21 février 2008 - Financement de proximité

Les clubs CIGALES en France

Un club CIGALES (Club d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire) est une structure de capital risque solidaire mobilisant l'épargne de ses membres au service de la création et du développement de petites entreprises locales et collectives.

Le Club est constitué de 5 à 20 personnes qui mettent une partie de leur épargne en commun. Il se réunit plusieurs fois par an pour recevoir les créateurs, décider de leur placements et affecter cette épargne collective au capital des entreprises.

C’est un lieu d’échanges et d’auto-formation sur les questions économiques et de développement local, où investisseurs et porteurs de projet font l’expérience d’une économie socialement responsable et solidaire.

Le club a une durée de vie de 5 ans, prorogeable une fois. Au terme de sa vie, il procède à la liquidation de son portefeuille, au prorata des apports des cigaliers.

Les CIGALES sont au carrefour de l’épargne de proximité, de l’épargne éthique et de l’épargne solidaire.

 

VIDÉO:  Les "CIGALES", en France
Les "CIGALES" sont des associations qui permettent le financement local pour le démarrage de petits projets.  Entrevue avec un des fondateurs, Pascal Mosseti.

 

 

Henri-Paul Bellerose

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Source vidéo
19 février 2008

Henri-Paul Bellerose, président du Groupe du Coin de Saint-Camille.

Wotton passe du papier à l’acier!

(Wotton, 12 février 2008) – C’est avec fierté que le comité des loisirs de Wotton annonce officiellement l’obtention d’une subvention de 320 691 $ émise par le ministère de l’Éducation, du loisir et du sport (MELS) dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives, en vue de la construction de la phase 2 du centre multifonctionnel  de Wotton.

C’est le président du caucus du gouvernement et député de Richmond, M. Yvon Vallières qui a procédé à cette annonce en présence du directeur régional de l’Estrie, M. Benoît Rousseau,  du maire de la municipalité de Wotton, M. Ghislain Drouin, des membres du conseil municipal de Wotton, de la présidente du Comité des loisirs, Mme Céline Vaillancourt, de Jacynthe Bourget, agente de développement rurale de la MRC des Sources, des partenaires du projet, dont la Caisse populaire des Horizons, et plusieurs autres acteurs du milieu.

« Nous sommes heureux d’avoir reçu une réponse positive du MELS, a ajouté Céline Vaillancourt, présidente du comité des loisirs. Enfin nous allons pouvoir réaliser le rêve d’avoir, dans notre village, un endroit où pratiquer des activités et  des loisirs à coût moindre, sans avoir à nous déplacer à l’extérieur. »

En effet, la phase 2 du projet prévoit la construction d’un chalet de services sur deux étages, avec au rez-de–chaussée deux chambres de joueurs, des toilettes adéquates, une cuisine et une mezzanine au deuxième étage. Cette bâtisse recouvrira une section intérieure non chauffée, où se trouve la patinoire (glace naturelle qui sera fonctionnelle dès cet hiver) et un espace de jeux à l ‘abri des intempéries en tout temps.  Ces travaux totalisent un investissement de 641 382 $ et s’ajoutent à la phase 1 dont les travaux ont été complétés le 30 octobre 2007. Cette première phase consistait à construire une plate-forme de béton poli sur fondations de 150 pieds x 76 pieds comme base pour la patinoire et comme espace  de jeux.

Rappelons que ce projet a pris forme en 2002 d’une concertation du Comité des loisirs avec le Club optimiste de Wotton afin de créer un lieu pour la pratique d’activités physiques et de loisirs qui soit disponible pour l’ensemble de la population, et ce, toute l’année.

Le Comité des loisirs est présentement en campagne de financement. Plusieurs activités seront mises en branle tout au long de l’année afin d’amasser l’argent nécessaire pour mener à terme ce projet d’envergure qui totalise 852 174 $.
 
 Notons que plusieurs partenaires ont déjà signifié leur appui au projet : le député de Richmond M. Yvon Vallières, la Municipalité de Wotton, une quinzaine d’organismes du milieu, plusieurs municipalités (Saint-Joseph de Ham-Sud, Saint-Camille, Danville, Saint-Adrien et  Saint-Georges de Windsor), Municipalité régionale de comté (MRC) des Sources, le Comité de ruralité du CLD des Sources, Québec en forme, le Conseil sports et loisirs de l’Estrie.

Passons du papier à l’acier!

Pour information :

Nancy Bourget , nancybourget@hotmail.com
Rainbow Charbonneau, raincharbonneau@hotmail.com
Comité des loisirs de Wotton
819-828-0145

Le Groupe du Coin : 3e acquisition, le garage à Roméo

En 2008, soit 23 années plus tard, le Groupe du Coin compte 9 actionnaires. En 2002, il devenait propriétaire du Garage à Roméo. Des artistes et artisans louent les espaces pour leurs productions personnelles. 

« C’est ensuite un garage désaffecté qui, toujours grâce au Groupe du Coin, va se transformer en centre multimédia. Ses possibilités sont démultipliées depuis l’arrivée de la fibre optique à Saint-Camille à la fin 2005, permettant l’accès à l’Internet à très haut débit. »

Bernard Cassen, Monde diplomatique

 

« À Saint-Camille on retrouve un nombre important d’institutions structurantes
lorsqu’on considère que la population n’est que d’environ 460 habitants.

Le Groupe du coin, tel qu’il a déjà été mentionné, figure parmi les premiers
regroupements du «renouveau » de Saint-Camille. Il s’agit d’une corporation privée
à vocation communautaire qui investit dans le démarrage de projets. Il a d’ailleurs
été l’instigateur de la plupart des projets structurants dans la communauté. Il
conserve son rôle de conseil et d’appui aux différents projets. »

L’’École éloignée en réseau - Étude de cas
La communauté de Saint-Camille et l’école Christ-Roi, CEFRIO, 2004

Le Groupe du Coin : 2e acquisition, le presbytère

En 1999, le Groupe du Coin devient propriétaire du presbytère suite à la demande de citoyens qui souhaitaient donner une nouvelle vocation à l’immeuble depuis la mise en vente de l’édifice par la fabrique.

Le groupe passe alors de 5 actionnaires à 7 actionnaires chacun investissant 1 200 $ en actions. Sur une période de deux ans, un projet de coopérative de solidarité sera élaboré et permettra la création de la coopérative de solidarité La Corvée. Un projet de coopérative d’habitation s’en suivra et des investissements majeurs permettront l’aménagement de 9 logements. Le Groupe du Coin revend alors l’édifice à la nouvelle coopérative.

Le Groupe du Coin en plus de donner du temps à la conceptualisation des projets, participe à la réflexion et met en commun l’expertise de ses membres.

« En créant, en 1985, la société de capital-risque Le Groupe du Coin, ses quatre actionnaires, héritiers de cet esprit pionnier, n’avaient aucune intention de réaliser des opérations spéculatives. En injectant chacun 1 200 dollars par an, ils voulaient se doter d’un outil pour enrayer la chute de la démographie du village, passée de mille cent personnes en 1911 à quatre cent quarante en 2001, en raison de la disparition des entreprises de transformation et de commercialisation des produits de l’agriculture et de l’exploitation forestière, et donc des emplois correspondants.

Face à cette mort annoncée, la méthode ? Racheter des locaux rendus vacants et les réaffecter à des activités susceptibles d’abord de fixer la population, puis, par leur capacité d’attraction, de la faire remonter.

Après l’achat du magasin général, ce sera celui du presbytère, transformé, en 1999, en deux coopératives regroupées sous le nom – sans connotation péjorative au Québec – de La Corvée : une d’habitation, avec neuf logements pour personnes âgées ; l’autre de clinique de santé où chacun, tout particulièrement les pensionnaires voisins, peut recevoir des soins de bien-être ou se faire livrer des médicaments préalablement commandés dans une pharmacie d’Asbestos ou de la région. La Corvée est un élément-clé de la vie communautaire de Saint-Camille, fondée sur le brassage et la solidarité des générations. »

Extrait de l’article du Monde diplomatique par Bernard Cassen :
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/08/CASSEN/13778
 

Le Groupe du Coin : 1ère acquisition, le magasin général

En 1985, le groupe du coin (compagnie privée) devenait propriétaire du magasin général repris par la caisse populaire. Au départ, quatre actionnaires investiront environ 1 200 $ par année sur une période de 6 ans. Presque 10 ans plus tard en 1994, l’immeuble sera vendu à l’association le P’tit Bonheur, organisme à but non-lucratif qui a vu le jour en 1988.

Les investisseurs retrouveront l’argent investit et conserveront un fonds de 1 200 $ par actionnaire. Ces argents serviront à la réalisation de projets futurs.

La philosophie du groupe du coin est de gérer un fonds éthique de proximité pour aider le démarrage de projets pour le bien commun de la municipalité de Saint-Camille.

« Saint-Camille possède un nombre relativement élevé d'organisations actives et structurantes si l'on considère sa petite taille. Parmi elles, certaines ont joué un rôle important dans le devenir de la municipalité.

Dès le début des années 1980, le Groupe du coin, une corporation privée de capital risque composée de citoyens-nes du village, a été créée pour acheter et conserver la vocation communautaire des bâtiments historiques du village lors de leur mise en vente. Le Groupe du coin assumait la transition entre l'ancienne utilisation et la nouvelle qui était à naître.

C'est ainsi que l'ancien magasin général fut convertit en salle de spectacle et d'exposition, le P'tit Bonheur de Saint-Camille. Cet endroit accueille, depuis 1988, les artistes professionnels de la province et d'ailleurs et demeure un des lieux importants de diffusion de la culture dans la région.

Plus qu'un lieu artistique, le P'tit Bonheur est également le cœur de la vie communautaire du village. Lieu de rassemblement, il accueille deux fois par semaine des repas offerts aux enfants de l'école primaire et à la communauté: la popote roulante, le mardi, permet de rejoindre les personnes agées isolées; et la pizza du vendredi, est un moyen d'autofinancement de l'organisme depuis ses tous débuts. Tous les repas sont faits par des bénévoles, qui sont, en tout, autour d'une centaine à «mettre la main à la pâte». »

Extrait de Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Camille

 

VIDÉO : le Groupe du Coin, à Saint-Camille
Exemple de financement de proximité, le Groupe du Coin a transformé le magasin général, le presbytère et le garage.  Explications d'Henri-Paul Bellerose.

 

 

Un club CIGALES (France)

 

Un club CIGALES (Club d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire) est une structure de capital risque solidaire mobilisant l'épargne de ses membres au service de la création et du développement de petites entreprises locales et collectives.

Le Club est constitué de 5 à 20 personnes qui mettent une partie de leur épargne en commun. Il se réunit plusieurs fois par an pour recevoir les créateurs, décider de leur placements et affecter cette épargne collective au capital des entreprises.

C’est un lieu d’échanges et d’auto-formation sur les questions économiques et de développement local, où investisseurs et porteurs de projet font l’expérience d’une économie socialement responsable et solidaire.

Le club a une durée de vie de 5 ans, prorogeable une fois. Au terme de sa vie, il procède à la liquidation de son portefeuille, au prorata des apports des cigaliers.

Les CIGALES sont au carrefour de l’épargne de proximité, de l’épargne éthique et de l’épargne solidaire.

 

VIDÉO:  Les "CIGALES", en France
Les "CIGALES" sont des associations qui permettent le financement local pour le démarrage de petits projets.  Entrevue avec un des fondateurs, Pascal Mosseti.

 

 

 

Club CIGALES à Grenobles

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Chantal Labonté, source vidéo
Automne 2006

Yannick Vigignol, du Club CIGALES à Grenobles.

Introduction aux reportages du 21 février

Bonjour,

Aujourd’hui, nous abordons la thématique du financement de proximité. Dans les processus de changement et d’innovation dans les communautés, il est bien établi que le financement est l’une des clés de la réalisation des projets. Pour innover, nous devons retrouver au moins trois ingrédients :  des gens, des idées, des ressources financières.

Le financement de proximité doit être pris sérieusement en considération car il a beaucoup de valeurs éthiques et symboliques. Ces fonds locaux permettront de construire de la confiance et de lever de nouveaux capitaux à d’autres paliers.

Nos deux reportages vidéos vous présentent deux expériences française et québécoise de financement de proximité :  Les CIGALES et le Groupe du Coin de Saint-Camille.

La veille documentaire donne un excellent panorama de ce type de financement : Les CIGALES, 50 études de cas d’investissement social, la tontine, Love money, cercles d’emprunt et fonds d’emprunt.

Et puis, un bel exemple d’un projet d’envergure du comité des loisirs de Wotton, celui-ci travaille depuis plusieurs années à la réalisation d’un centre multifonctionnel pour la population de Wotton.

À bientôt et bonne lecture,
L’équipe du portail Mes Sources

 

Aide mémoire

Les 11 enjeux du développement durable de la MRC des Sources

1. Améliorer la qualité de l’eau 2. Relever le défi démographique tout en favorisant une cohabitation harmonieuse. 3. Réduire l’empreinte écologique 4 Responsabiliser les entreprises, les institutions et les organisations 5. Accueillir des entreprises responsables Relations viables entre environnement et économie 6. Mettre en valeur le patrimoine bâti et paysager 7. Favoriser la relève et la culture entrepreneuriale Relations équitables entre économie et société. 8. Intensifier le développement de l’entrepreneuriat d’innovation 9. Favoriser la cohésion sociale 10. Mobiliser les acteurs politiques et stratégiques autour du développement durable Saine gouvernance du DD 11. Piloter le développement durable.

Extrait du diagnostic dans MRC des Sources : une perspective de développement durable

Course de tracteurs à gazon 2

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Mes Sources Katherine Gouin
23 février 2008

En attendant le printemps !

Course de tracteurs à gazon 1

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Mes Sources Katherine Gouin
23 février 2008

Course de tracteurs à gazon aux Trois-Lacs

Pacte rural et Wotton

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Mes Sources, SL
12 février 2008

Jacinthe Bourget et Rainbow Charbonneau.

 

Le pacte rural de la MRC des Sources

Jacinthe Bourget, agente rurale de la MRC des Sources était fière de présenter la participation financière de la MRC des Sources et de féliciter le comité des loisirs de Wotton pour leur persévérance.

 

 

Loisirs de Wotton, annonce de financement

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Mes Sources, SL
12 février 2008

À l'avant, Céline Vaillancourt, présidente du comité des loisirs; Katherine Gouin, agente de développement lors de la mise sur pied du projet; Yvon Vallières, député de Richmond et président du caucus du gouvernement; Ghislain Drouin, maire de Wotton et Rainbow Charbonneau, employée du comité des loisirs. À l'arrière, Jacinthe Bourget, agente de développement rural à la MRC; Nancy Bourget, employée du comité des loisirs; Anouk Wilsey et Simon Vaillancourt, tous deux bénévoles au comité des loisirs.

La corvée

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Mes Sources, SL
26 juillet 2006

Le Groupe du Coin : 2e acquisition, le presbytère

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