de soi, on peut concevoir l'importance de cette économie pour les communautés rurales. Que l'on pense aux personnes retraitées, aux villégiateurs, aux travailleurs habitant une communauté, mais travaillant à l'extérieur, aux télétravailleurs, etc. Selon les études citées par M. Vachon, pour certaines régions françaises, l'économie résidentielle représente les 2/3 des emplois.
Séduire, attirer et intégrer
Les territoires qui arrivent à combiner développement productif et attraction-rétention de revenus résidentiels, apparaissent certes comme les plus dynamiques. Stratégiquement, il s'agit de défendre, « si c’est possible », l’économie productive et promouvoir « l'effet économie résidentielle » du transfert de revenus générés sur d'autres territoires. »
Charlevoix : combiner activités productives et attraction-rétention de revenus résidentiels
Par Olivier Brière le 16 décembre, 2008 - 14:05.
La région de Charlevoix semble réussir à jouer sur les deux tableaux présentés par M. Vachon, l’économie de production et l’économie résidentielle. Comme il le mentionnait: « les territoires qui arrivent à combiner développement productif et attraction-rétention de revenus résidentiels apparaissent certes comme les plus dynamiques. »
Au niveau de la production, les nouvelles entreprises agricoles et l’industrie agroalimentaire de la région a réussi à relever l'enjeu de la compétitivité en développant des crénaux spécialisés, comme le souligne le reportage de la Semaine verte.
Pour ce qui est de l’économie résidentielle, la qualité du cadre de vie, la mise en valeur du milieu naturel et bâti et du patrimoine culturel font de la région une destination touristique renommée. Comme en témoignent les extraits d’un article paru dans l’Hebdo Charlevoisien, ces caractéristiques savent aussi convaincre des familles à s’installer.
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De plus en plus de municipalités courtisent les familles avec des terrains abordables. En plus de Clermont, de La Malbaie et de Notre-Dame-des-Monts, voilà que plusieurs petites municipalités, telles que Saint-Aimé-des-Lacs et Saint-Urbain, projettent d’offrir aussi des emplacements accessibles et y voient le futur de leur village.
« Les jeunes familles, c’est de la manne pour une municipalité. Juste pour notre école, ça la garde en vie », de commenter le maire de Notre-Dame-des-Monts Jean-Claude Simard. Là-bas, les 13 terrains municipaux aménagés il y a quatre ans ont tous été vendus et la municipalité table sur le prolongement de la rue du Jardin en 2009.
(...) Autre source de motivation, les dernières années ont été fructueuses pour les municipalités qui avaient des terrains de disponibles. C’est le cas de La Malbaie et Clermont. La première a vendu cette année 25 des 56 terrains disponibles, disant recueillir les effets positifs d’une offre de services plus complète, notamment avec le complexe sportif. Clermont a quant à elle vendu 59 parcelles depuis 2004, soit entre 8 et 15 par année. « Nous développons régulièrement depuis 10 ans », de rappeler le maire Jean-Pierre Gagnon. « Les nouvelles familles sont un signe de vitalité. Et c’est d’autant plus vrai quand on regarde les difficultés démographiques vécues par certaines municipalités du comté. Les familles apportent de la vie, des idées et nous permettent de maintenir en place nos services, comme pour les loisirs. »
Développer l'offre domiciliaire dans la MRC des Sources grâce à l'article 59
Par Olivier Brière le 15 décembre, 2008 - 19:55.
Une importante décision a été rendue récemment par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) dans le cadre d'une demande à portée collective faite par la MRC des Sources. Dans toutes les municipalités de la MRC, de nouvelles autorisations de construire ont été accordées permettant à certaines municipalités d'augmenter substantiellement leur offre résidentielle potentielle sur leur territoire. Comme nous l'abordons dans notre thématique, l'établissement de nouveaux résidents est un levier économique important pour une municipalité.
Voici un bref résumé de cette décision et des cartes en appuis pour chacune des municipalités. Pour plus de détails sur l’article 59 et ses effets sur certains terrains, il est important de se référer à l’inspecteur municipal de la municipalité.
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Selon la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA), il est nécessaire d’avoir une autorisation de la CPTAQ avant d’implanter une résidence en zone agricole.
L’article 59 de la LPTAA permet à une MRC de soumettre une demande à la CPTAQ afin de cibler, en accord avec les municipalités et l’Union des producteurs agricoles (UPA), des terres à faible potentiel agricole qui pourraient être utilisées à des fins résidentielles en zone agricole, sans avoir à faire de demande d’autorisation à la CPTAQ. Il est à noter que la demande à portée collective concerne les usages résidentiels seulement.
Les cartes qui sont disponibles plus bas présentent les zones qui ont été identifiées et où il serait possible d’implanter une résidence à partir de mai 2009.
Les zones en affectation « rurale » (vert pâle), « forêt » (vert foncé) ou « récréo-touritistique » (mauve) permettront désormais la construction d’une résidence si la taille du terrain est supérieure à 20 hectares. Un terrain de plus de 200 hectares pourra être morcellé et sera constructible, mais chacune des parties résultantes doit avoir un minimum de 100 hectares.
Les îlots
Les parties en rouge plein, et hachurées en rouge sont une autre catégorie de terrains constructibles, les îlots. Il s’agit de terrains pour lesquels il y avait un regroupement de résidences de faible densité, caractérisé par le morcellement des terres. La nouvelle réglementation permet aujourd’hui de construire une résidence sur les terrains visées s’ils ont un mimimum de 3000 m2 ou 4000 m2 et s’ils respectent les autres règlements municipaux. Les îlots « avec morcellement » (rouge plein) peuvent être séparé d’une terre agricole ou d’une terre en affectation « rurale», « forêt » ou « récréo-touristique », tandis que ceux « sans morcellement » ne peuvent l’être. Après morcellement, les terres en affectation devront conserver un minimum de 20 hectares et celles à vocation agricole un minimum de 100 hectares. La nouvelle réglementation ne vient pas modifier les droits acquis déjà existants.
Les services au centre de l'attractivité : le cas de St-Joachim-de-Shefford
Par Olivier Brière le 15 décembre, 2008 - 19:24.
Tel que le mentionnait M. Vachon, "pour plusieurs communautés, plutôt que l'enjeu de la compétitivité, c'est celui de l'attractivité qui apparaîtra le mieux adapté et le plus profitable. Les stratégies axées sur l'attractivité territoriale porteront sur les services offerts aux citoyens, la qualité du cadre de vie, la mise en valeur du milieu naturel et bâti et du patrimoine culturel, etc."
Comme en témoigne Cynthia Rivard dans un article paru dans le bulletin "Québec rural" de Solidarité rurale du Québec, St-Joachim-de-Shefford bénéficie aujourd'hui des effets d'un investissement dans les services offerts à la population.
St-Joachim-de-Shefford, l'international
Cette année, nos écoles accueillent 18 000 élèves de moins que l'an dernier. À St-Joachim-de-Shefford pourtant, un petit village de 422 familles, l'école centrale accueille 35 élèves en plus. À l'origine de cette hausse ? Une directrice et des enseignants engagés, un conseil municipal conscient du potentiel de leur localité, un agent de développement dynamique et. le Pacte rural. « Depuis mon entrée en poste, j'étais inquiète de la situation de l'école. Le nombre d'élèves diminuait sans cesse. De fil en aiguille, après avoir parlé au maire de St-Joachim et à l'agente de développement, l'idée est venue de mettre en place le programme d'éducation internationale. » La mise en place d'un programme international est cependant ardue. Il faut en effet satisfaire aux exigences de la Société des établissements du baccalauréat international du Québec, qui demande entre autres la préparation de six modules de recherche, une opération nécessitant beaucoup de temps consacré par les enseignants, en plus de l'apprentissage d'une troisième langue par les élèves. Grâce au Pacte rural, la directrice a pu libérer ses enseignants pour qu'ils travaillent au projet. Après une année de préparation, l'École Centrale ouvrait ses portes à 125 jeunes en quête d'ouverture sur le monde et sur l'autre.
Des retombées inattendues
Pour le maire de l'endroit, René Beauregard, l'école internationale fait partie d'un objectif plus vaste; celui de faire de son village, situé à 15 minutes de Granby, un havre pour les jeunes familles en quête de sens. « Les gens parlaient de St-Joachim-de-Shefford en disant qu'il ne s'y passait rien, il y a quelques années. Maintenant, ils voient que ça bouge, leur perception est en train de changer. » Car en plus de l'école, St-Joachim-de-Shefford a fait parler de lui pour sa coopérative, qui compte plus de 200 familles membres, et qui offrira sous peu les services d'une station-service, d'un dépanneur et d'un casse-croûte. La municipalité a également embauché une technicienne en loisirs qui met de la vie dans les soirées des jeunes et des moins jeunes. Au bout du compte, l'école internationale, jumelée à ces autres initiatives et à l'image positive qui se dégage aujourd'hui du village, a amené 20 acheteurs à se procurer les terrains que la municipalité avait mis en vente dans son développement résidentiel. Tous ces acheteurs vont construire d'ici deux ans. La municipalité est maintenant en démarche afin d'offrir de nouveaux terrains.
En Estrie : la Politique régionale de la Famille de la MRC de Coaticook
Par Olivier Brière le 25 novembre, 2008 - 10:05.
La MRC de Coaticook fut l’une des premières au Québec à se doter d’une politique familiale régionale en 1995, sous l'impulsion de la Ville de Coaticook et de son maire, André Langevin. La politique d’alors se voulait un outil visant à reconnaître, encourager et valoriser cette institution qu’est la famille, par une série d’actions concrètes et cohérentes. La version révisée, se veut donc une politique rajeunie, actuelle, ayant pour but d’améliorer de façon continue le mieux-être des familles et favoriser leur épanouissement.
La Ville de Coaticook est également une pionnière au Québec dans le développement d'incitatifs à l'établissement. On peut consulter sur son site Internet les Politiques familiale et d'accès à la propriété et son programme d'encouragment à la construction de logements locatifs.
En Estrie : Politique d'accueil de la Ville d'Asbestos
Par Olivier Brière le 25 novembre, 2008 - 09:15.
La ville d'Asbestos a lancé récemment sa nouvelle politique d'accueil. Le projet piloté par la maison des familles Famillaction vise à offrir un accueil personnalisé à tous les nouveaux résidents pour faire connaître les services offerts, les activités tenues et les organismes sur le territoire. Rompant avec la tradition du panier d'accueil, la nouvelle politique veut mettre à l'avant-plan la qualité de l'acceuil des Asbestriens et Asbestriennes en mobilisant la population et les acteurs locaux pour faire valoir les atouts de la municipalité. La ville d'Asbestos a une population de 6977 personnes et a connu hausse de 150 personnes depuis 2006.
En Estrie : le Partenariat régional d’intégration de la main-d’œuvre en santé et en services sociaux (PRIMOSSS)
Par Olivier Brière le 24 novembre, 2008 - 21:03.
PRIMOSSS à pour objectifs de valoriser les carrières dans le domaine de la santé et des services sociaux, en plus d’encourager les personnes à venir étudier, à s’installer et à travailler dans la région de l’Estrie. PRIMOSSS aide les étudiants inscrits à un programme de formation en santé à trouver, dès leur première année d’études, des stages et des emplois dans un établissement de santé de l’Estrie. Une fois les études terminées, les finissants accéderont plus facilement aux postes offerts par ces établissements de santé.
En Estrie: la Politique d'accueil et d'intégration des personnes immigrantes de la ville de Sherbrooke
Par Olivier Brière le 24 novembre, 2008 - 20:57.
En 2004, la ville de Sherbrooke devenait la première « ville regroupée à se doter d’une politique d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes.» Cette politique vient poser les principaux jalons pour permettre aux personnes immigrantes de participer activement au développement économique, démographique, social et culturel de Sherbrooke.
En Estrie : la Politique de rurbanisation dans la MRC du Haut-St-François
Par Olivier Brière le 24 novembre, 2008 - 20:50.
La politique de rurbanisation est née de la volonté d’avoir démarche proactive face aux problématiques que peut engendrer une baisse de la démographie. La vision de la politique est d’améliorer la qualité de vie de la population locale afin d’inciter de nouveaux arrivants à s’établir sur le territoire. En plus de l’attraction de population qui découle de l’étalement urbain et/ou d’un retour vers la campagne, le CLD du Haut-Saint-François et ses partenaires étendent le concept de rurbanisation au maintien de la population actuelle. Les cinq enjeux qui orientent la politique et le plan d’action sont l’offre résidentielle, la diversification économique, les services de proximités, le dynamisme local et la communication.
Au Québec : Séduction Bois-Francs et le Groupe cible au Centre-du-Québec
Par Olivier Brière le 24 novembre, 2008 - 18:02.
Séduction Bois-Francs a pour mission de contrer l’exode des jeunes dans la MRC d’Arthabaska. Le comité est formé d’une vingtaine d’organismes dont le Centre local d’emploi de Victoriaville, la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable, le Cégep de Victoriaville et la Commission scolaire des Bois-Francs. Il réunit donc, autour d’une même table, des gens du milieu de l’éducation, des affaires, du communautaire, de la politique et de l’emploi. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, ces institutions travaillent en concertation pour trouver des solutions novatrices et durables visant à attirer de nouveaux résidents dans les Bois-Francs. Des initiatives sont également mises en branle afin d’inciter les gens à demeurer dans la région. Les actions du comité sont principalement orientées vers les personnes âgées de 15 à 35 ans; celles-ci étant la relève. Cependant, bien que les jeunes soient sa priorité, Séduction Bois-Francs considère toutes les opportunités contribuant à accomplir sa mission.
Fondé en 1997, le Groupe Cible était autrefois connu sous les noms de « comité exode » et « comité Revitalisation Jeunesse ». L’objectif du Groupe Cible est de réunir les partenaires du milieu afin de promouvoir la région de Bécancour | Nicolet-Yamaska pour favoriser la migration des jeunes sur son territoire, et les inciter à s'y installer définitivement.
En France : la politique d'accueil de la Région du Limousin
Par Olivier Brière le 24 novembre, 2008 - 17:49.
La Région Limousin est en France une pionnière en matière d’accueil de nouvelles populations. À partir d’un diagnostic économique, social et culturel réalisé en 1987, la région a décidé de faire de l’accueil de nouvelles populations une politique forte. L’idée était de pouvoir bâtir une stratégie qui s’appuyait sur une communication importante, mais aussi sur des soutiens à des gens qui venaient créer de l’activité, qui venaient s’installer en Limousin. Pour mener à bien cette politique d’accueil, la Région Limousin a lancé un appel aux acteurs locaux pour mettre en place des Pôles Locaux d’Accueil pour chacun des territoires (l'équivalent des MRC au Québec). Partenaires privilégiés, les Pôles Locaux d’Accueil sont les véritables acteurs de proximité de l’accueil au plus près du porteur de projet sur le territoire.
Habiter en milieu rural : des passerelles entre la ville et la campagne
Par Olivier Brière le 3 juillet, 2008 - 11:25.
En France, dans la région du Limousin, l'association De fil en réseaux accompagne les nouveaux arrivants et les porteurs de projets qui souhaitent s'installer en milieu rural. Afin de faciliter leurs démarches d'installation, elle a mis sur pied un concept novateur : des logements passerelles. Ce projet a été mis en place pour faciliter l'accès au logement locatif, une ressource rare en milieu rural. Les personnes désirant s'installer ont ainsi accès à des logements ou des maisons pour une période variant de six mois à un an. Cela leur permet de « tester » le territoire, de valider les représentations qu'ils s'en font à prime abord et de développer des réseaux d'affaires et de solidarité en attendant de s'installer de façon permanente. Les nouveaux entrepreneurs peuvent donc se consacrer pleinement à leurs activités en démarrage, plutôt que d'investir beaucoup de temps et de parcourir de longues distances à la recherche d'un logement ou d'une propriété. La demande pour ce genre d'hébergement temporaire étant plus forte que l'offre, l'association tente actuellement de convaincre des propriétaires de l'intérêt pour le territoire d'offrir des locations à plus court terme.
Les activités de l'association De fil en réseaux s'articulent principalement autour de la mise en place de conditions accueillantes dans les villages et de l'accompagnement des nouveaux arrivants : espaces d'essais pour confronter les projets aux réalités du terrain, chantiers d'entraide pour donner un coup de pouce ponctuel à un projet ou à une situation, relais associatifs de proximité pour briser l'isolement, journées de formation ou d'information, aide au réseautage, hébergement temporaire, etc.
Source: Information publiée dans le bulletin "Québec rural" de mai 2008 par Solidarité rurale du Québec.
Au Québec: MigrAction et "Ici, c'est possible" au Saguenay-Lac-Saint-Jean
Par Olivier Brière le 27 février, 2008 - 13:40.
Migraction ou comment positionner le Saguenay-Lac-Saint-Jean comme un milieu de vie attrayant sur le marché de la migration...
(...) Il faut donc positionner la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean comme un milieu de vie attrayant pour les jeunes d’ici et d’ailleurs, pour la future main d’œuvre qualifiée. On a toujours pensé que la ressource humaine était inépuisable, mais les études sur l’érosion de la main d'oeuvre nous révèlent le contraire. Les entreprises s’arracheront cette m-o qualifiée au cours des prochaines années.
C’est justement ce que propose la Stratégie MigrAction. Créer les conditions favorables à l’établissement des jeunes. Attaquer la problématique du bilan migratoire négatif sous différents angles. Passer en mode solutions en mettant en œuvre une stratégie globale d’intervention. Des acteurs du développement mobilisés qui travaillent à doter leur milieu d’avantages comparatifs, de politiques d’accueil innovatrices. Une région qui vendra ses attraits aux jeunes d’ici et d’ailleurs.
Le groupe REPÈRE et la campagne "Ici, c'est possible"
Pour la première fois, tous les médias de la région et une multitude de partenaires s’associent et participent à une vaste campagne publicitaire dont l’objectif est de valoriser l’image du Saguenay–Lac-Saint-Jean. L’objectif est simple, pendant les trois prochaines années, vous démontrer qu’au Saguenay–Lac-Saint-Jean, peu importe vos rêves, vos aspirations, vos projets, ICI c’est possible…
Zevillage: l'accueil de télétravailleurs dans la région de l'Orne
Par Olivier Brière le 25 janvier, 2008 - 11:19.
Zevillage est un projet d'accueil d'entreprises et d'indépendants organisés en télétravail dans la région de l’Orne en France.
Zevillage, la commune d'Essay et ses partenaires mettent l'accent sur la qualité de l'accueil des candidats. Différentes mesures sont proposées pour faciliter l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants : le parrainage par un élu/habitant de chaque candidat à l’installation, l’intégration dans les réseaux locaux, le recensement de l'offre immobilière disponible à usage privé et professionnel, la mise à disposition d'un lieu de rencontre avec salle de réunion équipée et la connexion à Internet en vrai haut débit.
Finalement, le Zevillage.net est une mine d’information sur le télétravail.
Charlevoix: un portail pour les nouveaux résidents
Par Olivier Brière le 17 décembre, 2007 - 11:45.
Un outil bien de son temps vient de voir le jour, grâce à une concertation sans précédent. Futurs résidants? Avec « Charlevoix me voilà », vous êtes à un clic de tout ce que vous devez savoir si l'aventure charlevoisienne vous tente!
La pénurie de main-d'oeuvre est, sinon présente, imminente. On s'entend pour dire que près de 5000 emplois seront à combler d'ici quelques décennies et que la population actuelle ne suffira pas à la demande. Parmi les pistes de solution, il y a l'immigration. C'est pourquoi les deux MRC et leurs CLD (Centre local de développement), Emploi Québec, Place aux Jeunes, les Services de main-d'oeuvre l'Appui, sous l'impulsion de
Le site Internet qui vient d'être mis en ligne se veut un outil de communication entre les organismes de la région et les nouveaux résidants, présents ou en devenir.
« C'est un véritable besoin! Via Place aux Jeunes, on a déjà plus de 600 dossiers ouverts, de jeunes intéressés à s'établir ici. Avec le portail, ils trouveront des réponses à plusieurs de leurs questions, en plus d'avoir accès aux offres d'emploi, aux sites des municipalités, aux formations offertes, avec des références dans chaque onglet pour s'y retrouver et entrer en contact avec les bonnes personnes », explique Lyne Tremblay, agente de migration et coordonnatrice de Place aux Jeunes.
Télétravail: l'exemple de Pinawa au Manitoba
Par Olivier Brière le 17 décembre, 2007 - 09:20.
Diversification économique, quand les chevreuils et les entreprises technologiques se côtoient
Par Chakda Yorn, chercheur à Solidarité rurale du Québec
Pinawa, au Manitoba, est une petite communauté de 1450 personnes située à environ 1 h 30 au nord-est de Winnipeg, à la limite d'un parc provincial à la frontière de l'Ontario.
Cette communauté a eu deux morts annoncées.
Pinawa a été établie au début du 20ième siècle pour exploiter une installation hydroélectrique qui fermait en 1951. En 1963, Énergie Atomique Canada Limitée (EACL) y a construit un centre de recherche nucléaire qui employait, dans les meilleures années, près de 1200 personnes. En 1994, EACL décidait de fermer une de ses deux installations canadiennes, Pinawa a écopé. Pour vingt ans encore, environ 200 employés s'occuperont du démantèlement des installations. Cette communauté est donc une « ville monoindustrielle planifiée » typique.
Habituellement, la crise survient avec une atmosphère de défaite, des larmes, des maisons dévalorisées et des déménagements. À Pinawa, la majorité des employés sont restés après l'annonce. Le fédéral a fait sa part en mettant sur pied un bureau de diversification économique qui a fermé, sans résultats, après quelques années. Les anglophones appellent cela le Ah Haa moment, c'est-à-dire une décristallisation collective qui fait comprendre à la communauté qu'elle doit faire elle-même son développement.
Les employés de EACL sont des ingénieurs, des physiciens avec maîtrise et doctorat. La stratégie de diversification économique adoptée repose alors sur les entreprises hi-tech qui s'auto-emploient et qui ont des familles. Cela passe par Internet haute vitesse, installé vers 2001. Un fonds de diversification aide les entrepreneurs qui ont des idées.
Aujourd'hui, à Pinawa, il y a 118 entreprises offrant en Amérique et ailleurs dans le monde des expertises de pointe. Ces entreprises n'ont pas pignon sur rue car ce sont des Self-Employed Familily Entrepreners, installées dans leur sous-sol et qui sont connectées grâce à Internet. Il y a aussi un incubateur industriel pour offrir des espaces de bureau. Il est actuellement impossible d'acheter une maison à Pinawa. De nouveaux lotissements sont aménagés car on veut doubler sa population dans les prochaines années. Le succès attire et Pinawa reçoit des gens de partout, du Canada et d'ailleurs.
Le succès repose sur une vision, une stratégie réaliste qui misent sur ce qu'une communauté a de plus précieux : son capital humain. On tape sur le même clou indépendamment de qui est élu à la mairie, la vision et la stratégie perdurent. À Pinawa, on ne voit pas les entrepreneurs, mais les chevreuils oui, ils s'y promènent librement en grand nombre dans le village. Conte de fées ? Il y a sans doute des apprentissages pertinents pour les communautés : milieu physique d'intérêt, haute vitesse, communauté accueillante, stratégie pour attirer les travailleurs autonomes et les jeunes partis étudier, fonds de développement. Le reste dépend des acteurs.
Rapport de recherche: Les migrations ville-campagne et leurs conséquence sur les territoires ruraux du Québec
Par Olivier Brière le 29 novembre, 2007 - 10:55.
Une excellente recherche qui permet de saisir les motivations des migrants, les freins à leur établissement, les perceptions des milieux d'accueil et les facteurs de succès pour les accueillir.
Trois sites pour faciliter le retour en région
Par Olivier Brière le 29 novembre, 2007 - 10:09.
Migration rurale du Québec
Vous songez à changer de rythme, de cadre de vie et à vous établir en milieu rural ? Ce site vous propose des pistes de réflexion et vous suggère comment procéder, où aller, qui contacter, bref par où commencer afin de concrétiser ce projet de vie.
Place aux jeunes en région
Place aux Jeunes a pour mission de lutter contre l’exode et d’influencer la migration des jeunes qualifiés au profit de l’ensemble des régions du Québec. Ses principaux objectifs sont de :
- Prévenir et freiner l’exode des jeunes vers les grands centres urbains;
- Favoriser et promouvoir l’engagement social des jeunes en région;
- Promouvoir et faciliter l’intégration professionnelle des jeunes en région;
- Sensibiliser les jeunes, leur entourage et les acteurs locaux aux impacts de l’exode;
- Stimuler la création d’entreprises en région.
Accro des régions
Le site Accro des régions a pour fonction première de recenser les jeunes qui quittent leur région afin qu'ils conservent un lien avec le lieu d'origine. Il permet de démontrer le dynamisme des régions à ceux qui souhaitent s'y établir et y faire carrière. Le site est également une tribune facilitant la recherche d'emploi des jeunes diplômés en région. En effet, les employeurs à la recherche d'une main-d'oeuvre spécialisée profitent gracieusement de ce canal de diffusion et des services de nos 70 agents de migration répartis à la grandeur du Québec.
Comprendre la migration: différents articles sur le sujet
Par Olivier Brière le 29 novembre, 2007 - 08:59.
Trois enquêtes du groupe Ipsos et un dossier de Solidarité rurale du Québec pour saisir le phénomène de la néoruralité.
Comprendre la migration
Le portrait de Solidarité rurale du Québec sur l'état de la ruralité, sur les migrations ville-campagne et la néoruralité et un rapport de recherche couvrant notamment les motivations des migrants urbains, les perceptions du monde rural de même que les caractéristiques et les attentes des communautés d'accueil.
"Néo-ruraux" : les citadins s'installent à la campagne
La presse se fait fréquemment l’écho de ces citadins qui désirent vouloir s’installer à la campagne ou qui franchissent effectivement le pas. Mais on s’interroge plus rarement sur l’opinion des territoires qui les accueillent effectivement. Dans cette enquête, Ipsos interroge des maires de communes rurales sur leurs attentes, leurs regards et leurs attitudes face à ce mouvement de fond.
"Néo-ruraux" : portrait des citadins venus s'installer à la campagne
Ipsos a interrogé les maires de communes rurales, leurs concitoyens, et les néo-ruraux eux-même, afin de recueillir leur perception d'un phénomène qui tend à s'amplifier.
Les citadins s'installent à la campagne
Après avoir sondé les maires de communes rurales sur le phénomène des citadins actifs qui viennent s'installer à la campagne, Ipsos mène une enquête "miroir" auprès des néo ruraux afin d'avoir leur propre ressenti : opinions et attitudes des "néo-ruraux".
La politique d'accueil en Limousin : une action globale conduite avec les territoires
Par Olivier Brière le 29 novembre, 2007 - 08:40.
La politique d'accueil : une action globale conduite avec les territoires
En lançant dès 2002 des « pôles locaux d'accueil », la Région Limousin fait figure de pionnière et commence à inspirer l'action d'autres régions telles que l'Auvergne.
Chaque nouveau recensement de la population française le confirme : le monde rural exerce depuis quelques années un attrait grandissant. Ce phénomène permet de sauver du déclin nombre d'espaces touchés par la désertification et leur ouvre des perspectives de développement pour l'avenir inconcevables auparavant.
Mais pour pouvoir bénéficier de ce renouveau, les régions doivent s'organiser, concevoir des politiques d'accueil et mobiliser les acteurs locaux. Les régions comme les territoires sont en effet loin d'être tous égaux face à cette attractivité de l'espace rural ; et une insertion durable des nouveaux habitants dans l'économie et la société locale nécessite souvent des mesures appropriées d'appui et d'accompagnement.
Approche stratégique d'accueil. Le Limousin a été la première région en France à prendre toute la mesure de l'opportunité que représente l'aspiration des citadins à vivre et travailler à la campagne. Dès la fin des années 90, le conseil régional a commencé à engager une action pionnière en matière d'accueil, alors que l'on décomptait près de 10 000 nouveaux habitants par an s'installant dans la région, après un siècle de baisse continue de population (275 000 entre 1891 et 1999). La Région a d'abord intégré cette préoccupation dans ses politiques sectorielles : accueil d'étudiants, de stagiaires de la formation professionnelle, d'agriculteurs, d'artistes, etc. Elle a également sensibilisé et mobilisé la population autour de cette question, en en faisant une véritable « cause régionale », inscrite au cœur des orientations du contrat de plan État-Région 2000 - 2006. « La question de l'accueil est devenue une façon de réinterroger l'ensemble des enjeux du développement local en Limousin », comme le résume Stéphane Grasser, responsable du service accueil de la Région.
(...) L'impact exact attribuable à ces efforts est difficile à mesurer mais force est de constater qu'aujourd'hui, pour la première fois depuis bien longtemps, le Limousin a vu sa population augmenter en « solde net » avec un gain de 13 000 habitants entre 1999 et 2005.
Profil de la migration dans la MRC des Sources entre 2001 et 2006
Par Olivier Brière le 27 novembre, 2007 - 13:28.
L'Institut de la statistique du Québec est probablement un des meilleurs sites pour avoir un portrait de la situation de la migration au Québec. Quelques liens sont à souligner de manière particulière.
Répartition des sortants selon les trois principales régions de destination entre 2001 et 2006
Ce tableau fait ressortir les trois principales destinations de ceux qui quittent la MRC des Sources. Entre 2001 et 2006, 950 personnes ont quitté le territoire de la MRC. Pendant cette période, le taux de sortie de la MRC est de 6,6%, le taux d'entrée de 6,1% pour un taux net de -0,5% (solde migratoire négatif), soit à peu près les mêmes données qu'entre la période de1996 à 2001.
On peut souligner l'influence marquée de la ceinture montréalaise. Effectivement, parmi les trois principales destinations des sortants, Montréal arrivait première avec une proportion de 40,7%, suivi du Centre-du-Québec avec 25,8% des sortants et la Montérégie avec 10,3%.
Soldes migratoires internes et taux de migration interne par âge
Un fichier Excel qui permet de comparer rapidement l'évolution des soldes migratoires par groupe d'âge et par MRC entre les périodes 1996 à 2001 et 2001 à 2006. Dans le fichier, il faut entrer le numéro de la MRC (numéro 40 pour la MRC des Sources) et une série de graphiques apparaissent.
On y remarque que les soldes migratoires sont positifs pour les 50-64 ans entre 2001 et 2006 comparativement à des soldes négatifs entre 1996 et 2001, que le solde migratoire des jeunes de 20 à 34 ans entre 2001 et 2006 sont toujours négatifs et dans une proportion plus importante qu'entre 1996 et 2001, et que le solde migratoire des jeunes de 0 à 14 ans est toujours positif, mais dans une moins grande proportion qu'entre 1996-2001.
La Corvée collective: une politique d'accueil et d'intégration dans la MRC de l'Islet
Par Olivier Brière le 20 novembre, 2007 - 14:56.
La MRC de L’Islet a entrepris, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de la ruralité, un certain nombre d’actions afin de mobiliser les forces vives de son milieu.
En effet, la problématique sérieuse de vieillissement et d’exode de la population entraîne des conséquences importantes sur le tissu socioéconomique de la région. C’est ainsi qu’est né le projet de Corvée collective dans la MRC de L’Islet.
Il s’agit d’un projet ambitieux, mobilisateur et structurant nécessitant l’implication des partenaires socioéconomiques du territoire et faisant appel à la population toute entière pour sa réalisation. Le projet de Corvée collective vise l’atteinte des objectifs généraux suivants :
- Renforcer la capacité attractive du territoire de la MRC de L’Islet pour les familles résidant à l’extérieur de la MRC de L’Islet
- Freiner l’exode de familles résidant actuellement sur le territoire de la MRC
Pour atteindre ces objectifs, la MRC de L’Islet et ses différents partenaires socioéconomiques s’engagent à adopter et à mettre en place une série de mesures, notamment :
- Programme d'accès à la propriété
- Politique d’accueil
- Politique familiale
- Politique de soutien à l’emploi
- Politique culturelle régionale
S’installer dans la MRC des Sources : des incitatifs alléchants!
Par Olivier Brière le 30 octobre, 2007 - 14:38.
Plusieurs organisations du territoire se sont mobilisées pour faciliter l’installation de jeunes dans la MRC des Sources. Voici quelques unes des mesures qui pourraient vous être utiles.
Programme d’accession à la propriété
Offert par la Caisse populaire des Métaux blancs dans les municipalités de Danville, Asbestos et Saint-Adrien, ce programme permet à des jeunes de 18 à 35 ans de profiter d’une aide de 2500$ à 4000$ à l’achat d’une première maison dans la région. Le montant varie en fonction du nombre d’adulte et d’enfant composant le ménage. À cette aide, les municipalités concernées offre un montant supplémentaire de 500 $ à 1000$ par famille. Divers professionnels, tels des notaires, se sont joints au programme. Certaines conditions s’appliquent selon la situation du ménage et la municipalité.
Crédit de taxes foncières
Les municipalités de Wotton, Saint-Adrien, Danville et Saint-Camille offrent un crédit de taxes foncières pendant 2 à 3 ans sur les constructions neuves et sur certaines rénovations majeures de bâtiments existants. Ce crédit de taxes est applicable dans certaines parties du périmètre urbain ou à l'ensemble de la municipalité, selon le cas.
Participation à la construction
La municipalité de Saint-Camille offre également le ponceau d’entrée (calvette) et son installation (valeur de 1600$) à de nouvelles propriétés, tandis que la Caisse populaire de Saint-Camille offre un montant de 500$ à toute personne qui contracte un prêt hypothécaire chez elle pour une construction neuve.
Terrains gratuits
La municipalité de Saint-Georges-de-Windsor a quant à elle développé une nouvelle rue dans le village sur laquelle sont offerts gratuitement des terrains. Le propriétaire doit s’engager à construire dans un délai de 2 ans et s’acquitter des frais de branchement au réseau d’égoût.
La ville de Danville offre également des terrains dans le projet domiciliaire Comtois - Hémond. Le coût de ces terrains se limite au frais relatifs à l'installation des infrastructures (aqueduc, égoût).
Pour informations:
- Caisse Desjardins des Métaux blancs: 819-879-7167
- Caisse populaire Desjardins de Dudswell-St-Camille: 819-828-2590
- Ville de Danville: 819-839-2771
- Municipalité de Saint-Adrien: 819-828-2872
- Municipalité de Saint-Camille: 819-828-3222
- Municipalité de Saint-Georges-de-Windsor: 819-828-2716
- Municipalité de Wotton: 819-828-2112
Solidarité rurale du Québec : dossier migration et ruralité
Par Olivier Brière le 19 mars, 2007 - 16:53.
« Le Québec a connu une croissance démographique de l’ordre de 4,85 % entre 1996 et 2005. Cette croissance moyenne positive dissimule de grandes disparités, tant entre les municipalités régionales de comté (MRC) qu’entre les municipalités. Au cours de cette même période (de 1996 à 2005), 44 MRC ont enregistré une décroissance de leur population. Parmi les quelque 1 200 municipalités que compte le Québec, la moitié a connu une baisse démographique. »
« La migration vers les milieux ruraux semble manifester une nouvelle tendance depuis les cinq dernières années. Une analyse portant sur cette période montre l’amorce de ce qui peut devenir une inversion significative de la tendance des mouvements migratoires (voir le tableau 4). Globalement, l’afflux vers les milieux ruraux a augmenté au cours de ces cinq dernières années et a touché, presque dans la même proportion, les différents types de MRC à caractère rural : MRC rurales, MRC rurales avec AR et MRC rurales avec CM. Le solde migratoire globalement déficitaire des milieux ruraux s’est donc nettement inversé durant cette période (1999-2000 et 2004-2005), particulièrement dans les milieux ruraux situés en dehors des zones métropolitaines. »
Mouvements migratoires et données socio-économique de l'Estrie
Par Olivier Brière le 15 juillet, 2010 - 09:22.
Coup d'oeil sur les principales données socio-économiques de l'Estrie, dont les mouvements migratoires. À ce sujet, le solde migratoire de la région est bien faible en 2009 avec un gain de 40 personnes pour la région de l'Estrie. N'eut été de l'accroissement naturel de la population par les naissances (en hausse) et de l'immigration internationale, plusieurs MRC, et la région dans son ensemble, auraient enregistré des pertes démographiques. Cela semble confirmer l'énoncé de l'Institut de la statistique du Québec sur l'évolution démographique de la province dans son plus récent Portrait des régions du Québec :
"Les tendances récentes en matière de fécondité, de mortalité et de migration, ainsi que la structure par âge vont infuencer la croissance démographique du Québec et de ses régions au cours des prochaines décennies. Les résultats du scénario de référence de l’édition 2009 des perspectives démographiques de l’Institut, qui regroupe les hypothèses les plus plausibles quant à l’évolution prochaine de ces différents facteurs, nous permettent d’envisager leur incidence sur le paysage démographique de demain.
Selon ce scénario, la population du Québec continuerait de croître jusqu’en 2056 pour s’établir à 9,21 millions d’individus. Ce bilan perspectif contraste avec celui réalisé en 2003, qui anticipait plutôt un déclin de la population à partir de 2031. La récente hausse de la fécondité et les volumes accrus d’immigrants internationaux expliquent que l’on projette actuellement une poursuite de la croissance, mais le rythme de celle-ci devrait s’affaiblir progressivement. En raison d’une population accrue aux âges où la mortalité est élevée, le nombre de décès devrait augmenter et pourrait surpasser celui des naissances à partir de la fn des années 2020. Le maintien d’une croissance faiblement positive reposerait ensuite sur l’immigration internationale." (Source: ISQ, Panorama des régions du Québec, Édition 2010, page 38)

























